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Quand tout a changé autour de Hakimi : son récit inattendu sur ses débuts au PSG

Dans un entretien accordé à The Bridge, Achraf Hakimi, latéral droit de 27 ans du Paris Saint-Germain, a livré un récit rare sur ses débuts à Paris en 2021. Le Marocain y décrit moins une simple baisse de rendement qu’un déclassement ressenti, lié à un cadre collectif où son jeu et son poids ont changé.

Hakimi « le projet de jeu du PSG change. »

« Ma première saison à Paris, c’était très difficile. Je venais de l’Inter, de Dortmund, j’étais un latéral différent, qui attaquait, qui marquait, avec une équipe qui jouait avec moi, où j’étais important. Après, j’arrive à Paris, je savais où j’arrivais avec Neymar et Mbappé. Mais Messi n’était pas arrivé. Et forcément, quand il arrive, le projet de jeu du PSG change.

Hakimi « le style de jeu est différent, il est là »

Quand je signe, je ne sais pas que Messi va arriver. Donc le style de jeu est différent, il est là, donc je ne peux plus attaquer, je dois rester derrière. Je me suis senti comme un « petit joueur ».  Surtout que dans le même temps, avec le Maroc, je suis un joueur important, donc c’était difficile pour moi d’être celui que je voulais à Paris. Et puis, on me critiquait beaucoup en me disant pourquoi il est comme ça en sélection et pas à Paris. C’était dur. » »

Ce témoignage vaut parce qu’il dépasse la lecture habituelle du terrain. Hakimi n’explique pas seulement une adaptation tactique compliquée, il raconte aussi une forme d’effacement intérieur. Joueur de projection, d’impact et de répétition, il sortait de contextes où son couloir vivait pour lui et avec lui.

À Paris, entre la hiérarchie offensive déjà installée autour de Neymar et Kylian Mbappé puis l’arrivée de Lionel Messi, son rôle s’est refermé jusqu’à lui donner le sentiment de ne plus être pleinement lui-même. Avec le recul, cette parole remet en perspective beaucoup de critiques de l’époque : on jugeait surtout un rendement visible, alors que lui vivait visiblement une perte plus profonde, celle de sa liberté, de son importance et de sa place dans l’équilibre collectif.

Cette confession a un vrai intérêt éditorial parce qu’elle montre aussi une faille souvent invisible au très haut niveau : un joueur peut sembler simplement moins bon, alors qu’il ne se reconnaît plus vraiment dans ce qu’on lui demande.

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