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Di Meco compare Chelsea et le PSG en évoquant Thomas Tuchel

Autour du PSG

Di Meco compare Chelsea et le PSG en évoquant Thomas Tuchel

Eric Di Meco, consultant pour RMC Sport, est revenu sur la problématique des entraîneurs au Paris Saint-Germain en prenant l’exemple de Thomas Tuchel, débarqué de Paris cet hiver et qui s’apprête à jouer une nouvelle finale de Ligue des Champions avec Chelsea. Il évoque les difficultés au PSG d’avoir les clefs du jeu et fait le parallèle entre le PSG et le Chelsea de Tuchel. Pour lui, à Paris, l’entraîneur, ne gère pas que le terrain et il est donc compliqué d’avoir la confiance du vestiaire et des dirigeants.

Di Meco « Il y a un problème dans la gestion de l’équipe pour un entraîneur au PSG »

« Il y a un problème dans la gestion de l’équipe pour un entraîneur au PSG. Tuchel explique mercredi : ‘moi je suis arrivé ici, on m’a donné les clés du camion, je fais ce que je veux et tout le monde me soutient’. Cela veut dire que Ziyech, qui a été payé un bras et demi…et bien il est sur le banc. À Paris, Tuchel dit ‘je fais de la politique’. Le problème, c’est que tu ne gères pas que le terrain quand tu es entraîneur de Paris. Il faut que tu gères la complexité du vestiaire, les ego, l’extra-football, les dirigeants…

Di Meco « Il n’avait pas un effectif fait pour jouer comme il voulait. »

Tuchel a essayé de jouer comme il voulait quand il est arrivé à Paris. Il n’avait pas un effectif fait pour jouer comme il voulait. À un moment, il s’est senti presque obligé de faire jouer quatre offensifs. Cela veut dire que tu enlèves un joueur au milieu de terrain donc que tu es obligé de renforcer ce secteur, tu es tenté de faire monter Marquinhos parce que c’est une sécurité défensive. Il a été obligé de composer alors que ce n’était peut-être pas son idée. »

Des choses imparfaites, mais il ne faut pas exagérer.

Ce n’est pas la même philosophie entre les deux clubs, c’est certain. Tuchel était à Paris et il a dû faire face à un club qui jouait les premiers rôles en Ligue des Champions, un club déjà installé dans le top 8 Européens. A Chelsea, l’entraîneur allemand a retrouvé une équipe outsider qui n’avait rien à perdre. Il fallait lui faire confiance. Au PSG, tout est plus compliqué, les stars qui sont dans le vestiaire sont protégées et cela enlève du crédit à l’entraîneur qui ne peut pas réellement faire son équipe comme il l’entend. 

Tuchel n’a jamais eu la même confiance de la part de ses dirigeants au PSG, c’est un point important et une problématique certaine, mais il a tout de même été en finale de la Ligue des Champions, il ne faut pas l’oublier. Comme quoi, il a tout de même réussi à emmener son équipe en haut de l’Europe du football. Mais Di Meco, reste sur le licenciement de Tuchel et oublie de dire qu’il y a eu un avant.

Tout cela est, comme souvent, un peu réducteur. Les consultants oublient le passé, font des raccourcis et se servent de l’échec du PSG dans cette demi-finale pour « taper » sur le club. On dirait presque que Paris a perdu en poule de Ligue des Champions cette saison mais surtout qu’il n’a jamais le droit de perdre. Si la défaite contre City est une contre-performance, l’écart entre Chelsea et le PSG sur cette Ligue des champions n’est pas aussi grand que Di Meco semble le faire croire. 

Le PSG enchaîne finale et demi-finale de Ligue des Champions en deux ans et semble être jugé comme une équipe qui a échoué sur tous les plans. Tuchel a peut-être eu plus de difficulté à faire passer son message à Paris, mais attention de ne pas tomber dans le sensationnalisme en dénaturant le parcours du PSG. Il faut savoir rester mesuré en toute circonstance et féliciter Tuchel pour son parcours sans pour autant minimiser celui de Paris qui échoue très près d’une seconde finale.

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