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Anciens - Gameiro n'a aucun regret d'avoir quitter le PSG après avoir "tout donné".

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Anciens – Gameiro n’a aucun regret d’avoir quitter le PSG après avoir « tout donné ».

Kevin Gameiro était venu au Paris Saint-Germain pour être le buteur numéro 1. Mais son arrivée s’est suivie de celles de Javier Pastore et Jérémy Ménez, qui ont commencé à lui faire de l’ombre. Puis il y a eu Zlatan Ibrahimovic, Lucas et enfin Edinson Cavani, le joueur de trop pour lui. Interrogé par Onze Mondial, l’ancien attaquant parisien est revenu sur ses deux années passées à Paris, la concurrence et son départ.

Kevin, il y a deux ans, tu quittais le PSG. Avec du recul, penses-tu avoir fait le bon choix ?

« Oui. J’ai fait le bon choix. À un moment donné, il fallait prendre une décision. C’était la bonne année pour partir.? J’ai quitté le PSG sur un titre de champion? et une bonne saison, c’était la meilleure chose à faire. Quitter le club sur une bonne note. Aujourd’hui, je suis heureux à Séville. »

De moins en moins souvent sur le terrain, Gameiro a senti le besoin de partir et on ne peut que le comprendre. Au moins, il a pu fêter son départ avec un titre et peut garder un bon souvenir de son aventure parisienne.

Avec plus de patience, tu aurais pu t’imposer.?

« Je pense avoir été suffisamment patient. J’ai connu une dernière année difficile même s’il y a eu de bons moments.? Ce n’était pas évident, mais je me devais de partir. Et quand je vois les deux saisons que je viens de faire en Espagne, aucun regret. Je ne me suis pas trompé. Je viens quand même de remporter deux Ligue Europa en deux ans. »

Ici, l’affirmation de Onze Mondial est très surprenante. La situation de Gameiro n’allait pas en s’améliorant, surtout avec l’arrivée de Cavani. Il est difficile de voir comment il aurait pu s’imposer au club, à moins d’élever subitement son niveau de jeu. Bien sûr, il aurait peut-être eu sa chance que El Matardo était moins bien ou avec les blessures, mais c’est impossible à prévoir. Sa décision semble toujours avoir été la bonne.

Pastore était dans la même situation que toi, et maintenant…?

« Ce n’est pas la même chose. Pour moi, ça aurait été très compliqué. J’en avais parlé avec Laurent Blanc, je lui avais fait part de mon désir de partir. Il m’avait dit : « Je compte sur toi mais un autre attaquant de renom va arriver ». Déjà, lorsque t’as Ibrahimovic devant toi, c’est difficile.? Le mec joue tous les matchs et n’est quasiment jamais blessé. Alors quand tu sais qu’un deuxième va arriver, tu comprends tout de suite. Il valait mieux que je plie bagage. »

La situation est comparable, mais bien différente. Au poste de buteur, deux joueurs suffisent normalement, avec un 3e en réserve peut-être. Une situation difficile à vivre pour un professionnel confirmé. Pastore, lui, peut jouer sur les ailes ou au milieu de terrain et a donc de la place pour s’imposer. Et le PSG n’a pas recruté au poste de milieu offensif, ce qui a laissé la place à El Flaco, qui a su s’installer quand il le fallait.

Quoi que tu fasses, tu savais que ?tu serais remplaçant. Comment?on gère ce genre de situation ?

« ?Ce n’est pas évident. Dès le départ, ?je savais que ça allait être chaud. J’étais réaliste mais j’y croyais. Je pense que?je me suis bien accroché, j’ai tout donné. Malgré le peu de temps de jeu que j’ai eu, j’ai inscrit de beaux buts et des buts importants. J’ai apporté un plus à chaque fois qu’on a fait appel à moi. Je n’ai pas craqué grâce au soutien de ma famille. C’est vrai que si j’avais été dans une autre ville ou à l’étranger, ça aurait pu mal se passer.

Émotionnellement, c’était très compliqué à gérer. Lors de mon premier match titulaire lors de la deuxième saison, contre Sochaux, je marque deux buts et on me sort à la 65e. Le match d’après, en Ligue des Champions, je ne joue même pas une minute. Le week-end suivant, je suis à nouveau titulaire et je marque à nouveau. Ensuite, pendant deux semaines, rebelote. C’était devenu pesant. Mais bon, je ne me plains pas, hein, je savais que je ne partais pas titulaire. »

Si Gameiro affirme ne pas se plaindre, cela y ressemble tout de même un peu. C’est compréhensible. Promis à une place de titulaire au moment de sa signature, il n’a pas pu faire grand chose face à l’arrivée des Qataris. Mais sa place sur le blanc n’était pas injuste non plus, quand on voit sa concurrence. Il aurait certainement mérité de jouer plus mais une place dans le onze type n’était presque pas à espérer.

Il faut en tout cas il faut féliciter le natif de Senlis pour sa combativité et ses buts inscrits au PSG (23 en 77 matchs), ainsi que pour son beau parcours au FC Séville.

 

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