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Diallo se confie sur son parcours et sa place au PSG "J’aime la difficulté."
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Diallo se confie sur son parcours et sa place au PSG « J’aime la difficulté. »

Abdou Diallo, défenseur de 24 ans qui a signé au Paris Saint-Germain durant l’été 2019 en provenance du Borussia Dortmund, a accordé une longue interview auprès de L’Equipe publiée ce vendredi. Alors qu’il vient de jouer son premier match avec le Sénégal, un peu comme une récompense pour ses dernières semaines très intéressantes après beaucoup d’irrégularité à Paris. Et justement, il a parlé de ses moments difficiles, de sa progression depuis son arrivée, de son sentiment aujourd’hui et de sa place dans le groupe du PSG.

Diallo « Je ne considère pas que je me suis imposé aujourd’hui. »

« Ma première saison ?

Clairement, je n’étais pas dans la position d’un mec qui pouvait réclamer d’être titulaire. J’ai fait face à une grosse concurrence. Ma blessure ne me permettait pas d’être à 100 %. Même si ce n’est pas du tout une excuse. J’aurais sûrement pu faire mieux. Une carrière linéaire, ça ne peut pas arriver. Donc il faut accepter ces moments difficiles et s’en servir.

Si j’ai douté de ma capacité à m’imposer ?

Je ne considère pas que je me suis imposé aujourd’hui. Le foot va vite. Demain, je peux échouer. Donc il n’y a pas de doute à avoir : tu fais ce que tu sais faire de mieux. Si ça passe, ça passe. Et si ça ne passe pas, tu te retrousses les manches et tu vas au front.

Diallo « Paris, c’est ce qu’il me fallait. »

En quoi j’ai changé depuis mon arrivée ?

Aujourd’hui, je sais bosser pendant trois semaines, un mois où je ne joue pas et être concerné à 100 %. Donc quand le coach fait appel à moi, mentalement je suis prêt. Paris, c’est ce qu’il me fallait. Dortmund, c’est un club de très haut niveau, mais si j’étais resté, j’aurais peut-être eu un certain confort. J’aime la difficulté. Je me suis construit dans la difficulté. 

Aujourd’hui, que ce soient Thiago Silva, “Marqui” ou Kimpembe, c’est le top 5 ou 7 mondial. Je me frotte au gratin européen. Eux sont habitués à ce contexte de très forte exigence. Ce contexte de : “C’est le trophée qui compte.” Aujourd’hui, au PSG, la plus grande exigence, c’est cette concurrence interne. J’avais besoin de ça pour comprendre que OK, t’es bon, mais t’as pas tout. »

C’est une très belle mentalité qui est ici affichée par Diallo et c’est sans doute cela qui lui a permis de se relancer après des débuts compliqués à Paris. En plus de ses qualités sur le terrain, évidemment. Mais il ne faut jamais oublier que l’état d’esprit en fait partie. Le défenseur de 24 ans ne s’est pas trop attardé sur les doutes quand il jouait moins. Il s’est plutôt tourné vers le travail et l’avenir. De quoi finalement réussir à mettre sa mauvaise période de côté, avec l’aide aussi d’une opération pour soigner son problème au dos.

Aujourd’hui, grâce à cette patience et à sa détermination, il est une vraie option pour le PSG. Il n’y aurait rien de surprenant à le voir titulaire dans un grand match, que ce soit en défense centrale ou sur le côté gauche de la défense. Malgré cela, il reste prudent et humble. Ce qui est d’autant plus appréciable.

Ce n’est pas parce qu’il a fait de bons matchs pendant plusieurs semaines qu’il pense être arrivé au bout du chemin. Diallo n’oublie pas que le football « va vite » et qu’il y a une énorme concurrence à Paris. C’est ce qu’il recherchait et l’a poussé à progresser, il doit donc continuer dans ce sens. Le défenseur a aussi été invité à propos de la possibilité à trouver du « recul dans le contexte parisien ».

Diallo « il y a des critiques, de l’émotion mais il y a des mecs qui vivent pour le club. »

« Tout le monde parle du contexte parisien, mais en réalité, si j’avais provoqué un penalty au Real, je me serais fait allumer aussi. C’est normal. Les supporters du PSG, j’ai appris à comprendre leur façon de voir et de vivre le foot. Je suis sensible aux gens qui, même dans les mauvais moments, sont là.

Regardez l’épisode Dortmund, on perd le match aller et tout le peuple parisien est là au retour. Si c’est ça, le contexte parisien, ça me va très bien. (Sourire.) Oui, il y a des critiques, de l’émotion mais il y a des mecs qui vivent pour le club. »

En effet, il y a une certaine pression au PSG. Les supporters peuvent avoir une certaine exigence, et des mots durs quand les choses ne vont pas bien. Mais Diallo le souligne justement, cela fait partie de la passion, de l’émotion. Cela n’a jamais empêché d’avoir un grand soutien autour de l’équipe parisienne. Même dans les moments difficiles. Et il n’y a pas moins de colère ou de critiques dans un autre club quand il y a de la déception. Ce qui n’empêche pas qu’il faudrait un peu plus de mesure par moments. Mais les joueurs du PSG n’ont pas à douté du soutien des supporters. Le 8e de finale contre Dortmund étant un excellent exemple.

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