Restez connectés avec nous
"Chevalier pas encore au niveau de Donnarumma", l'analyse d'un ancien Parisien
@Christophe Saidi/FEP/Icon Sport

Anciens

Alonzo décrypte le combat mental de Chevalier

Âgé de 24 ans, Lucas Chevalier, gardien du Paris Saint-Germain, traverse une phase d’adaptation délicate depuis son arrivée. Au micro de Téléfoot, l’ancien portier parisien Jérôme Alonzo a pointé un manque de présence et d’autorité visible sur ses premières semaines. Un constat qui dépasse le simple terrain et touche au cœur du poste.

Alonzo « Sur ses premières semaines, il subissait un peu le jeu »

« Sur ses premières semaines, il subissait un peu le jeu et la situation. Je trouvais qu’il faisait petit sur le terrain. Je trouvais qu’il ne prenait pas de place sur le terrain, comme à Lille, où il y avait de la magie parfois qui se dégageait de ses actions. Et là je l’ai retrouvé un peu, avec un visage un peu dur, un peu bonhomme. »

Le poste de gardien est une anomalie psychologique dans le football moderne. Chevalier ne découvre pas l’exigence du haut niveau, mais il découvre autre chose : l’exposition permanente. À Lille, l’erreur se noyait parfois dans le collectif. Au PSG, elle s’amplifie, se fige, se répète en boucle. Le gardien devient une vitrine émotionnelle. Tout se lit sur lui : posture, regard, gestes, respiration. Alonzo met le doigt sur un point clé : « prendre de la place ».

Ce n’est pas qu’une question de voix ou d’autorité, c’est une construction intérieure. Être gardien à Paris, c’est accepter d’être seul même quand l’équipe gagne, et scruté même quand on n’est pas sollicité. Le visage “dur” aperçu récemment n’est pas un hasard : c’est souvent le signe que le cerveau a compris avant les jambes. Et chez un gardien, la tête commande tout.

Derniers articles

Articles les plus populaires

Autres articles présents dans Anciens