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Son statut, Leonardo, le vestiaire...Pastore se livre !

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Son statut, Leonardo, le vestiaire…Pastore se livre !

Les interviews de Javier Pastore sont toujours alléchantes et la dernière en date, accordée au magazine Surface, ne déroge pas à la règle. El Flaco s’est longuement confié sur son statut au PSG, l’ambiance du vestiaire parisien, l’arbitrage de la Ligue 1 et le départ de Leonardo, entre autres.

Son statut au PSG, ses défauts et ses qualités

« Le poids de ce transfert est oublié. D’autres joueurs aux gros transferts sont arrivés : cela m’a aidé à être plus tranquille. La pression s’est divisée sur les nouveaux. Je comprends que les gens attendent beaucoup de moi, les supporters sont comme ça. Ils en attendront encore plus des derniers arrivants au PSG , vu le prix auquel on a été achetés. C’est normal et j’aime ça. Car si je n’ai pas la motivation des supporters, il se peut qu’un jour j’arrête de jouer à ce niveau-là. Mon manque de régularité ? Chaque joueur passe par des moments difficiles où il n’est plus en confiance ou pas en bonne condition physique. A ce moment là, c’est normal que son niveau baisse, qu’il n’ait plus l’air du même joueur d’un match à l’autre. Pour ma part, ça a duré environ un mois et demi. Cela a été dur, mais je dois travailler ce point-là et être plus fort mentalement. J’ai eu la chance de bien jouer dans les matchs importants cette saison. Mais dans notre équipe, quand l’un n’est pas à son niveau, les coéquipiers sont là pour compenser… Je dois plus que tout travailler l’aspect physique. Quand je ne suis pas bien physiquement, je perds énormément de confiance. Et j’ai réellement du mal à me sortir de cette situation. Je recommence à me sentir bien quand je m’entraîne plus que d’habitude, seul, à part. C’est quelque chose qui me permet de retrouver la confiance et mon niveau de jeu. (…) Mes meilleures années sont encore celles où j’évoluais à Palerme, et je ne pense pas avoir atteint le niveau que j’avais là-bas. Mais je ne suis pas stressé, car je sais que ça va venir. Ce n’est pas facile de changer de championnat, de culture, de langue. Malgré tout cela, je pense avoir réalisé une bonne saison. L’an passé, j’ai marqué seize buts, pas mal pour quelqu’un qui joue à mon poste. Mais cette année, j’ai distribué plusieurs passes décisives et marqué neuf  buts. C’est bien par rapport à ma position sur le terrain, même si je sais que je dois encore faire plus d’efforts défensifs. (Par rapport au sondage de France Football l’ayant élu joueur le plus surcoté de Ligue 1) Chacun pense ce qu’il veut. Je me fous de ce que les autres joueurs pensent de moi. L’important, c’est que les supporters du PSG, le président et l’entraîneur soient contents de moi. L’opinion des autres ne m’affecte pas. »

L’ambiance dans le vestiaire parisien

« Franchement, l’ambiance est bonne. C’est normal qu’il n’y ait pas la même relation entre les étrangers et les Français, et ce n’est pas pour ça qu’il y a des problèmes entre nous. C’est juste qu’entre Sud-Américains, on parle beaucoup italien et espagnol. Du coup, on se retrouve facilement ensemble, et pareil pour les Français. C’est uniquement une affaire de communication. Je suis là depuis deux ans, j’essaie de discuter un peu plus avec les Français. Mais les relations sont bonnes. Cela m’est également arrivé quand j’étais à Palerme. On était cinq argentins et un brésilien, on passait logiquement plus de temps ensemble. Ce n’est pas parce que je ne m’entendais pas avec les autres mais uniquement à cause de la barrière de la langue. Au PSG, je prends l’exemple de Van der Wiel. Le pauvre ne parle presque à personne… Il est toujours tout seul, silencieux… Je voudrais bien aller discuter avec lui, mais je ne parle ni anglais, ni néerlandais, donc je ne peux pas. »

Les arbitres de Ligue 1 et Leonardo

« Cette année, ils ne nous ont pas facilité la tâche. Ils n’ont pas eu une super attitude, et pas seulement avec le PSG. Ils se sont trompés, ça n’aurait pas dû se passer comme ça… Le fait de toujours envoyer les joueurs en commission, je ne pense pas ça serve à grand-chose. Chacun doit essayer de bien faire son travail. Après, c’est vrai que notre équipe parle beaucoup aux arbitres et les traite parfois assez mal, mais on a des joueurs de caractère. C’est très différent de l’arbitrage italien : là-bas, on peut parler avec les arbitres tranquillement. Tu peux t’exprimer librement et mal lui parler, il te rendra simplement la pareille. Et ça s’arrête là ! Après, il peut te mettre un carton jeune ou rouge, c’est selon, mais il y a du respect. Concernant le rouge de Thiago Silva face à Valenciennes, c’était incroyable… Je n’avais jamais vu ça ! C’est le capitaine de l’équipe, et la seule chose qu’il ait fait, c’est de le toucher pour lui parler. Avant même qu’il l’ait touché, l’arbitre sortait déjà le rouge… Cela a été difficile de se remettre ensuite dans le match. Surtout avec un joueur en moins, qui plus est Thiago Silva, un joueur très important. Le coup d’épaule de Leonardo ? Cela ne m’a pas choqué. Je pense plus que c’était un enfantillage qu’autre chose. On a tellement souffert cette saison avec les arbitres que Leonardo ne s’est pas retenu à ce moment-là, et a voulu se faire voir comme il le pouvait. Il a agi comme n’importe quel joueur l’aurait fait sur le terrain. Leonardo a dit que l’équipe était bâtie pour l’Europe et non pour la Ligue 1 ?  Je ne pense pas que c’était les mots justes, parce que pour remporter le championnat de France, il faut gagner face à tous les clubs. Je ne suis pas d’accord avec lui. Mais je trouve aussi normal qu’on ait été meilleurs en Coupe d’Europe et qu’on ait gagné les matchs importants. On a juste perdu face à Porto à l’extérieur. Au niveau du groupe, on a tous essayé de rester concentrés et de tirer dans le même sens. »

Le titre de Champion de France, le Trocadéro

« Si on n’avait pas gagné le championnat cette saison, ça aurait été difficile pour l’année prochaine… On peut parler de soulagement car cela nous a offert une certaine tranquillité. C’est ce qu’on attendait tous. Personnellement, c’est le premier titre de ma carrière, c’est quelque chose d’incroyable ! J’avais déjà été trois fois deuxième donc j’avais envie de finir sur la plus haute marche du podium. La pression du titre n’était pas très forte, mais c’est normal que les gens aient été anxieux : on avait neuf points d’avance sur Marseille. Tous les supporters auraient voulu célébrer le titre contre Valenciennes au Parc. Dans ce match, je pense que toute l’équipe a été bonne, on a eu beaucoup d’occasions de but mais sans réussite. Et je crois que c’est ça qui nous a un peu stressé. (…) Les incidents du Trocadéro ? Ils ont causé beaucoup de dégâts matériels, notamment sur les personnes qui habitaient dans le coin et n’avaient rien à avoir avec les festivités… En Angleterre, le football est différent et les gens sont beaucoup plus éduqués. A Barcelone, les supporters sont habitués à gagner des titres tous les ans. Alors qu’ici en France, cela faisait 19 ans que le club n’avait rien gagné, du coup il y avait une certaine excitation chez les supporters. Mais ça ne pardonne en rien ce qu’il s’est passé. Je pense que tous ne sont pas responsables mais que quelques personnes mal intentionnées se sont mêlées à la foule pour casser et voler. J’avais une petite caméra avec laquelle je filmais tout… On cassait des voitures par plaisir. Nous, les Argentins, on est habitués parce que ce genre d’incidents arrive toujours… Mais c’est triste de voir ça en Europe. En Argentine ou au Brésil, ce ne serait qu’une fois de plus mais ici, c’est plus triste. Franchement, ça me désole pour tous les vrais supporters qui étaient uniquement venus pour faire la fête.»

La Ligue des Champions

« Gagner la Ligue des Champions ? Je pense que cet objectif est réalisable. Par rapport au projet du président, c’est l’objectif. Je pourrais même dire que c’est possible d’ici trois ans, car il y aura certainement de nouveaux renforts au mercato. J’espère qu’on pourra atteindre rapidement cet objectif. Le match contre Barcelone ?  Non je n’ai pas été surpris par le niveau du PSG face au Barça. Déjà sur le premier match, on a vraiment fait une belle prestation. Même s’ils ont marqué deux buts, on a accumulé une certaine confiance en vue du match retour à Barcelone pour développer notre propre jeu face au leur, ce que beaucoup d’équipes ne font pas. Cela a été notre avantage.. Après, ils ont ce qu’il fallait sur l’action du but et on s’est fait sortir. Mais franchement, l’équipe a démontré qu’elle était au niveau. »

La sélection d’Argentine

« Je ne cesse d’y penser et j’essaie justement de faire de mon mieux ici au PSG pour être de nouveau appelé. Cela passe par de très bonnes prestations en club, il n’y a pas de secret ! Je pense avoir été bon cette année avec le titre de champion au bout, ça ne peut que jouer en ma faveur auprès du sélectionneur. C’est vraiment un rêve de jouer à nouveau pour mon pays. Même si ça fait un an que je n’ai pas été sélectionné, je ne peux pas croire que je n’y serai pas. Tout dépend de moi, et du sélectionneur. Je suis aussi conscient que beaucoup d’Argentins jouent dans les meilleurs championnats européens et que le choix n’est pas simple pour lui.» 

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