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OL / PSG vu du Parc OL : Les Lyonnais inquiets puis chambreurs

Féminines - L'entraîneur lyonnais veut encore plus que les 16 000 personnes annoncées pour OL / PSG
Publie le 01/03/2016 a 18:00



  • A l’occasion du match du Paris Saint-Germain contre l’Olympique Lyonnais (2-1, 28e journée de Ligue 1), Parisfans était présent dans les tribunes du Parc OL. Retour sur cette 1e défaite du PSG vu du stade. 

    EXCITATION

    Le stade se remplit progressivement, les supporters lyonnais arrivent par vagues pour ce qui s’annonce déjà le plus gros match de l’histoire du Parc OL. Une histoire débutée, il y a encore peu de temps. A leur arrivée, les Rhodaniens se rappelle leur invincibilité dans leur antre, depuis la victoire inaugurale contre Troyes (4-0).

    Pour faire monter l’ambiance, les 10 plus beaux buts dans les confrontations contre le PSG sont diffusés sur les écrans géants. Un classement établi par les internautes et qui voit la réalisation de Sydney Govou lors de la finale de Coupe de France en 2008 raflée la première place.

    L’entrée de Kevin Trapp en premier sur la pelouse est copieusement sifflée, comme celle de l’ensemble des Parisiens un peu plus tard tandis que les supporters franciliens, une fois en place dans leur « cage », tentaient timidement de donner de la voix.

    La peur de prendre une fessée est présente avant le début du match dans les esprits lyonnais bien que l’on entende une partie de supporters adverses se rassurer de l’absence de Marco Verratti.

    Côté échauffement, les Parisiens effectuent leur traditionnelle mise en route collective,  puis une petite opposition sur terrain très réduit avant de voir milieux et défenseurs travailler leurs passes, pendant que les attaquants s’essayent à la frappe.

    Et dès cet épisode, on ressent déjà que le trio offensif n’est pas dans un très grand jour. Une toute petite poignée de frappe seulement est cadrée, mais l’Allemand voit plutôt le ballon fuir le cadre. Même quand David Luiz vient terminer sa préparation d’avant-match par quelques tirs aux buts.

    L’entrée des joueurs est festive. Les virages sud et nord déploient leur tifo, tandis que des petits feux d’artifices au milieu de terrain enflamment un peu plus les supporters lyonnais.

    DÉCEPTION

    Coup d’envoi. Le match est à sens unique en 1e mi-temps. Les Parisiens ne sont vraiment pas dans leur assiette et sur une énième occasion, Maxwell Cornet ouvre le score, esseulé au deuxième poteau. Les supporters adverses expriment leur joie mais restent sur leurs gardes, méfiants envers la capacité des Parisiens de se sortir de toutes les situations.

    Mais devant la domination outrancière de l’OL, j’entends un supporter se prendre à rêver d’un 3-0. Sur le moment, je me dis qu’il s’enflamme un peu. A vrai dire, à la fin du match on se dit que ce pronostic aurait pu être vrai.

    Derrière, Paris joue à se faire peur, les sorties de balles se font sur le fil et le pressing lyonnais dérange énormément les joueurs de la capitale. Le milieu est complètement dépassé et les attaquants ne se montrent pas beaucoup non plus. A voir Laurent Blanc s’agiter sur le banc, on comprend aisément que l’entraîneur parisien est agacé de voir ses protégés jouer ainsi.

    Cavani passe quasiment toute la 1e mi-temps à défendre, jouant beaucoup trop bas sur le terrain. Il y a des espaces derrière la défense lyonnaise, mais Paris ne parvient pas à utiliser correctement le ballon.

    Les supporters lyonnais restent, eux, à l’affût. Sur un corner, la tête de Thiago Silva frôle le montant de son portier, tout le virage sud situé derrière le but, se lève presque comme un seul homme, croyant au but après avoir vu les filets trembler. Joie éphémère, c’était hors cadre. Mais, ce n’est que partie remise.

    Les esprits s’échauffent côté parisen. Thiago Motta y va de son mauvais geste et alors que le public du stade crie « rouge, rouge, rouge », l’arbitre de la rencontre, clément, opte pour un jaune.

    Alors que Paris semblait relever un peu la tête et parvenait à apporter un peu le danger par l’intermédiaire de T.Silva sur une tête, les Lyonnais ont d’abord une occasion de contre énorme. Depuis le stade, c’est une véritable armada de maillots blancs que l’on voit se projeter et le seul Van der Wiel est livré à lui même. Finalement, les Olympiens tardent à frapper et le retour in-extremis de Benjamin Stambouli repousse encore un peu l’échéance.

    Une des plus grosses frayeurs pour les Lyonnais est d’ailleurs une occasion de l’ancien Spurs, lancé dans la profondeur et stoppé par Lopes, sorti hors de sa surface. Une sortie que l’on croit illicite depuis notre position. Certains supporters adverses se regardent d’ailleurs, interrogateurs, se demandant s’il y avait faute ou non et gardant les yeux rivés sur l’arbitre.

    Finalement, Lyon double la mise dans le temps additionnel de la 1e mi-temps grâce à Darder qui se permet un sombrero sur le capitaine parisien. La défense de Paris, amorphe, repart aux vestiaires avec un désavantage de 2 buts. Les supporters de l’OL se mettent à y croire et commencent à chambrer les supporters parisiens qui avaient fait le déplacement en Rhône-Alpes. Ils descendent les escaliers le long de la « cage » parisienne en chantant « Popolopopopo ».

    MINCE ESPOIR

    Dès la fin du premier acte, Javier Pastore part à l’échauffement. La perspective de revoir El Flaco fait plaisir. Les Parisiens font leur retour sur la pelouse en avance, comme pour montrer un autre état d’esprit qu’avant la pause. Avec 10 premières minutes de meilleure facture, au cours desquelles, Lucas réussi à enrouler une frappe petit filet et fait renaître les espoirs parisiens.

    Jusqu’à la fin du match, les Parisiens tentent de façon désordonnée de forcer le destin. Mais, les Lyonnais exploitent bien les contres et c’est Trapp qui maintient le PSG dans le match.

    Côté tribunes, les Lyonnais ont encore du mal à croire en la victoire avec ce petit but d’avance. Ce n’est que lors des 5 dernières minutes que les supporters adverses se mettent à donner de la voix encore plus fort. Ca résonne dans le stade. Les sifflets grondent quand les Parisiens attaquent, les encouragements résonnent jusqu’à la dernière seconde pour pousser leurs joueurs.

    RECORD ENVOLÉ 

    Les joueurs lyonnais exultent au coup de sifflet final, comme les supporters. Les Gones se congratulent, certains joueurs entament même un tour d’honneur. On a l’impression d’une victoire historique, ça l’est cette saison, mais la joie est peut-être démultipliée par rapport à l’enjeu.

    Les Parisiens ont perdu leur premier match de la saison, et finalement c’est peut-être la joie première des supporters. « On a tapé les Parisiens, ils l’auront pas leur record », c’est l’idée générale qui ressort dans les travées du stade à la sortie. Les supporters se réjouissent d’avoir fait tomber les invincibles joueurs de la capitale jusqu’à maintenant en championnat.

    C’est la 1e équipe à les faire tomber, les Lyonnais restent ainsi invaincus dans leur stade, mais retourne vite dans leurs calculs pour la 3e place : « Monaco on pourra pas les rattrapper ». 

    Les Parisiens, eux, malgré la déception acceptent la défaite et entonnent « On est champion, on est champion » en réponses aux scènes de joies olympiennes.

    L’essentiel est là. Les records sont un artifice, une source de motivation supplémentaire peut-être. Dimanche soir, les Parisiens ont tout de même montrés une envie nettement en deçà de ses standards. Reste que Paris file sereinement vers son 4e titre d’affilée en Ligue 1.

    Une saison invaincue restera une utopie cette année, mais Paris reste en course dans toutes les compétitions et c’est bien là le plus important. On fera les comptes en fin de saison. Si Lyon sera peut-être la seule équipe à avoir fait chuter Paris, s’ils n’accrochent pas le podium, cette victoire ne restera qu’anecdotique.

     

    Publie le 01/03/2016 a 18:00

    OL / PSG vu du Parc OL : Les Lyonnais inquiets puis chambreurs

    A l’occasion du match du Paris Saint-Germain contre l’Olympique Lyonnais (2-1, 28e journée de Ligue 1), Parisfans était présent dans les tribunes du Parc OL. Retour sur cette 1e défaite du PSG vu du stade. 

    EXCITATION

    Le stade se remplit progressivement, les supporters lyonnais arrivent par vagues pour ce qui s’annonce déjà le plus gros match de l’histoire du Parc OL. Une histoire débutée, il y a encore peu de temps. A leur arrivée, les Rhodaniens se rappelle leur invincibilité dans leur antre, depuis la victoire inaugurale contre Troyes (4-0).

    Pour faire monter l’ambiance, les 10 plus beaux buts dans les confrontations contre le PSG sont diffusés sur les écrans géants. Un classement établi par les internautes et qui voit la réalisation de Sydney Govou lors de la finale de Coupe de France en 2008 raflée la première place.

    L’entrée de Kevin Trapp en premier sur la pelouse est copieusement sifflée, comme celle de l’ensemble des Parisiens un peu plus tard tandis que les supporters franciliens, une fois en place dans leur « cage », tentaient timidement de donner de la voix.

    La peur de prendre une fessée est présente avant le début du match dans les esprits lyonnais bien que l’on entende une partie de supporters adverses se rassurer de l’absence de Marco Verratti.

    Côté échauffement, les Parisiens effectuent leur traditionnelle mise en route collective,  puis une petite opposition sur terrain très réduit avant de voir milieux et défenseurs travailler leurs passes, pendant que les attaquants s’essayent à la frappe.

    Et dès cet épisode, on ressent déjà que le trio offensif n’est pas dans un très grand jour. Une toute petite poignée de frappe seulement est cadrée, mais l’Allemand voit plutôt le ballon fuir le cadre. Même quand David Luiz vient terminer sa préparation d’avant-match par quelques tirs aux buts.

    L’entrée des joueurs est festive. Les virages sud et nord déploient leur tifo, tandis que des petits feux d’artifices au milieu de terrain enflamment un peu plus les supporters lyonnais.

    DÉCEPTION

    Coup d’envoi. Le match est à sens unique en 1e mi-temps. Les Parisiens ne sont vraiment pas dans leur assiette et sur une énième occasion, Maxwell Cornet ouvre le score, esseulé au deuxième poteau. Les supporters adverses expriment leur joie mais restent sur leurs gardes, méfiants envers la capacité des Parisiens de se sortir de toutes les situations.

    Mais devant la domination outrancière de l’OL, j’entends un supporter se prendre à rêver d’un 3-0. Sur le moment, je me dis qu’il s’enflamme un peu. A vrai dire, à la fin du match on se dit que ce pronostic aurait pu être vrai.

    Derrière, Paris joue à se faire peur, les sorties de balles se font sur le fil et le pressing lyonnais dérange énormément les joueurs de la capitale. Le milieu est complètement dépassé et les attaquants ne se montrent pas beaucoup non plus. A voir Laurent Blanc s’agiter sur le banc, on comprend aisément que l’entraîneur parisien est agacé de voir ses protégés jouer ainsi.

    Cavani passe quasiment toute la 1e mi-temps à défendre, jouant beaucoup trop bas sur le terrain. Il y a des espaces derrière la défense lyonnaise, mais Paris ne parvient pas à utiliser correctement le ballon.

    Les supporters lyonnais restent, eux, à l’affût. Sur un corner, la tête de Thiago Silva frôle le montant de son portier, tout le virage sud situé derrière le but, se lève presque comme un seul homme, croyant au but après avoir vu les filets trembler. Joie éphémère, c’était hors cadre. Mais, ce n’est que partie remise.

    Les esprits s’échauffent côté parisen. Thiago Motta y va de son mauvais geste et alors que le public du stade crie « rouge, rouge, rouge », l’arbitre de la rencontre, clément, opte pour un jaune.

    Alors que Paris semblait relever un peu la tête et parvenait à apporter un peu le danger par l’intermédiaire de T.Silva sur une tête, les Lyonnais ont d’abord une occasion de contre énorme. Depuis le stade, c’est une véritable armada de maillots blancs que l’on voit se projeter et le seul Van der Wiel est livré à lui même. Finalement, les Olympiens tardent à frapper et le retour in-extremis de Benjamin Stambouli repousse encore un peu l’échéance.

    Une des plus grosses frayeurs pour les Lyonnais est d’ailleurs une occasion de l’ancien Spurs, lancé dans la profondeur et stoppé par Lopes, sorti hors de sa surface. Une sortie que l’on croit illicite depuis notre position. Certains supporters adverses se regardent d’ailleurs, interrogateurs, se demandant s’il y avait faute ou non et gardant les yeux rivés sur l’arbitre.

    Finalement, Lyon double la mise dans le temps additionnel de la 1e mi-temps grâce à Darder qui se permet un sombrero sur le capitaine parisien. La défense de Paris, amorphe, repart aux vestiaires avec un désavantage de 2 buts. Les supporters de l’OL se mettent à y croire et commencent à chambrer les supporters parisiens qui avaient fait le déplacement en Rhône-Alpes. Ils descendent les escaliers le long de la « cage » parisienne en chantant « Popolopopopo ».

    MINCE ESPOIR

    Dès la fin du premier acte, Javier Pastore part à l’échauffement. La perspective de revoir El Flaco fait plaisir. Les Parisiens font leur retour sur la pelouse en avance, comme pour montrer un autre état d’esprit qu’avant la pause. Avec 10 premières minutes de meilleure facture, au cours desquelles, Lucas réussi à enrouler une frappe petit filet et fait renaître les espoirs parisiens.

    Jusqu’à la fin du match, les Parisiens tentent de façon désordonnée de forcer le destin. Mais, les Lyonnais exploitent bien les contres et c’est Trapp qui maintient le PSG dans le match.

    Côté tribunes, les Lyonnais ont encore du mal à croire en la victoire avec ce petit but d’avance. Ce n’est que lors des 5 dernières minutes que les supporters adverses se mettent à donner de la voix encore plus fort. Ca résonne dans le stade. Les sifflets grondent quand les Parisiens attaquent, les encouragements résonnent jusqu’à la dernière seconde pour pousser leurs joueurs.

    RECORD ENVOLÉ 

    Les joueurs lyonnais exultent au coup de sifflet final, comme les supporters. Les Gones se congratulent, certains joueurs entament même un tour d’honneur. On a l’impression d’une victoire historique, ça l’est cette saison, mais la joie est peut-être démultipliée par rapport à l’enjeu.

    Les Parisiens ont perdu leur premier match de la saison, et finalement c’est peut-être la joie première des supporters. « On a tapé les Parisiens, ils l’auront pas leur record », c’est l’idée générale qui ressort dans les travées du stade à la sortie. Les supporters se réjouissent d’avoir fait tomber les invincibles joueurs de la capitale jusqu’à maintenant en championnat.

    C’est la 1e équipe à les faire tomber, les Lyonnais restent ainsi invaincus dans leur stade, mais retourne vite dans leurs calculs pour la 3e place : « Monaco on pourra pas les rattrapper ». 

    Les Parisiens, eux, malgré la déception acceptent la défaite et entonnent « On est champion, on est champion » en réponses aux scènes de joies olympiennes.

    L’essentiel est là. Les records sont un artifice, une source de motivation supplémentaire peut-être. Dimanche soir, les Parisiens ont tout de même montrés une envie nettement en deçà de ses standards. Reste que Paris file sereinement vers son 4e titre d’affilée en Ligue 1.

    Une saison invaincue restera une utopie cette année, mais Paris reste en course dans toutes les compétitions et c’est bien là le plus important. On fera les comptes en fin de saison. Si Lyon sera peut-être la seule équipe à avoir fait chuter Paris, s’ils n’accrochent pas le podium, cette victoire ne restera qu’anecdotique.

     




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    • PSG4EVER

      Me suis barrer du stade a 15 minutes de la fin tellement notre equipe ma dégouté, avec une attitude pareil.
      surtt quand ta tous les beauf lyonnais a coté qui s’enflamme..
      bref match a oublier très vite…

      ps: ce qui me fait chier le plus c’est qu’on relance totalement la course a la 2eme place pour lyon… car monaco devra se déplacer chez nous, puis aller a Lyon, sans compter les points qu’ils vont surment perdre en route…

      • Pixie21

        J’étais au bloc 24, là où nos joueurs se sont entraînés. Je n’avais pas tant la rage que cela car j’étais avec des amis supporteurs des Gones et donc heureux et surtout parce que quitte à perdre, autant que ce soit mérité et face à un bel adversaire et c’était manifestement le cas. Maintenant, j’ai peur que les Verts morflent pour les Lyonnais…

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    EXCITATION

    Le stade se remplit progressivement, les supporters lyonnais arrivent par vagues pour ce qui s’annonce déjà le plus gros match de l’histoire du Parc OL. Une histoire débutée, il y a encore peu de temps. A leur arrivée, les Rhodaniens se rappelle leur invincibilité dans leur antre, depuis la victoire inaugurale contre Troyes (4-0).

    Pour faire monter l’ambiance, les 10 plus beaux buts dans les confrontations contre le PSG sont diffusés sur les écrans géants. Un classement établi par les internautes et qui voit la réalisation de Sydney Govou lors de la finale de Coupe de France en 2008 raflée la première place.

    L’entrée de Kevin Trapp en premier sur la pelouse est copieusement sifflée, comme celle de l’ensemble des Parisiens un peu plus tard tandis que les supporters franciliens, une fois en place dans leur « cage », tentaient timidement de donner de la voix.

    La peur de prendre une fessée est présente avant le début du match dans les esprits lyonnais bien que l’on entende une partie de supporters adverses se rassurer de l’absence de Marco Verratti.

    Côté échauffement, les Parisiens effectuent leur traditionnelle mise en route collective,  puis une petite opposition sur terrain très réduit avant de voir milieux et défenseurs travailler leurs passes, pendant que les attaquants s’essayent à la frappe.

    Et dès cet épisode, on ressent déjà que le trio offensif n’est pas dans un très grand jour. Une toute petite poignée de frappe seulement est cadrée, mais l’Allemand voit plutôt le ballon fuir le cadre. Même quand David Luiz vient terminer sa préparation d’avant-match par quelques tirs aux buts.

    L’entrée des joueurs est festive. Les virages sud et nord déploient leur tifo, tandis que des petits feux d’artifices au milieu de terrain enflamment un peu plus les supporters lyonnais.

    DÉCEPTION

    Coup d’envoi. Le match est à sens unique en 1e mi-temps. Les Parisiens ne sont vraiment pas dans leur assiette et sur une énième occasion, Maxwell Cornet ouvre le score, esseulé au deuxième poteau. Les supporters adverses expriment leur joie mais restent sur leurs gardes, méfiants envers la capacité des Parisiens de se sortir de toutes les situations.

    Mais devant la domination outrancière de l’OL, j’entends un supporter se prendre à rêver d’un 3-0. Sur le moment, je me dis qu’il s’enflamme un peu. A vrai dire, à la fin du match on se dit que ce pronostic aurait pu être vrai.

    Derrière, Paris joue à se faire peur, les sorties de balles se font sur le fil et le pressing lyonnais dérange énormément les joueurs de la capitale. Le milieu est complètement dépassé et les attaquants ne se montrent pas beaucoup non plus. A voir Laurent Blanc s’agiter sur le banc, on comprend aisément que l’entraîneur parisien est agacé de voir ses protégés jouer ainsi.

    Cavani passe quasiment toute la 1e mi-temps à défendre, jouant beaucoup trop bas sur le terrain. Il y a des espaces derrière la défense lyonnaise, mais Paris ne parvient pas à utiliser correctement le ballon.

    Les supporters lyonnais restent, eux, à l’affût. Sur un corner, la tête de Thiago Silva frôle le montant de son portier, tout le virage sud situé derrière le but, se lève presque comme un seul homme, croyant au but après avoir vu les filets trembler. Joie éphémère, c’était hors cadre. Mais, ce n’est que partie remise.

    Les esprits s’échauffent côté parisen. Thiago Motta y va de son mauvais geste et alors que le public du stade crie « rouge, rouge, rouge », l’arbitre de la rencontre, clément, opte pour un jaune.

    Alors que Paris semblait relever un peu la tête et parvenait à apporter un peu le danger par l’intermédiaire de T.Silva sur une tête, les Lyonnais ont d’abord une occasion de contre énorme. Depuis le stade, c’est une véritable armada de maillots blancs que l’on voit se projeter et le seul Van der Wiel est livré à lui même. Finalement, les Olympiens tardent à frapper et le retour in-extremis de Benjamin Stambouli repousse encore un peu l’échéance.

    Une des plus grosses frayeurs pour les Lyonnais est d’ailleurs une occasion de l’ancien Spurs, lancé dans la profondeur et stoppé par Lopes, sorti hors de sa surface. Une sortie que l’on croit illicite depuis notre position. Certains supporters adverses se regardent d’ailleurs, interrogateurs, se demandant s’il y avait faute ou non et gardant les yeux rivés sur l’arbitre.

    Finalement, Lyon double la mise dans le temps additionnel de la 1e mi-temps grâce à Darder qui se permet un sombrero sur le capitaine parisien. La défense de Paris, amorphe, repart aux vestiaires avec un désavantage de 2 buts. Les supporters de l’OL se mettent à y croire et commencent à chambrer les supporters parisiens qui avaient fait le déplacement en Rhône-Alpes. Ils descendent les escaliers le long de la « cage » parisienne en chantant « Popolopopopo ».

    MINCE ESPOIR

    Dès la fin du premier acte, Javier Pastore part à l’échauffement. La perspective de revoir El Flaco fait plaisir. Les Parisiens font leur retour sur la pelouse en avance, comme pour montrer un autre état d’esprit qu’avant la pause. Avec 10 premières minutes de meilleure facture, au cours desquelles, Lucas réussi à enrouler une frappe petit filet et fait renaître les espoirs parisiens.

    Jusqu’à la fin du match, les Parisiens tentent de façon désordonnée de forcer le destin. Mais, les Lyonnais exploitent bien les contres et c’est Trapp qui maintient le PSG dans le match.

    Côté tribunes, les Lyonnais ont encore du mal à croire en la victoire avec ce petit but d’avance. Ce n’est que lors des 5 dernières minutes que les supporters adverses se mettent à donner de la voix encore plus fort. Ca résonne dans le stade. Les sifflets grondent quand les Parisiens attaquent, les encouragements résonnent jusqu’à la dernière seconde pour pousser leurs joueurs.

    RECORD ENVOLÉ 

    Les joueurs lyonnais exultent au coup de sifflet final, comme les supporters. Les Gones se congratulent, certains joueurs entament même un tour d’honneur. On a l’impression d’une victoire historique, ça l’est cette saison, mais la joie est peut-être démultipliée par rapport à l’enjeu.

    Les Parisiens ont perdu leur premier match de la saison, et finalement c’est peut-être la joie première des supporters. « On a tapé les Parisiens, ils l’auront pas leur record », c’est l’idée générale qui ressort dans les travées du stade à la sortie. Les supporters se réjouissent d’avoir fait tomber les invincibles joueurs de la capitale jusqu’à maintenant en championnat.

    C’est la 1e équipe à les faire tomber, les Lyonnais restent ainsi invaincus dans leur stade, mais retourne vite dans leurs calculs pour la 3e place : « Monaco on pourra pas les rattrapper ». 

    Les Parisiens, eux, malgré la déception acceptent la défaite et entonnent « On est champion, on est champion » en réponses aux scènes de joies olympiennes.

    L’essentiel est là. Les records sont un artifice, une source de motivation supplémentaire peut-être. Dimanche soir, les Parisiens ont tout de même montrés une envie nettement en deçà de ses standards. Reste que Paris file sereinement vers son 4e titre d’affilée en Ligue 1.

    Une saison invaincue restera une utopie cette année, mais Paris reste en course dans toutes les compétitions et c’est bien là le plus important. On fera les comptes en fin de saison. Si Lyon sera peut-être la seule équipe à avoir fait chuter Paris, s’ils n’accrochent pas le podium, cette victoire ne restera qu’anecdotique.

     

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