Anciens

Juan Pablo Sorin, un fou du PSG

Publie le 29/11/2011 a 16:40



  • Prêté durant une saison au PSG en 2003, Juan Pablo Sorin a marqué le club de la capitale de part sa grinta et son côté porte-bonheur, lui qui n’avait pas connu la défaite en 26 matches officiels disputés sous le maillot parisien.

    Aujourd’hui retraité, l’ancien international argentin est longuement revenu pour So Foot sur son passage au PSG, dont il se souviendra toute sa vie malgré les relations délicates avec Vahid Halilhodzic, l’entraîneur parisien de l’époque. « Durant la saison 2003/2004 j’ai été prêté au PSG. Ce fut pour moi 10 mois de vie parisienne, de bohème, d’amitiés sincères et de bon temps. Ce furent aussi 30 matchs disputés avec le maillot parisien sans connaître une seule fois le goût amer de la défaite. Et puis, ce fut un titre : une coupe de France. Un trophée remporté après avoir éliminé l’Olympique de Marseille lors du Clasico… Grâce à un but marqué par mes soins, de la tête, lors du temps réglementaire au Stade Vélodrome. Un moment inoubliable ! Cette saison nous avions fini vice-champion de France, juste derrière l’heptacampeon Lyon.»

    Le latéral sud-américain n’oubliera donc pas le PSG et inversement car il fait désormais partie des 40 joueurs qui ont le plus marqué le club depuis sa création. Une distinction qu’il doit en partie à son invincibilité sous le maillot parisien, ce qui lui avait valu un surnom spécial. «A Paris on m’a donné le surnom de « Bonheur » parce que j’étais une sorte de talisman pour l’équipe. J’ai été invaincu. Le fait de ne pas connaître la défaite avec un maillot de football sur le dos c’est une sensation unique que je n’ai pu expérimenter qu’une seule fois dans ma vie. A l’époque les supporters du PSG avaient même inventé une jolie chanson pour me rendre hommage et à ma grande surprise j’ai aussi été élu comme l’un des 40 joueurs les plus importants de l’histoire du club… Alors que je n’y ai passé que 10 mois! Néanmoins, -et malgré le fait que le prix de mon transfert n’était pas excessif-, j’ai dû quitter le PSG. Contre ma volonté. Mais aussi contre la volonté des supporters du club qui m’avaient montré leur soutien en manifestant leur colère. J’ai fait mes valises, en laissant derrière moi une ville merveilleuse et l’une de mes maisons préférées : le Parc Des Princes. Sept ans après, je vous raconte aujourd’hui pourquoi…»

    Très déçu de quitter le PSG en 2004, avant de rejoindre Villarreal, Juan Pablo Sorin explique ce départ forcé par des différends avec Vahid Halilhodzic, notamment sur l’état d’esprit à afficher avant d’aborder une rencontre. « Monaco est une ville aristocratique et son stade est plutôt glacial. C’est là que j’ai eu une discussion importante avec mon entraîneur (Vahid Halilhodži?, ndlr) de l’époque. Une conversation, qui, entre autres choses, m’a coûté “l’exil” forcé. Comme on dit en Argentine…”tasa, tasa, cada uno en su casa”. Je suis parti de Paris à contre coeur. C’est le prix que j’ai payé pour ma liberté de penser, pour ne pas trahir mes valeurs et pour avoir refusé d’abandonner la sélection argentine. On jouait contre Monaco et comme d’habitude avant chaque match, le coach a pris la parole pour donner ses dernières instructions:  » Ici, personne ne peut se permettre de rentrer sur le terrain pour gagner. Même le Real Madrid….« »

    Choqué par les propos de son entraîneur, l’Argentin a tenu à lui rappeler que les meilleures équipes ne songeaient jamais à autre chose que la défaite. « Pardon Coach, mais le Real dispute toujours ses matchs pour les gagner. Peu importe le stade. Nous sommes le PSG et nous pouvons gagner le match mais…certainement pas en jouant la défense! », avait-t-il balancé à son coach.

    Une réponse qui avait fortement dérangé Halilhodzic, qui ne changeait cependant pas son discours malgré ce désaccord. « La tension a flotté dans l’air pendant encore quelques minutes. Puis nous sommes finalement rentrés sur la pelouse… Pour y suivre les directives du coach: jouer en spéculant. Au final, match nul. 1-1. Nous avons fini deuxièmes du championnat après avoir gagné contre Lyon lors de la dernière journée. La qualification directe pour la Ligue des Champions était ainsi assurée. Le coach fêtait et triomphant il bougeait ses bras partout comme un moulin alors que de mon coté j’essayais de retenir les larmes de mes yeux injectés de sang…»

    Frustré par cette deuxième place pendant que son entraîneur était fou de joie, Sorin n’a pas pu cacher sa déception, à la grande surprise d’Halilhodzic. « Qu’est-ce qui se passe? Tu n’es pas content? », avait demandé le technicien bosniaque, aussitôt critiqué par son joueur. « Vous savez très bien ce qui se passe. Vous vous rappelez du match de Monaco? Si on avait gagné ce jour là nous serions aujourd’hui en train de fêter un titre de champion…Vous comprenez ce que c’est? Champions…», avait lâché l’ancien défenseur de l’Albiceleste, qui n’a donc pas pu continuer l’aventure au PSG dans ces conditions, sous les ordres d’un entraîneur qu’il ne comprenait pas.

    « Finalement, je suis parti de Paris, où je reviens souvent pour sa magie, et où j’ai laissé de grandes relations affectives. A l’époque, je n’avais même pas pu négocier la moindre ligne d’un contrat. La dernière fois que j’ai parlé au coach, je me rappelle qu’il m’avait “suggéré” de jouer la moitié des matchs de la sélection argentine si je voulais rester. Logiquement, j’ai refusé… Résultat: je suis retourné deux mois au Cruzeiro en 2004, avant d’être transféré à Villarreal. Là-bas, moi et mes compagnons avons réalisé une saison fantastique en nous qualifiant notamment pour une demi-finale de Ligue des Champions…»

    Une triste fin donc pour Juan Pablo Sorin qui dans ses confidences, prouve l’amour qu’il possède encore pour le PSG aujourd’hui.

    Publie le 29/11/2011 a 16:40

    Juan Pablo Sorin, un fou du PSG

    Prêté durant une saison au PSG en 2003, Juan Pablo Sorin a marqué le club de la capitale de part sa grinta et son côté porte-bonheur, lui qui n’avait pas connu la défaite en 26 matches officiels disputés sous le maillot parisien.

    Aujourd’hui retraité, l’ancien international argentin est longuement revenu pour So Foot sur son passage au PSG, dont il se souviendra toute sa vie malgré les relations délicates avec Vahid Halilhodzic, l’entraîneur parisien de l’époque. « Durant la saison 2003/2004 j’ai été prêté au PSG. Ce fut pour moi 10 mois de vie parisienne, de bohème, d’amitiés sincères et de bon temps. Ce furent aussi 30 matchs disputés avec le maillot parisien sans connaître une seule fois le goût amer de la défaite. Et puis, ce fut un titre : une coupe de France. Un trophée remporté après avoir éliminé l’Olympique de Marseille lors du Clasico… Grâce à un but marqué par mes soins, de la tête, lors du temps réglementaire au Stade Vélodrome. Un moment inoubliable ! Cette saison nous avions fini vice-champion de France, juste derrière l’heptacampeon Lyon.»

    Le latéral sud-américain n’oubliera donc pas le PSG et inversement car il fait désormais partie des 40 joueurs qui ont le plus marqué le club depuis sa création. Une distinction qu’il doit en partie à son invincibilité sous le maillot parisien, ce qui lui avait valu un surnom spécial. «A Paris on m’a donné le surnom de « Bonheur » parce que j’étais une sorte de talisman pour l’équipe. J’ai été invaincu. Le fait de ne pas connaître la défaite avec un maillot de football sur le dos c’est une sensation unique que je n’ai pu expérimenter qu’une seule fois dans ma vie. A l’époque les supporters du PSG avaient même inventé une jolie chanson pour me rendre hommage et à ma grande surprise j’ai aussi été élu comme l’un des 40 joueurs les plus importants de l’histoire du club… Alors que je n’y ai passé que 10 mois! Néanmoins, -et malgré le fait que le prix de mon transfert n’était pas excessif-, j’ai dû quitter le PSG. Contre ma volonté. Mais aussi contre la volonté des supporters du club qui m’avaient montré leur soutien en manifestant leur colère. J’ai fait mes valises, en laissant derrière moi une ville merveilleuse et l’une de mes maisons préférées : le Parc Des Princes. Sept ans après, je vous raconte aujourd’hui pourquoi…»

    Très déçu de quitter le PSG en 2004, avant de rejoindre Villarreal, Juan Pablo Sorin explique ce départ forcé par des différends avec Vahid Halilhodzic, notamment sur l’état d’esprit à afficher avant d’aborder une rencontre. « Monaco est une ville aristocratique et son stade est plutôt glacial. C’est là que j’ai eu une discussion importante avec mon entraîneur (Vahid Halilhodži?, ndlr) de l’époque. Une conversation, qui, entre autres choses, m’a coûté “l’exil” forcé. Comme on dit en Argentine…”tasa, tasa, cada uno en su casa”. Je suis parti de Paris à contre coeur. C’est le prix que j’ai payé pour ma liberté de penser, pour ne pas trahir mes valeurs et pour avoir refusé d’abandonner la sélection argentine. On jouait contre Monaco et comme d’habitude avant chaque match, le coach a pris la parole pour donner ses dernières instructions:  » Ici, personne ne peut se permettre de rentrer sur le terrain pour gagner. Même le Real Madrid….« »

    Choqué par les propos de son entraîneur, l’Argentin a tenu à lui rappeler que les meilleures équipes ne songeaient jamais à autre chose que la défaite. « Pardon Coach, mais le Real dispute toujours ses matchs pour les gagner. Peu importe le stade. Nous sommes le PSG et nous pouvons gagner le match mais…certainement pas en jouant la défense! », avait-t-il balancé à son coach.

    Une réponse qui avait fortement dérangé Halilhodzic, qui ne changeait cependant pas son discours malgré ce désaccord. « La tension a flotté dans l’air pendant encore quelques minutes. Puis nous sommes finalement rentrés sur la pelouse… Pour y suivre les directives du coach: jouer en spéculant. Au final, match nul. 1-1. Nous avons fini deuxièmes du championnat après avoir gagné contre Lyon lors de la dernière journée. La qualification directe pour la Ligue des Champions était ainsi assurée. Le coach fêtait et triomphant il bougeait ses bras partout comme un moulin alors que de mon coté j’essayais de retenir les larmes de mes yeux injectés de sang…»

    Frustré par cette deuxième place pendant que son entraîneur était fou de joie, Sorin n’a pas pu cacher sa déception, à la grande surprise d’Halilhodzic. « Qu’est-ce qui se passe? Tu n’es pas content? », avait demandé le technicien bosniaque, aussitôt critiqué par son joueur. « Vous savez très bien ce qui se passe. Vous vous rappelez du match de Monaco? Si on avait gagné ce jour là nous serions aujourd’hui en train de fêter un titre de champion…Vous comprenez ce que c’est? Champions…», avait lâché l’ancien défenseur de l’Albiceleste, qui n’a donc pas pu continuer l’aventure au PSG dans ces conditions, sous les ordres d’un entraîneur qu’il ne comprenait pas.

    « Finalement, je suis parti de Paris, où je reviens souvent pour sa magie, et où j’ai laissé de grandes relations affectives. A l’époque, je n’avais même pas pu négocier la moindre ligne d’un contrat. La dernière fois que j’ai parlé au coach, je me rappelle qu’il m’avait “suggéré” de jouer la moitié des matchs de la sélection argentine si je voulais rester. Logiquement, j’ai refusé… Résultat: je suis retourné deux mois au Cruzeiro en 2004, avant d’être transféré à Villarreal. Là-bas, moi et mes compagnons avons réalisé une saison fantastique en nous qualifiant notamment pour une demi-finale de Ligue des Champions…»

    Une triste fin donc pour Juan Pablo Sorin qui dans ses confidences, prouve l’amour qu’il possède encore pour le PSG aujourd’hui.




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    • Lanto78

      C’est vrai que l’état d’esprit du gars était irréprochable. Mais le souci avec lui c’est qu’à l’image du lyonnais Chellito Cesar Delgado, il était tout le temps blessé. C’est à ce se demander si on n’avait pas eu énormément de chance qu’il fasse 30 matchs sur la saison, parce que la suite de sa carrière a été jalonnée de trop nombreuses blessures et d’absences liées à la sélection argentine. Et vu son salaire à l’époque, moi je comprends la direction de l’époque.

    • Hades

      c est apres ca que tous a commencer a deconner  tous le me monde s est barrer parcequ un entraineur etait megalo
      ont vegete depuis cette saison la

    • Inaya60

      quand je pense que le mec a dû quitter le club en gros parce qu’il était juste trop ambitieux pr le club truc de dingue, et quelle idée de demander à un joueur de zapper sa sélection??? il a fait une belle boulette halilodzic qd même, on va en LDC avec cette équipe c’était tout bon, au lieu de ça il a fait fuir tt l’monde! et au final on se retrouve avec d pancrate, coridon, pichot…rien qu’d’y r’penser ça fait cauchemarder

      • coridon il était core marrant, il avait l’air tout stone et il faisait parfois des trucs de fous

        • Inaya60

          la définiton même de la nonchalance! avec sa coupe de mec pété à la chicha, sûr que c’aétait un grand fumeur ds le nord avec toutes ces années passées à lens lool

    • tribuneparis

      Dès qu’il remontait son couloir, dès sa première touche de balle en relance, je faisais des bonds d’1 mètre. Les virages projetaient Pablo vers l’avant. C’était du grand foot, le Parc l’envoyait en l’air

    • Sisco92

      attention c est un gros calibre….. jamais j ai vu un joueur se sortir les tripes sur un terrain meme heinze parait petit à coté, en plus… humain sans prise de tete ,il discutait de tout et surtout musique trés bonnes  oreilles musicales!! il suffisait de passer a coté de sa voiture au camp des loges il roulait à  tombeau ouvert ,toujours avec un bon vieux gros son des familles !!!!!!!!  respect a toi et merci encore pour cette grinta juampi 
      ps a mediter menez et consort………   psg forever

    • Teddy

      Ah Juampi jamais je ne t’oublierais tu étais un gagneur un leader ce n’est pas pour rien que tu as été capitaine de l’albiceleste.un joueur qui a toujours mouillé le maillot qui n’a jamais rechigné sur les tâches défensives bref un grand monsieur.Que dire je n’ai jamais eu à critiqué juampi jamais.Toujours irréprochable,tu es le bienvenu au parc des princes comme à paris tu es ici chez toi ;) .

    • Visiteur2

      Y a aps a dire avec Sorin, Heinze, Pauleta, Cana, Dehu, le Fiorese de l’epoque, Mendy, Alonzo..Au moins sa s’arrachais sur le terrain.

      Si seulement Gameiro pouvait nous refaire pensser a pauleta…

      Si roni etait rester cette année la…on aurait pas fini deuxieme non plus…

    • Cabalpsg

      Je me rappel , on était fou avec les copains en tribune… Sorin , l’exemple du joueur a avoir dans une équipe pour ce qu’il apporte de grinta et de mental dans un groupe…  qu’est ce que le club nous avait déçu a cette époque en ne le recrutant pas… Lui particulièrement et d’autres joueurs aussi comme Arteta , ça aussi une belle connerie…

    • Okocha

      Sorin l’homme qui a mis tout fan du PSG dans sa poche en seulement 1 année.
       Et c’est logique, ça serait devenu l’idole absolue si il était resté c’est presque sur, car en plus d’un pur talent, il avait cette grinta.

      Clairement la plus grosse connerie Parisienne aussi. Mais comment alors que tout les voyants étaient au vert ne pas l’avoir signé.
      Il est passé comme une sorte de rêve, et c’était bon, mais trop court (enfoi.. de Hallilodzic)

    • piedcarré

      On ne t’ oublie pas Juan surtout en ce moment 

    • Gueshtou

      Un peu de baume  au coeur après cette semaine footballistique plus que décevante.

    • Curtis

      Putain ca c’était un joueur… Il est meme de la région parisienne, meme pas de France mais il avait compris ce que représentait un PSG-OM.. Alala Juan-Pi

    • Toto-1975

      la gnak qu il insufflait a ces coéquipiers …un guerrier ca …voila ce qui manque a l’ équipe…avoir la rage sortir les tripes pendant un match…avoir la rage de vaincre…merci pour ton passage au psg..dommage pas de saison de plus …sniff…

    • Lass34

      Menez Pastore Nene devraient lire l’article …

    • Thierry17

      En une saison, tu auras plus marqué le PSG et ses supporters que d’autres qui sont restés plus longtemps mais que nous avons oubliés.
      Comme Léonardo en une année, tu as gagné nos à jamais…….

    • Chronik59

      Rhalalala voila un homme qui a la grinta, qui mouille son maillot et qui dit ce qu’il pense ! Qu elle bonheur !

    • sa nous manque un joueur avec ce mental la un de mes préférer j’aime regretter qui ne l’achéte pas et je n’est pas etait le seul

    • Yanovski

      Juan Pablo, ce fût un honneur de compter dans nos rangs ce joueur, la Grinta qui nous fait actuellement tant défaut.

      Comment oublier ce Nice-Psg, où reduit à 10, après l’égalisation, contre l’avis de Vahid, il insuffle à l’équipe la rage d’aller chercher le but de la victoire.

    • gabbaboy

      un guerrier,un vrai…

    • Zepec

      j’ai vue le pseudo de juanpi et j’ai pensé a lui 5min apres un article sur lui je l’aimais bien ce joueur

    • tony

      si on avait un joueur avec sa grinta on aurait pas perdu face a marseille

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    Prêté durant une saison au PSG en 2003, Juan Pablo Sorin a marqué le club de la capitale de part sa grinta et son côté porte-bonheur, lui qui n’avait pas connu la défaite en 26 matches officiels disputés sous le maillot parisien.

    Aujourd’hui retraité, l’ancien international argentin est longuement revenu pour So Foot sur son passage au PSG, dont il se souviendra toute sa vie malgré les relations délicates avec Vahid Halilhodzic, l’entraîneur parisien de l’époque. « Durant la saison 2003/2004 j’ai été prêté au PSG. Ce fut pour moi 10 mois de vie parisienne, de bohème, d’amitiés sincères et de bon temps. Ce furent aussi 30 matchs disputés avec le maillot parisien sans connaître une seule fois le goût amer de la défaite. Et puis, ce fut un titre : une coupe de France. Un trophée remporté après avoir éliminé l’Olympique de Marseille lors du Clasico… Grâce à un but marqué par mes soins, de la tête, lors du temps réglementaire au Stade Vélodrome. Un moment inoubliable ! Cette saison nous avions fini vice-champion de France, juste derrière l’heptacampeon Lyon.»

    Le latéral sud-américain n’oubliera donc pas le PSG et inversement car il fait désormais partie des 40 joueurs qui ont le plus marqué le club depuis sa création. Une distinction qu’il doit en partie à son invincibilité sous le maillot parisien, ce qui lui avait valu un surnom spécial. «A Paris on m’a donné le surnom de « Bonheur » parce que j’étais une sorte de talisman pour l’équipe. J’ai été invaincu. Le fait de ne pas connaître la défaite avec un maillot de football sur le dos c’est une sensation unique que je n’ai pu expérimenter qu’une seule fois dans ma vie. A l’époque les supporters du PSG avaient même inventé une jolie chanson pour me rendre hommage et à ma grande surprise j’ai aussi été élu comme l’un des 40 joueurs les plus importants de l’histoire du club… Alors que je n’y ai passé que 10 mois! Néanmoins, -et malgré le fait que le prix de mon transfert n’était pas excessif-, j’ai dû quitter le PSG. Contre ma volonté. Mais aussi contre la volonté des supporters du club qui m’avaient montré leur soutien en manifestant leur colère. J’ai fait mes valises, en laissant derrière moi une ville merveilleuse et l’une de mes maisons préférées : le Parc Des Princes. Sept ans après, je vous raconte aujourd’hui pourquoi…»

    Très déçu de quitter le PSG en 2004, avant de rejoindre Villarreal, Juan Pablo Sorin explique ce départ forcé par des différends avec Vahid Halilhodzic, notamment sur l’état d’esprit à afficher avant d’aborder une rencontre. « Monaco est une ville aristocratique et son stade est plutôt glacial. C’est là que j’ai eu une discussion importante avec mon entraîneur (Vahid Halilhodži?, ndlr) de l’époque. Une conversation, qui, entre autres choses, m’a coûté “l’exil” forcé. Comme on dit en Argentine…”tasa, tasa, cada uno en su casa”. Je suis parti de Paris à contre coeur. C’est le prix que j’ai payé pour ma liberté de penser, pour ne pas trahir mes valeurs et pour avoir refusé d’abandonner la sélection argentine. On jouait contre Monaco et comme d’habitude avant chaque match, le coach a pris la parole pour donner ses dernières instructions:  » Ici, personne ne peut se permettre de rentrer sur le terrain pour gagner. Même le Real Madrid….« »

    Choqué par les propos de son entraîneur, l’Argentin a tenu à lui rappeler que les meilleures équipes ne songeaient jamais à autre chose que la défaite. « Pardon Coach, mais le Real dispute toujours ses matchs pour les gagner. Peu importe le stade. Nous sommes le PSG et nous pouvons gagner le match mais…certainement pas en jouant la défense! », avait-t-il balancé à son coach.

    Une réponse qui avait fortement dérangé Halilhodzic, qui ne changeait cependant pas son discours malgré ce désaccord. « La tension a flotté dans l’air pendant encore quelques minutes. Puis nous sommes finalement rentrés sur la pelouse… Pour y suivre les directives du coach: jouer en spéculant. Au final, match nul. 1-1. Nous avons fini deuxièmes du championnat après avoir gagné contre Lyon lors de la dernière journée. La qualification directe pour la Ligue des Champions était ainsi assurée. Le coach fêtait et triomphant il bougeait ses bras partout comme un moulin alors que de mon coté j’essayais de retenir les larmes de mes yeux injectés de sang…»

    Frustré par cette deuxième place pendant que son entraîneur était fou de joie, Sorin n’a pas pu cacher sa déception, à la grande surprise d’Halilhodzic. « Qu’est-ce qui se passe? Tu n’es pas content? », avait demandé le technicien bosniaque, aussitôt critiqué par son joueur. « Vous savez très bien ce qui se passe. Vous vous rappelez du match de Monaco? Si on avait gagné ce jour là nous serions aujourd’hui en train de fêter un titre de champion…Vous comprenez ce que c’est? Champions…», avait lâché l’ancien défenseur de l’Albiceleste, qui n’a donc pas pu continuer l’aventure au PSG dans ces conditions, sous les ordres d’un entraîneur qu’il ne comprenait pas.

    « Finalement, je suis parti de Paris, où je reviens souvent pour sa magie, et où j’ai laissé de grandes relations affectives. A l’époque, je n’avais même pas pu négocier la moindre ligne d’un contrat. La dernière fois que j’ai parlé au coach, je me rappelle qu’il m’avait “suggéré” de jouer la moitié des matchs de la sélection argentine si je voulais rester. Logiquement, j’ai refusé… Résultat: je suis retourné deux mois au Cruzeiro en 2004, avant d’être transféré à Villarreal. Là-bas, moi et mes compagnons avons réalisé une saison fantastique en nous qualifiant notamment pour une demi-finale de Ligue des Champions…»

    Une triste fin donc pour Juan Pablo Sorin qui dans ses confidences, prouve l’amour qu’il possède encore pour le PSG aujourd’hui.

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