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La FFF évoque l'évolution du football féminin et l'impact de l'épidémie du coronavirus
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Autour du PSG

La FFF évoque l’évolution du football féminin et l’impact de l’épidémie du coronavirus

Brigitte Henriques, vice-présidente de la Fédération Française de Football, a évoqué auprès de L’Équipe la crise due à l’épidémie du coronavirus et ses possibles conséquences sur le football féminin, alors qu’il atteint il y a peu la barre des 200 000 licenciées en France. Ce qui était une très belle étape, même s’il reste encore énormément à faire.

« On a fait énormément de chemin, mais il en reste encore beaucoup. En ce moment, on travaille avec les clubs de Première et de Deuxième Divisions. La priorité est de les aider dans la structuration. On travaille également sur la valorisation de la D1 Arkema. Pour qu’elle bénéficie aussi de l’effet Coupe du monde. On a de très belles audiences à Canal qui ne font qu’augmenter depuis le début de la saison. Même si on ne s’en aperçoit pas beaucoup, on a une moyenne de 1 000 spectateurs par match au niveau des affluences en D1. Certains ont même presque 45 % d’augmentation d’affluence. Ça ne fait pas beaucoup 1 000, mais c’est quand même pas mal.

Henriques « C’est la crise pour tout le monde. »

L’épidémie amène une inquiétude pour l’avenir ?

Je suis surtout inquiète pour la pandémie, plus que pour le reste. La priorité est de réussir à enrayer cette pandémie. Après, on le sait tous, le football – comme tous les sports, comme toutes les entreprises – est concerné. On est dans une période de crise sanitaire qui touche tout le monde. Déjà, combattons le virus. Je suis très impliquée au niveau du comité olympique et du ministère pour faire remonter les problématiques de nos clubs. On est très soutenus par l’État. C’est la crise pour tout le monde. Mais la priorité, pour pouvoir enrayer cette pandémie, c’est qu’on reste tous bien chez nous. »

Le football féminin est encore loin de l’attrait et des revenus du masculin, mais le développement ces dernières années est notable. On voit de plus en plus de supporters dans les stades et le fait d’avoir d’une diffusion sur Canal+, ce n’est pas négligeable. L’augmentation du nombre de licences est aussi un signe très positif. Même s’il ne faut pas se reposer sur ce qui a été accompli. Il reste du chemin pour obtenir plus d’importance. Même si on peut douter du fait de réussir à obtenir une passion aussi répandue que pour le football masculin.

La suspension de la saison à cause du coronavirus sera sans doute un frein, mais ce ne devrait être que passager. Comme pour tous les sports et la société, c’est un moment de ralentissement, avec des difficultés à surmonter. Mais ce n’est bien sûr pas la fin. Il faut s’accrocher et faire au mieux pour que les choses s’arrangent. L’essentiel étant la santé, le reste suivra petit à petit.

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