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Aulas explique le manque de solidarité dans le football avec "le gap économique" et la "jalousie"
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Autour du PSG

Aulas explique le manque de solidarité dans le football avec « le gap économique » et la « jalousie »

Jean-Michel Aulas, président de l’Olympique Lyonnais, a répondu aux questions de France Info dans une interview publiée par France Info ce samedi. Après des semaines de tensions dans le football, notamment en France, durant la crise liée à l’épidémie du coronavirus, le dirigeant rhodanien a été invité à expliquer le « manque de solidarité » que l’on peut observer. L’occasion de se plaindre des investissements qui ont été faits dans certains clubs, dont le Paris Saint-Germain, et d’envoyer des piques à ceux qui sont « derrière ».

Aulas « Ceux qui réclament derrière, réclament sans véritable légitimité. »

Aujourd’hui, on a des différences immenses entre les équipes. Le gap économique a créé des tensions extrêmement importantes. La libéralisation du football, symbolisée par Manchester City, par l’arrivée d’oligarques en Russie, par celle du Qatar au PSG, fait que vous vous retrouvez au sein d’un même championnat dans un rapport de 1 à 10. Cet excès de libéralisation a créé des fossés difficiles à compenser. Les dirigeants du football français sont internationaux, ce sont des actionnaires donc les intérêts ne sont pas toujours les mêmes. Et puis, on a manqué de responsabilité, de personnalité, de leadership au niveau de la ligue pour emmener ce groupe de 40 présidents de club vers une conquête européenne.

Aulas « Il y a des antagonismes trop forts, de la jalousie. »

Dans les 100 premiers du ranking UEFA, il n’y a que 5 clubs français. On est champions du monde, mais les clubs français, malgré des efforts constants, ne suivent pas. Le PSG et l’OL représentent plus de 60% des points UEFA acquis au cours des 10 dernières années. Ceux qui réclament derrière, réclament sans véritable légitimité. Il y a des antagonismes trop forts, de la jalousie qui fait qu’on réclame de la solidarité non pas pour être plus performant au niveau de l’élite mais pour linéariser des positions. »

Qu’il y ait une certaine jalousie dans le football, c’est bien le sentiment que l’on peut avoir. Même si cela n’explique pas vraiment un manque de solidarité. Surtout que l’on n’a pas l’impression que le PSG, dont les efforts du président Nasser Al-Khelaïfi ont été soulignés, n’ait pas pensé à l’intérêt du football français ces derniers mois. L’intérêt du club parisien est aussi de voir la Ligue 1 se développer pour avoir plus de concurrence et un championnat plus attractif.

De toute façon, voir Aulas se placer dans le même panier que Paris, puis évoquer des clubs qui réclament « sans légitimité » et avec « jalousie », a un côté amusant. Ou exaspérant. Car s’il y a bien un grand détracteur du PSG et de son développement, c’est le président lyonnais. Mais il fallait sans doute mieux ici se placer parmi les clubs qui tirent le football français vers le haut. Cela permettra à certains de se concentrer sur le 8e de finale retour de la Ligue des Champions à jouer contre la Juventus Turin en oubliant la 7e place en Ligue 1.

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