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Erding raconte son premier Classico "C’est à ce moment-là qu’on se sent vraiment un Parisien"
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Autour du PSG

Erding raconte son premier Classico « C’est à ce moment-là qu’on se sent vraiment un Parisien »

Mevlüt Erding, attaquant de 33 ans du Fenerbahçe et de la Turquie (35 sélections), a été interrogé par L’Equipe à propos des Classicos qu’il a joués avec le Paris Saint-Germain de 2009 à 2012. L’international turc, qui a marqué 30 buts à Paris, est notamment revenu sur son premier match contre l’Olympique de Marseille en tant que joueur du PSG. Un déplacement au Stade Vélodrome le 20 novembre 2009 qui l’a amené à se sentir « vraiment un Parisien ».

« J’étais excité comme un gamin. Même si les douleurs à l’épaule n’avaient pas complètement disparu, je me sentais bien mieux. Malgré tout, cela ne restera pas un grand souvenir. On avait perdu 1-0, un but de Gaby Heinze, qui venait de signer à l’OM.

Erding « ne t’assieds jamais près des vitres. »

En fait, je me souviens surtout des consignes de mes coéquipiers avant de monter dans le car pour se rendre de l’hôtel au stade Vélodrome : ne t’assieds jamais près des vitres. Donc, dans le car, on était tous assis sur les sièges côté couloir (il se marre). Il y avait déjà eu des caillassages de car par le passé et cela en avait choqué certains. Quand on arrive au stade, on sent tout de même qu’on n’est pas aimés là-bas. C’est à ce moment-là qu’on a l’impression de faire partie de l’histoire des Classiques, qu’on se sent vraiment un Parisien. »

La tension est un peu retombée dans les Classicos récents, mais la rivalité existe toujours et fait partie des plus fortes de la Ligue 1. On le voit bien avec ce récit de l’ancien parisien dans une période où c’était encore plutôt « chaud ». Ce qui était d’ailleurs trop. On aime l’idée d’une rivalité, de chambrage. Mais la violence semble toujours être de trop dans le football. Mais c’est bien de voir le sentiment qu’appartenance qu’ont certains joueurs. C’est là que la passion des supporters se transmet à l’équipe. En revanche, il y a certains joueurs qui sont prêts à passer dans l’autre camp. Eux obtiennent une détestation à vie.

Ce n’est pas le cas d’Erding, qui a fait bien mieux : il a manqué un but décisif dans un Classico. Il est revenu sur cette réalisation lors du match le 7 novembre 2010 au Parc des Princes.

Erding « tu as l’impression qu’on te pardonne tout ensuite. »

« C’est une frappe de Nenê mal repoussée par Mandanda. Je suis l’action et je marque. Le coach, Antoine Kombouaré, nous avait fait évoluer en 4-4-2 et j’étais aligné devant à côté de Guillaume Hoarau, qui avait marqué le second d’ailleurs. Je ne sais pas pourquoi mais j’avais eu un bon pressentiment avant le match.

Je me souvenais que Pauleta avait fait faire un tee-shirt par le passé avec inscrit dessus ‘Merci aux supporter’, alors j’avais demandé à un intendant de me faire faire un tee-shirt sur lequel était floqué ‘Paris est magique’. Je l’avais exhibé devant le virage Boulogne après mon but, en soulevant le maillot rouge des quarante ans du club. Je l’ai d’ailleurs conservé ce maillot. Il est trop beau. Marquer dans un match comme celui-là est tout de même extraordinaire. Ce n’était pourtant pas un beau but mais tu as l’impression qu’on te pardonne tout ensuite. »

Marquer dans un Classico est forcément très particulier compte tenu de la tension qu’il y a autour de ces matchs. C’est bien sûr un moyen de gagner des points importants auprès des supporters, même si cela ne fait pas tout. Bien sûr, la célébration d’Erding avait été à être encore plus apprécié. C’est le genre de moment qui reste dans les esprits de chacun.

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