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Les confessions de Kombouaré (1/2)

kombouare1
Publie le 20/09/2011 a 10:05



  • Né d’une famille de passionné du ballon rond, l’ancien défenseur parisien n’a pas vraiment eu d’autre choix que d’être plongé très tôt dans le football. « Une première fois forcement parce que j’ai mon oncle, le frère de mon père qui était un très bon joueur de foot et qui a joué dans les meilleurs clubs de Nouvelle-Calédonie puis en sélection. En le voyant, il a bercé mon enfance, j’ai ensuite démarré dans un petit club amateur. Une enfance joyeuse, que du bonheur, du plaisir, et des moments magiques »

    Très attaché à ses proches, le natif de Nouméa a avoué avoir eu de grandes difficultés à quitter la Nouvelle-Calédonie au moment de rejoindre Nantes, en 1983. « Ça a été très difficile car beaucoup de monde était contre mon départ, je suis fils unique, ma maman a mis un véto, et chez nous les grand parents ont une influence capitale, il a fallu leur accord, une décision de famille pour que je parte à 17 ans et demi à Nantes. »

    Car si la séparation avec ses proches fut difficile à vivre, l’adaptation au climat français et la confrontation à la solitude arrivé en France ne l’ont pas forcément emballé au départ. « Des premiers moments qui m’ont marqué car je suis arrivé en janvier, et en Calédonie il fait pas loin de 40 degrés, j’arrive ici il faisait -5, – 6. Et je suis parti avec toute ma famille qui m’a accompagné à l’aéroport, un déchirement terrible et dès que je suis arrivé à Nantes, j’avais envie de revenir chez moi. Des moments terribles et difficiles dans la solitude car chez moi on vit en groupe. »

    Mais face au bonheur que lui ont apporté les Canaris après quelques semaines d’adaptation, le Kanak n’a aucunement regretté son choix et sera à jamais reconnaissant envers le club qui l’a dévoilé à la France du football. Son premier match sous le maillot nantais restera gravé dans sa mémoire. « C’est un moment très fort, il y a une immense fierté et une pensée pour tous les gens qui m’ont permis d’arriver là, mes parents, mes grand parents qui m’ont donné la possibilité de réaliser ce rêve. Nantes c’est le club a qui je dois tout, il m’a permis de découvrir le haut niveau, il m’a mis sur la route du professionnalisme et d’ailleurs ma fille y est née, j’ai mes attaches là-bas, et j’ai toujours ma résidence. Si demain si je suis viré du PSG, j’irai passer mes vieux jours là-bas. »

    Mais après sept saisons passées à Nantes et cinq au PSG, Antoine Kombouaré décidé de quitter la capitale et de s’engager avec le club suisse du FC Sion. Un choix qu’il explique par le fait qu’il voulait absolument se rapprocher de sa famille. « C’est une histoire difficile parce que lorsque je quitte le PSG j’ai encore deux ans de contrat, Luis Fernandez arrive en entraineur, une année difficile, pourtant on avait tout gagné ou presque. Michel Denisot a été quelqu’un de concilient, tout le monde ne comprenait pas pourquoi je partais alors que j’avais encore deux ans de contrat, mais il fallait que je parte et que je me reproche de ma famille, je n’avais pas vu grandir mes enfants. J’ai donc choisi le FC Sion en Suisse pour retrouver la structure familiale, les gens qui donnent ma force, me retrouver auprès de mon épouse et de mes enfants. »

    Dans la deuxième partie de cette interview, Antoine Kombouaré se confiera sur son retour à Paris, ses débuts en tant qu’entraîneur et sa situation actuelle dans le club de la capitale.

    Radio France Bleu / Paristeam

    Publie le 20/09/2011 a 10:05

    Les confessions de Kombouaré (1/2)

    Né d’une famille de passionné du ballon rond, l’ancien défenseur parisien n’a pas vraiment eu d’autre choix que d’être plongé très tôt dans le football. « Une première fois forcement parce que j’ai mon oncle, le frère de mon père qui était un très bon joueur de foot et qui a joué dans les meilleurs clubs de Nouvelle-Calédonie puis en sélection. En le voyant, il a bercé mon enfance, j’ai ensuite démarré dans un petit club amateur. Une enfance joyeuse, que du bonheur, du plaisir, et des moments magiques »

    Très attaché à ses proches, le natif de Nouméa a avoué avoir eu de grandes difficultés à quitter la Nouvelle-Calédonie au moment de rejoindre Nantes, en 1983. « Ça a été très difficile car beaucoup de monde était contre mon départ, je suis fils unique, ma maman a mis un véto, et chez nous les grand parents ont une influence capitale, il a fallu leur accord, une décision de famille pour que je parte à 17 ans et demi à Nantes. »

    Car si la séparation avec ses proches fut difficile à vivre, l’adaptation au climat français et la confrontation à la solitude arrivé en France ne l’ont pas forcément emballé au départ. « Des premiers moments qui m’ont marqué car je suis arrivé en janvier, et en Calédonie il fait pas loin de 40 degrés, j’arrive ici il faisait -5, – 6. Et je suis parti avec toute ma famille qui m’a accompagné à l’aéroport, un déchirement terrible et dès que je suis arrivé à Nantes, j’avais envie de revenir chez moi. Des moments terribles et difficiles dans la solitude car chez moi on vit en groupe. »

    Mais face au bonheur que lui ont apporté les Canaris après quelques semaines d’adaptation, le Kanak n’a aucunement regretté son choix et sera à jamais reconnaissant envers le club qui l’a dévoilé à la France du football. Son premier match sous le maillot nantais restera gravé dans sa mémoire. « C’est un moment très fort, il y a une immense fierté et une pensée pour tous les gens qui m’ont permis d’arriver là, mes parents, mes grand parents qui m’ont donné la possibilité de réaliser ce rêve. Nantes c’est le club a qui je dois tout, il m’a permis de découvrir le haut niveau, il m’a mis sur la route du professionnalisme et d’ailleurs ma fille y est née, j’ai mes attaches là-bas, et j’ai toujours ma résidence. Si demain si je suis viré du PSG, j’irai passer mes vieux jours là-bas. »

    Mais après sept saisons passées à Nantes et cinq au PSG, Antoine Kombouaré décidé de quitter la capitale et de s’engager avec le club suisse du FC Sion. Un choix qu’il explique par le fait qu’il voulait absolument se rapprocher de sa famille. « C’est une histoire difficile parce que lorsque je quitte le PSG j’ai encore deux ans de contrat, Luis Fernandez arrive en entraineur, une année difficile, pourtant on avait tout gagné ou presque. Michel Denisot a été quelqu’un de concilient, tout le monde ne comprenait pas pourquoi je partais alors que j’avais encore deux ans de contrat, mais il fallait que je parte et que je me reproche de ma famille, je n’avais pas vu grandir mes enfants. J’ai donc choisi le FC Sion en Suisse pour retrouver la structure familiale, les gens qui donnent ma force, me retrouver auprès de mon épouse et de mes enfants. »

    Dans la deuxième partie de cette interview, Antoine Kombouaré se confiera sur son retour à Paris, ses débuts en tant qu’entraîneur et sa situation actuelle dans le club de la capitale.

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    Très attaché à ses proches, le natif de Nouméa a avoué avoir eu de grandes difficultés à quitter la Nouvelle-Calédonie au moment de rejoindre Nantes, en 1983. « Ça a été très difficile car beaucoup de monde était contre mon départ, je suis fils unique, ma maman a mis un véto, et chez nous les grand parents ont une influence capitale, il a fallu leur accord, une décision de famille pour que je parte à 17 ans et demi à Nantes. »

    Car si la séparation avec ses proches fut difficile à vivre, l’adaptation au climat français et la confrontation à la solitude arrivé en France ne l’ont pas forcément emballé au départ. « Des premiers moments qui m’ont marqué car je suis arrivé en janvier, et en Calédonie il fait pas loin de 40 degrés, j’arrive ici il faisait -5, – 6. Et je suis parti avec toute ma famille qui m’a accompagné à l’aéroport, un déchirement terrible et dès que je suis arrivé à Nantes, j’avais envie de revenir chez moi. Des moments terribles et difficiles dans la solitude car chez moi on vit en groupe. »

    Mais face au bonheur que lui ont apporté les Canaris après quelques semaines d’adaptation, le Kanak n’a aucunement regretté son choix et sera à jamais reconnaissant envers le club qui l’a dévoilé à la France du football. Son premier match sous le maillot nantais restera gravé dans sa mémoire. « C’est un moment très fort, il y a une immense fierté et une pensée pour tous les gens qui m’ont permis d’arriver là, mes parents, mes grand parents qui m’ont donné la possibilité de réaliser ce rêve. Nantes c’est le club a qui je dois tout, il m’a permis de découvrir le haut niveau, il m’a mis sur la route du professionnalisme et d’ailleurs ma fille y est née, j’ai mes attaches là-bas, et j’ai toujours ma résidence. Si demain si je suis viré du PSG, j’irai passer mes vieux jours là-bas. »

    Mais après sept saisons passées à Nantes et cinq au PSG, Antoine Kombouaré décidé de quitter la capitale et de s’engager avec le club suisse du FC Sion. Un choix qu’il explique par le fait qu’il voulait absolument se rapprocher de sa famille. « C’est une histoire difficile parce que lorsque je quitte le PSG j’ai encore deux ans de contrat, Luis Fernandez arrive en entraineur, une année difficile, pourtant on avait tout gagné ou presque. Michel Denisot a été quelqu’un de concilient, tout le monde ne comprenait pas pourquoi je partais alors que j’avais encore deux ans de contrat, mais il fallait que je parte et que je me reproche de ma famille, je n’avais pas vu grandir mes enfants. J’ai donc choisi le FC Sion en Suisse pour retrouver la structure familiale, les gens qui donnent ma force, me retrouver auprès de mon épouse et de mes enfants. »

    Dans la deuxième partie de cette interview, Antoine Kombouaré se confiera sur son retour à Paris, ses débuts en tant qu’entraîneur et sa situation actuelle dans le club de la capitale.

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