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PSG / ASM vu du Parc: Une fête gâchée et un "Tour d'honneur" dans le rond central

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PSG / ASM vu du Parc: Une fête gâchée et un « Tour d’honneur » dans le rond central

Dimanche dernier, le Paris Saint-Germain recevait l’AS Monaco en clôture de la 31e journée de Ligue 1. C’était le premier match en tant que champions pour les Parisiens et une rencontre importante dans la course à la 2e place pour les Monégasques. Nous étions dans les tribunes du Parc des Princes et voici comment nous avons pu vivre cette rencontre.

Une heure avant le coup d’envoi, le Parc et ses alentours sont déjà plutôt bien remplis. Cela s’explique facilement, puisque les supporters sont là pour faire la fête avec les joueurs, une semaine après l’obtention du titre à Troyes (0-9).

D’ailleurs, quelques chants « On est champion » et « Merci Paris » sont lancés dans les tribunes. Même si, malheureusement, toutes les tribunes ne les reprennent pas avec force. Une première déception dans cette soirée.

Mais avant de passer à l’entrée des joueurs pour l’échauffement et à l’ambiance qui doit aller avec, on a pu noter que la pelouse du Parc des Princes était particulière trempée, bien qu’il n’ait pas vraiment plu dans la journée. Difficile de savoir si c’était une volonté (pour se préparer à un déplacement à Manchester?) ou un problème technique.

Toujours est-il que Trapp commence l’échauffement avant les autres, comme d’habitude, et les joueurs rentrent sur le terrain. A noter que ce n’est pas la musique habituelle Smells like teen spirit de Nirvana qui est joué dans les haut-parleurs, mais We are the champions de Queens, un choix un peu surprenant mais s’il est compréhensible, puisque l’on fête un titre.

Seulement, la fête ne dure pas vraiment, le temps d’applaudir les choix et chanter timidement pour ceux qui connaissent les paroles de la chanson. Très vite, l’échauffement reprend son cours normal. On peut noter même un certain professionnalisme pour un match qui n’a pourtant pas de vrai enjeu pour les Parisiens.

Cela se voit à l’application que les joueurs mettent dans leur échauffement, avec notamment un jeu de possession de balle intense, un Thiago Motta qui se replace au sprint sur l’exercice de frappes et Lucas qui enchaîne les coups-francs jusqu’à trouver la lucarne de Sirigu, qui assure comme d’habitude la fin de l’échauffement.

Les joueurs semblent vouloir faire un grand match, et le Parc est prêt à célébrer le titre autour d’une belle performance. D’ailleurs, au « scandomètre » de la composition d’équipe, il est très difficile d’établir un vainqueur. Tous les joueurs sont acclamés par le public, sauf les plus jeunes, qui doivent encore se faire connaître. Alec Georgen a dû avoir du mal à entendre son nom depuis les couloirs du Parc.

En début de match, l’ambiance est satisfaisante, les supporters apprécient le match, les tribunes Boulogne et Auteuil chantent. Aux chants habituels s’ajoutent encore les « On est champion, on est champion ». Le but d’Ibrahimovic fait se lever une partie du Parc, mais l’arbitre siffle un hors-jeu. Rien de choquant vu des tribunes, mais il y a plus tard de la frustration d’apprendre que le but était valide. Zlatan aurait peut-être fait un meilleur match et donc éviter de nombreuses critiques dans les tribunes.

Reste que le but a été refusé et au fil des loupés parisiens les joueurs comme les supporters semblent se lasser un peu. Il y a moins de bruit, moins de jeu. La mi-temps arrive calmement, sans sifflet ni applaudissement.

D’ailleurs, après les jeux qui ont lieu sur la pelouse pendant la mi-temps, le match reprend presque dans l’indifférence. C’est courant que les supporters ne soient pas tous revenus de la buvette ou encore en train de refaire la mi-temps à leur place, mais cette reprise est particulièrement passée inaperçue.

Si les tribunes finissent par se réveiller un peu et entonner quelques encouragements, l’ouverture du score monégasque est un vrai coup de massue. Il est alors évident que la fête est un peu gâchée, à moins que l’équipe ne fasse une grande remontée. Mais l’erreur incompréhensible de David Luiz achève l’espoir de voir une belle victoire.

Certains sortent alors le discours habituel « si on fait ça contre Manchester (City, que le PSG affronte en quart de finale de Ligue des Champions, ndlr), on va se faire punir/ pas passer/ prendre des buts ». C’est vrai évidemment, mais il y a assez peu de chances que Paris aborde de la même façon un quart de finale de Champions League et un match d’un championnat déjà gagné.

D’ailleurs, plusieurs répondent « mais on est déjà champion! T’es fou, on s’en fiche de ce match, ce qui compte ça sera de battre Manchester.. les joueurs ont que ça en tête! ». Et un chant est même lancé dans le Parc « On s’en fout on est champion ». C’est aussi un peu l’état d’esprit des joueurs.

S’ils essayent de mettre des buts quelques fois, on sent qu’ils ne se font pas violence. Ils avaient envie de gagner en début de match, mais cela ne mérite pas de tout donner à 0-2.

On peut tout de même noter dans cette fin de match que Thiago Motta est sorti sous les sifflets. Plus que sa performance du soir, c’est sa triste forme des dernières semaines agacent, alors qu’il a demandé à être mieux valorisé l’été dernier, ce qui lui a permis d’obtenir un meilleur salaire.

Mais la plus grosse déception de la soirée reste pour le « Tour d’honneur » annoncé par le club avant le match. Si l’on veut bien dire que la défaite 0-2 n’a pas beaucoup d’importance puisqu’il faut fêter le titre, il aurait fallu en effet faire la tête.

Plusieurs supporters sont partis avant la fin du match, comme d’habitude. Mais nombreux étaient ceux à être restés après le coup de sifflet final, prêts à oublier le score pour célébrer un titre joliment obtenu.

Les joueurs se présentent alors dans le rond central et on s’attend à ce qu’ils fassent le tour du terrain pour saluer les supporters. Il n’en est rien, des applaudissements pendant 30 secondes (le temps qu’il faut pour faire le tour du rond central) et ils regagnent le vestiaire face à des supporters perplexes qui n’attendaient que les joueurs pour lancer la fête. Ils ont été professionnels, sont venus sur le terrain pour jouer, sont restés un peu à la fin, mais on aurait aimé un peu plus de folie et de joie.

Finalement, la phrase la plus répétée dans les tribunes à cet instant résume assez bien cette soirée « festive » : « C’est tout? »

La fête est donc remise à plus tard, certainement lors du dernier match de la saison au Parc face à Nantes certainement, en espérant un peu plus de joie de la part des supporters et des joueurs;

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