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PSG – Thiago Motta, l'ADN du système parisien a peiné physiquement

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PSG – Thiago Motta, l’ADN du système parisien a peiné physiquement

Du début de mois d’avril à la fin de saison, il y a eu plein de matchs à gagner pour le Paris Saint-Germain. Toutefois, l’une des pièces maîtresse du jeu parisien a été peu disponible. C’est Thiago Motta.

Parmi les 13 matchs que les Parisiens ont disputé sur le « sprint final », le milieu de terrain italien n’a joué que 6 rencontres, dont seulement 3 qu’il a joué en entier (2 en Ligue 1 et la finale de Coupe de France). Cependant, il a montré solidité et précision à son poste, comme d’habitude.

PSG – Thiago Motta, l'ADN du système parisien a peiné physiquement

Thiago Motta a montré tout son talent et son habituelle fragilité contre l’OM

Lors du Classico le 5 avril, Laurent Blanc a aligné son onze-type au stade Vélodrome. Le trio Thiago Motta-Verratti-Matuidi a forcé les Marseillais à s’épuiser dans l’axe en variant le jeu. La possession de balle parisienne n’était pas si haute (53.8%), mais les deux Italiens ont encore montré leur complémentarité impressionnante. Le but de Matuidi arrive d’une superbe passe de la part de Thiago Motta (qui est lui servi par Verratti bien sûr), qui casse les lignes et créé le danger. Sans cette vision du jeu mêlée à une précision redoutable ce but magnifique n’aurait pas existé.

Paris s’est imposé 2-3, c’était un bon début de mois d’avril, sauf que le PSG a perdu le numéro 8 parisien pour les prochains 5 matchs en raison de la blessure de la cuisse gauche intervenue dans les dernières minutes du match.

Ainsi, le milieu de terrain italien a manqué 3 matchs importants : une finale de la Coupe de la Ligue contre Bastia (le 11 avril), et deux quarts de finale en Ligue des Champions face au FC Barcelone (le 15 et le 21 avril). Heureusement, le PSG a remporté une belle victoire face à Bastia. Par contre, face au Barça, les Parisiens se sont cassés les dents sur le futur vainqueur et l’absence de Motta a été amèrement regrettée.

PSG – Thiago Motta, l'ADN du système parisien a peiné physiquement

Difficile d’arrêter Motta quand il est en pleine forme.

Juste après l’élimination en Ligue des Champions, l’Italo-Brésilien est revenu sur le terrain. Face à Lille (le 24 avril, soit 3 semaines après sa blessure), il a été à l’origine des 3 premiers buts du PSG (6-1). Et lors des deux matchs suivants, contre Metz et le FC Nantes, le jeu construit par le milieu de terrain italien était souvent intéressant et a souvent su déstabiliser le bloc adverse.

Encore une fois, c’est sur une de ses passes lumineuses vers Pastore que l’ouverture du score est faite au Parc des Princes, puisque l’Argentin n’a plus qu’à servir Verratti qui ajuste le gardien tranquillement. Motta est aussi à l’avant-dernière passe sur le but de Van der Wiel face à Metz (3-1) et est à la construction du but de Matuidi à la Beaujoire (0-2).

Ensuite, le PSG monte en puissance sans Motta, qui est absent en raison d’une petite blessure de la cuisse (face à Guingamp) et d’une suspension (à Montpellier), dû à une accumulation de cartons. Les Parisiens se défont sans soucis des Guingampais au Parc des Princes (6-0), mais la victoire très compliquée contre Montpellier (1-2), un adversaire plus valeureux, rappelle l’importance du numéro 8 parisien. Quand il revient, il retrouve vite le rythme.

Face à Reims, Motta a touché le ballons 120 fois jusqu’à ce qu’il soit remplacé à la 70e minute. En finale de la Coupe de France, il a multiplié les passes courtes et nous a montré sa qualité de frappe, trop rarement utilisée, même s’il a cette fois heurté le poteau.

L’Italien, malgré ses 32 ans (33 en août) continue d’être très important dans le jeu parisien, c’est une évidence.. Son entraîneur, Laurent Blanc, a d’ailleurs déclaré « Motta est l’ADN de notre système de jeu ». L’international italien est souvent discret en dehors de terrain et on n’a pas beaucoup d’occasion d’écouter ses mots (sa dernière grosse intervention remonte à décembre). Mais il est bien présent dans le jeu du PSG.

Si on dit que Pastore joue à l’instinct, Motta joue avec son cerveau. Il crée le tempo de jeu parisien et mène Verratti autour de lui comme un satellite. Il n’oublie presque jamais de l’éfficacité et complique rarement le jeu. La circulation de balle entre le duo perturbe l’adversaire, souvent déboussolé face à l’enchaînement de passes et la facilité avec laquelle se trouve les deux italiens qui semblent avoir joué ensemble depuis le berceau. 

Cela permet souvent au PSG de ressortir le ballon proprement, de contrôler le jeu. Et ensuite amener le danger précisément, même face à un bloc bas. Seul défaut de Motta, le physique. Le numéro 8 parisien n’a pas été beaucoup présent cette saison (38 matchs toutes compétitions confondues pour 61 matchs officiels disputés par les Parisiens), mais il reste toujours extrêmement important pour le schéma tactique du PSG.

 

Toutefois, les rumeurs de son départ s’accumulent ces derniers jours et son entente avec les dirigeants ne semble pas aussi belle que celle avec Verratti. Laurent Blanc se prépare peut-être à l’éventualité de perdre le Métronome  de son jeu, qu’il faudra habillement remplacer en cas de départ.

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