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Accord avec le CVC, Labrune souligne que le PSG a fait le choix de baisser sa part

Ligue 1

Accord avec le CVC, Labrune souligne que le PSG a fait le choix de baisser sa part

La Ligue de Football professionnelle, a déclaré dans un communiqué sur son site, qu’elle avait accepté lors d’une réunion, l’accord d’investissement de 1.5 milliard d’Euros avec le fonds d’investissement luxembourgeois, CVC Capital Partners. Une manne financière vitale pour les clubs français en proie à des difficultés historiques. Vincent Labrune, président de la LFP, a donné un entretien à L’Équipe, dans lequel il explique comment la répartition de l’investissement par CVC a été faite, arguant que le Paris Saint-Germain, aurait pu gagner plus, mais qu’il a décidé de baisser sa part pour que tout le football français puisse bénéficier d’une plus grande somme d’argent. Pour information, le club de la capitale « se verra allouer 50 M€ en 2023 et 133,5 M€ en 2024, pour un total de 200 M€. »

LFP « Soutenir le développement de l’ensemble de l’écosystème du football français »

« À la suite du processus concurrentiel de recherche d’investisseurs mené par la LFP depuis l’automne 2021 et à son entrée en négociations exclusives avec CVC le 18 mars 2022, l’Assemblée Générale de la LFP réunie ce jour a approuvé à l’unanimité la création de la filiale commerciale et l’engagement ferme d’investissement par CVC d’un montant total de 1,5 milliards d’euros au capital de celle-ci, destiné à soutenir le développement de l’ensemble de l’écosystème du football français (…) La réalisation de l’opération devrait avoir lieu d’ici à la fin du mois de juillet 2022, après la consultation des instances représentatives du personnel de la LFP et l’accomplissement de conditions suspensives usuelles dont notamment l’obtention des autorisations des autorités de la concurrence. »

Cela devenait vital et Labrune l’a fait. Il a cherché de quoi sauver le football français et il se pourrait bien, si c’est validé par les autorités de la concurrence, que les clubs bénéficient d’une manne financière salvatrice pour leurs comptes. On apprend aussi qu’une partie de l’argent sera débloquée dès cet été et s’étalera jusqu’en 2024. 

C’est une bonne nouvelle pour le football français qui va pouvoir respirer un peu. Le football français se sauve peut-être d’un mauvais pas avec cet accord. Les clubs verront l’argent être réparti en fonction de leur poids dans l’écosystème du football en France. Le PSG qui participe à 34 % des revenus de la Ligue 1 aura la plus grosse part. Mais Labrune évoque la volonté du club parisien de baisser sa part pour que le reste des clubs puissent bénéficier d’une plus grande somme.

Labrune « Il [PSG] a fait le choix de descendre sa quote-part à 200 millions d’euros, soit 17 % du total »

« Tout le monde connaît la fragilité de notre économie. La grande fierté des équipes de la Ligue et de ses conseils (les banques Lazard et Centerview et le cabinet d’avocats Darrois) est d’apporter une solution pour faire face à une crise financière sans précédent. Dans ce cadre-là, le club le moins en risque de tous, pour des raisons évidentes, c’était le PSG. Il a fallu le convaincre de l’opportunité de réaliser ce projet. Paris était en droit de revendiquer, selon toutes les études, entre 300 et 350 millions d’euros car il participe à 34 % des revenus de la L1. Mais il a fait le choix de descendre sa quote-part à 200 millions d’euros, soit 17 % du total, pour que tout l’écosystème puisse bénéficier du projet. En fait, c’est Paris qui perd le plus. Ce que l’on a proposé, c’était la solution la moins injuste »

Le PSG aurait pu avoir une part 1.5 fois plus importante dans la répartition des sommes entre les clubs. Il est largement le club qui participe le plus aux revenus de la Ligue 1 (plus d’un tiers). La somme évoquée par Labrune s’élevait entre 300 et 350 millions d’Euros. Mais le PSG a décidé de baisser sa part à 200 millions d’Euros pour aider le football en France. 

C’est un beau geste du club parisien qui montre qu’il n’est pas qu’un club qui assomme les autres avec sa puissance financière. Il y a du partage aussi à ce niveau là et c’est plutôt bien. Si la Ligue 1 a de la chance d’avoir le PSG dans ses rangs, en termes de visibilité et de gains (droits télévisions entre autres), le club parisien ne peut exister dans une Ligue 1 qui s’effondrerait. Il avait donc tout intérêt à baisser sa part pour que l’élite en France puisse sortir la tête de l’eau et se relever de la crise financière sans précédent. 

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