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Al-Khelaïfi démonte le FC Barcelone et donne ses idées
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Al-Khelaïfi démonte le FC Barcelone et donne ses idées

Nasser Al-Khelaïfi, président du Paris Saint-Germain, s’est exprimé sur le média Politco mais aussi devant les patrons des clubs européens, revenant notamment sur les « leviers financiers » du FC Barcelone. Il n’a pas hésité à remettre en question ce fonctionnement avant de parler plus directement de l’avenir du football et de la nécessité de respecter les supporters. Comme souvent, il a taclé la Super League.

Al-Khelaïfi enfonce le FC Barcelone sans jamais le nommer

Le club Blaugrana est très endetté, tout le monde le sait. La situation ne semblait pas idéale, mais voilà qu’ils ont récupéré des centaines de millions d’Euros en vendant des parts de leur droit télé et du contenu numérique à Médiapro notamment. Une méthode que n’approuve pas le président de l’Association Européenne, mettant en cause ce fonctionnement qui va à l’encontre du football et qui peut créer une jurisprudence si personne ne fait rien.

Le président du PSG a peur que tout le monde fasse la même chose

« Est-ce juste ? Non, ce n’est pas juste… Est-ce légal ? Je ne suis pas sûr. S’ils les autorisent, d’autres feront de même. L’UEFA a bien sûr ses propres règles [financières]. C’est sûr qu’ils vont tout regarder. »

Nasser met en garde contre ce fonctionnement devant les patrons des clubs européens

« Les nouvelles règles de viabilité financière sont une évolution positive. Mais nous devons être prudents. Des niveaux d’endettement dangereux et des transactions magiques sur actions ne sont pas une voie durable.

La non-réponse du FC Barcelone

« Tous les clubs participant aux compétitions de clubs de l’UEFA sont contrôlés conformément au Règlement sur les licences de clubs et la viabilité financière de l’UEFA. Les décisions relatives à la conformité sont prises par l’instance indépendante de contrôle financier des clubs (CFCB). »

Pas de doute, c’est la guerre entre la vision du football telle que le conçoit le football espagnol notamment, avec des dettes massives qui permettent toutes sortes de folies sur les divers marchés des transferts alors que le club n’a pas les fonds, et celle du PSG, Manchester City. En effet, les deux clubs, les « nouveaux riches », sont mal vus. Ils arrivent avec de l’argent sans limites et sont un danger selon certains clubs. Mais dans l’affaire, Nasser Al-Khelaïfi pointe le traitement à deux vitesses sur cette question.

Le PSG a, certes, de quoi investir, ce qui est nécessaire pour faire grandir un club. Ce que tout club en Europe a pu faire en amont de son hégémonie, mais reste cloué par le fair-play financier, légitime et plus que nécessaire. Mais pour le président du PSG, cumuler des dettes, vendre des actifs et ne pas être soumis aux règles du fair-play financier est une erreur. Dans le fond, un club peut faire ce qu’il veut avec de l’argent qu’il n’a pas et un autre ne peut pas trop bouger avec de l’argent qu’il possède.

Al-Khelaïfi démonte la Super League encore une fois

« Nous avons le meilleur et le sport le plus grand et le plus populaire au monde et nous devons sortir des sentiers battus. Nous devons également faire attention à ce que nous changeons dans le football, car nous devons respecter nos supporters. Je suis vraiment convaincu que personne ne permettra à la Super League d’avoir lieu. Nous devons penser à tout le monde, pas seulement à nous-mêmes. La Super League, c’était juste pour eux-mêmes. »

Il semble clair que Nasser Al-Khelaïfi ne lâchera rien dans cette guerre entre les clubs qui sévit. Il veut faire grandir le football tout en s’assurant de ne pas se l’approprier comme certains ont voulu le faire avec la Superleague.

Ce qui est intéressant, c’est qu’il veut optimiser le football pour générer de l’argent en proposant un produit plus large qui dépasse le football. Lorsqu’il aborde le besoin de sortir « des sentiers battus », il évoque aussi l’idée de créer une « destination de vacances de plusieurs jours où les gens aimeraient aller » afin de proposer un divertissement plus grand, à l’image d’autres sports comme la Formule 1 ou les sports américains.

Il sait que le football est un sport populaire et qu’il n’est pas assez valorisé. Mais selon lui, la Super League n’est surtout pas l’idée à retenir. Il faut un football inclusif et non exclusif. Il ne faut pas oublier d’où part le football… De tout en bas. En fermant ses portes, les clubs élites pourraient s’autosuffire et proposer une compétition de très haut niveau, mais ne pourraient le faire sans exclure la plus grande majorité des clubs européens… Par conséquent, des nouveaux clubs qui tenteraient d’émerger seraient automatiquement exclus parce qu’ils ne « sont pas nés au bon moment ». Les clubs, sachant qu’ils ne pourraient jamais atteindre le plus haut niveau, seraient alors étouffés par un football à deux vitesses.

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