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C. Dugarry se défend de ses critiques du PSG...assez justement

Autour du PSG

C. Dugarry se défend de ses critiques du PSG…assez justement

        Après un nouveau match où Christophe Dugarry s’est montré plus que dur dans ses remarques, notamment à l’égard du Paris Saint-Germain, les critiques sont tombées sur l’ancien international Français. Sur RMC, dans l’émission Luis Attaque, il a répondu à tout le monde et justifier ses propos.

« Je suis quelqu’un d’entier, qui parle avec son cœur, ses émotions. Peut-être que ce que je dis peut être mal perçu. Sur le contenu, je ne regrette absolument rien. Je m’attendais à voir deux équipes de Ligue des champions qui mettraient de l’intensité, du rythme et qui viendraient avec des intentions. Pendant les 25 premières minutes du match, j’ai trouvé un PSG poussif, plus dans l’observation qu’autre chose. Monaco était pas mal avec l’intention de jouer assez haut. Puis ça s’est vite étiolé. Paris a pris le dessus de façon assez logique et Monaco a fait du Monaco, comme ils font depuis le début de la saison, hormis ce match contre Arsenal. ».

Le PSG, j’ai trouvé qu’il était mou du genou pendant 25 minutes. Ça jouait à deux à l’heure. J’ai retrouvé les défauts de David Luiz, qui jouait un peu au petit trot, qui venait chercher les ballons trop bas, qui jouait un peu le numéro 10. Je ne l’aime pas trop dans ce registre-là. Je préfère quand il est plus agressif, quand il défend en avançant. Paris a été maladroit. Un coup Pastore, un coup Cavani, un coup Lavezzi… J’ai été moins dur avec le PSG parce que je trouve qu’ils sont sur une meilleure dynamique. Mais dans l’efficacité, je m’attends à voir des attaquants de Ligue des champions, que malheureusement je ne vois pas. C’est un constat. N’empêche que j’adore Cavani. Je trouve que c’est un joueur remarquable. Je suis sûr que si un jour il quitte le Paris Saint-Germain, il marquera 40 buts dans la saison. J’aime les efforts de Lavezzi et le talent de Pastore. Mais quand on se crée des occasions franches et qu’on ne les met pas au fond, c’est dommage et on se doit de le dire.

 Je ne sais pas si c’est la vérité. C’est juste mon opinion. Je ne me considère pas comme ayant été un grand joueur. J’ai eu la chance de faire deux Coupes du monde, deux championnats d’Europe, de jouer dans des grands clubs. J’ai vu ce qu’étaient des grands joueurs. Je pense avoir la légitimité pour donner mon avis. Après, ce n’est que ma vérité, que mon opinion. Je suis payé pour dire ce que je pense, alors je le dis. Je ne me verrais pas commenter un match et dire des choses que je ne pense pas pour vendre quelque chose qui, pour moi, n’est pas achetable. »

    Cette réponse semble bizarrement assez juste. A part la remarque sur Cavani dans un autre club, puisqu’on ne voit pas forcément pourquoi il mettrait 40 buts autre part et pas au PSG, C. Dugarry n’est pas lourd. Contrairement au direct, ces mots semblent mieux choisis, pesés. Peut-être bien qu’il devrait se limiter à moins de mots pendant les matchs et des analyses longues à froid, après les rencontres.

   En effet, il faut le dire, si le PSG a finalement plutôt dominé la rencontre, les 20 premières minutes étaient moyennes. Cela peut être dit. Le problème c’est qu’il s’est acharné sur les parisiens, à coup de qualificatifs et de plaintes. C’est fatigant à écouter, répétitif. Alors forcément, cela passe pour de l’acharnement. Surtout qu’il faut que le PSG ait une 4e occasion terminée par un tir dans la surface pour qu’il admette que les hommes de Laurent Blanc ont bien attaqué à un moment du match.

   Il faut avouer aussi que le match ne s’est pas vraiment emballé. Il est d’ailleurs important de rappeler que ce match avait une allure de Ligue des Champions parce que les deux clubs y sont qualifiés certes, mais que c’était bien un match de Ligue 1, avec toute la différence d’enjeu et de pression que cela implique. La seconde mi-temps était un peu meilleure de ce point de vue, même Dugarry a fini par l’avouer.

   De plus, il est indéniable que le PSG aurait dû marquer. Aucun parisien ne peut dire aujourd’hui qu’il est satisfait de l’attaque du club. N’avoir inscrit aucun but avec les occasions obtenues, c’est au moins surprenant, presque honteux. Une réponse est d’ailleurs attendue dès mercredi en Coupe de France contre Monaco. Et tout cela, C. Dugarry a bien le droit de le dire. Pas seulement parce qu’il a fait une vraie carrière professionnelle aboutie. Mais aussi parce que, comme il le dit, il est payé pour donner son opinion. Et tout le monde ne peut pas être d’accord. Le problème, c’est surtout la manière dont il la donne.

   C’est bien là qu’il dérange. Peut-être qu’il est trop émotif, comme il dit, il parle avec « son cœur ». Dugarry doit certainement travailler là-dessus, prendre exemple sur M. Landreau, presque parfait dans son rôle de consultant. Que Dugarry n’aime pas une façon de jouer, un joueur sur un match, l’intensité, c’est dans son droit de le dire, et même son devoir, puisque c’est son contrat. Le problème c’est qu’il se répète beaucoup au cours d’un match, sans ajouter d’analyse. Du coup, cela ressemble très fort à un acharnement. Surtout qu’il semble avoir du mal à changer d’avis. Une fois qu’il a décidé qu’une équipe ne jouait pas quelque chose comme il le faut (d’après lui), il fait une fixation dessus et cherche tous les indices qui lui donnent raison. Son analyse n’est pas forcément complètement fausse, mais il s’aveugle un peu et se répète beaucoup trop.

   Il devrait se contenter, comme Landreau, de donner son avis d’expert, de joueur intelligent qui a fait une belle carrière et peut aider les autres à comprendre. Si c’est bien dans ses capacités, pas qu’il soit foncièrement bête, nous ne pourrions dire de telles choses. Mais, être commentateur, consultant, ce n’est pas juste connaître le football, c’est aussi savoir le partager aux autres par les mots. Et ce n’est pas facile. Peut-être que ce n’est pas le meilleure place de C. Dugarry.

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