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Bruno Roger-Petit "Avec ce nouveau dérapage d’Aurier, de quoi Laurent Blanc est-il le nom ?"

Autour du PSG

Bruno Roger-Petit « Avec ce nouveau dérapage d’Aurier, de quoi Laurent Blanc est-il le nom ? »

Par le biais de son Blog sur Sport 24, Bruno Roger-Petit a évoqué l’affaire Aurier. Comme d’habitude celui-ci y voit un désaveu pour Laurent Blanc et s’en explique en ces termes :

« Cette nouvelle affaire Aurier met à mal, encore, l’autorité de l’entraîneur parisien.
Souvenons-nous. Au lendemain de l’affaire du Periscope, Laurent Blanc avait fait savoir tout le mal qu’il pensait de Serge Aurier. Puis, durant les quelques semaines de suspension qui avaient frappé le joueur, il n’avait dissimulé l’agacement qu’il éprouvait chaque fois que la question lui était posée sur le destin du fautif. Les observateurs en venaient même à penser qu’Aurier sortant de suspension aurait bien du mal à retrouver une place au soleil du PSG. Et là, miracle !

A peine sorti de suspension, voilà que Blanc avait titularisé Aurier sans regimber, allant jusqu’à en faire le titulaire d’un improbable quart de finale de Ligue des Champions contre Manchester City. Résultat : un match pathétique d’Aurier, responsable d’un but. Et rebelote au match retour(…) Le choc engendré par ce choix de Blanc avait été d’autant plus grand que l’on avait compris que ce choix résultait des pressions exercées par certains joueurs sur Laurent Blanc, de manière à ce que dernier optât pour le beau Serge plutôt que pour Van der Wiel. Ou Marquinhos. Et le pire, c’est que ce double naufrage d’Aurier s’est poursuivi, pour qui voulait bien le voir, jusqu’au terme de la saison (…) Avec ce nouveau dérapage d’Aurier, de quoi Laurent Blanc est-il le nom ?

Parce qu’à la fin, il faut bien le dire : cet incident montre et démontre que le défenseur du PSG n’a tiré aucune leçon de son incartade précédente. Ce qui signifie que personne n’a de prise sur lui. Et surtout pas Laurent Blanc. L’autorité de l’entraîneur du PSG est plus que mise en question par cette nouvelle affaire. […] Laurent Blanc n’a plus le choix. Il doit désormais demander plus qu’une sanction exemplaire pour Aurier. Il doit faire du Mourinho, demandant à Chelsea de virer Mutu ou à l’Inter Milan de dégager Adriano (…) Il en va de son autorité auprès des joueurs. Mais aussi auprès de l’opinion publique qui, forte des exemples de coachs tels que Simeone, Zidane, Guardiola ou Mourinho se demande de plus en plus s’il y a un pilote dans l’avion du PSG ».

Si l’on peut être d’accord sur la façon dont le journaliste accable Aurier on a du mal à comprendre son raccourci qui l’amène à y voir une remise en cause de Laurent Blanc sans même parler de remise en cause du club et de Nasser Al-Khelaïfi.
Après avoir fait amende honorable suite à l’épisode Périscope, le latéral parisien se devait d’apprendre de son erreur et recommencer à bosser pour être à nouveau performant sur le terrain. Au regard des différentes informations que nous avons pu glaner ici et là, force est de constater qu’il n’en est rien. Alors plutôt que de caricaturer cet incident en un camouflet pour le Cévénol, il faudrait élargir la vision au Paris Saint-Germain. Si les faits sont avérés, car on rappelle qu’il existe la présomption d’innocence, Serge Aurier a commis là une erreur dont il ne devrait pas sortir indemne, car même si il n’a pas porté de coup, toutes les sources s’accordent à dire que celui-ci s’est mal comporté.

Au passage, Roger-Petit inclue Zidane dans la caste des Simeone, Guardiola ou Mourinho, une récompense après la Champions League gagnée le week-end dernier avec le Real Madrid? Si c’est le cas c’est aller vite en besogne, car jusqu’à preuve du contraire l’institution du Real est bien plus forte que celle du PSG et surtout, Zizou n’a pas été confronté à l’équivalent d’un Aurier à Madrid. Mais ne nous égarons pas et revenons au club de la capitale.

La personne qui devra s’exprimer sur le cas Aurier au PSG, c’est Nasser Al-Khelaïfi, car le joueur en est à sa 3e incartade en 18 mois, parce que la dernière remonte au mois de février et qu’à un moment donné il serait temps que le club adopte une position ferme et définitive sur son cas. Soit on part du postulat que le joueur est si talentueux qu’on lui permet ses « sorties de route » soit on estime que le club est au dessus des joueurs et on prend une sanction à son encontre.

Le journaliste a raison, l’épisode Périscope a confirmé le manque d’emprise qu’a Laurent Blanc sur l’équipe, et notamment sur Serge Aurier qui a un côté « incontrôlable ». Si le championnat était encore en cours, la pression serait clairement sur le Cévénol dont on scruterait les prochaines compositions d’équipe. Mais le championnat est terminé et c’est aux dirigeants parisiens de prendre position.
Montrer au monde du football que le PSG grandit, c’est aussi gérer correctement ce genre de situation, c’est ce que l’on attend de notre président.

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