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Ceará : « Si on ne veut plus de moi…»

Comme quelques autres joueurs de l’effectif, Marcos Ceará a vécu une deuxième partie de saison difficile au PSG. Très peu sollicité par Carlo Ancelotti, le défenseur brésilien est resté sur le banc des remplaçants ou en tribunes et n’a pas vraiment compris certains choix de son entraîneur. Il souhaite toutefois aller jusqu’au bout de son contrat, qui prendra fin en juin 2013.

« C’est difficile de parler d’avenir. Mais mes intentions sont très claires : je veux continuer l’aventure au PSG. C’est mon club de cœur. J’aimerais au moins honorer ma dernière année de contrat. Comme nous étions engagés dans la course au titre, il n’y avait pas de place pour les questions personnelles. Maintenant que la saison est finie, j’imagine qu’il y aura prochainement des discussions. Mais je sais aussi que j’ai bientôt 32 ans (NDLR : le 16 juin), qu’il ne me reste qu’un an de contrat et que de nouveaux joueurs à mon poste pourraient être recrutés. C’est la loi du football. Quand je suis arrivé à Paris en 2007, il y avait Bernard Mendy. Son contrat se terminait et il a fini par partir pour que je puisse avoir la place. C’est un cycle. Il faut être préparé pour ce moment-là », a déclaré Ceará dans Le Parisien, lui qui semble résigné à l’idée de quitter le club cet été.

Pourtant, il espère de tout coeur rester mais il sait que cela ne dépend pas forcément de lui. « J’ai l’envie profonde de rester au PSG. Mais encore faut-il qu’elle soit partagée. Si on ne veut plus de moi, je ne me vois pas rester. Si le PSG recrute cet été un autre latéral droit, ce sera aussi compliqué, car je n’aurai pas beaucoup de place dans l’équipe. Or, j’ai encore devant moi 3 ou 4 années où j’ai besoin de jouer. Le PSG a un projet ambitieux auquel j’adhère. Le club est beaucoup plus important que nos situations personnelles. Même si on est un peu frustrés de ne pas avoir décroché le titre, on a vécu une super saison. Mais je ne vais pas être hypocrite : j’ai souffert. Je n’ai pas eu beaucoup d’opportunités de montrer que je pouvais aider l’équipe. Au début, je jouais, j’étais un des leaders. Puis, malheureusement, j’ai eu des mauvaises surprises. Je respecte les décisions prises. Mais certaines choses furent compliquées. Quand le nouvel entraîneur est arrivé, il m’a titularisé lors du premier match amical contre l’AC Milan. Mais, lors de la rencontre suivante, en Coupe de France (Locminé), je me retrouve sur le banc alors qu’un défenseur central (Bisevac) joue latéral droit. Et cela s’est encore reproduit sur d’autres matchs. Je n’ai pas eu d’explications. C’est le droit de l’entraîneur. Mais cette situation n’est pas facile à vivre. Je n’ai jamais eu de problème avec la concurrence. Elle a toujours existé avec Jallet. Mais quand un troisième joueur dont ce n’est même pas le poste joue latéral droit, sans que je sache pourquoi, c’est plus difficile à accepter. »

Et même s’il n’a pas toujours compris les choix de Carlo Ancelotti, le latéral brésilien n’en veut pas à son coach et sait que cela fait partie de la vie d’un footballeur de haut niveau. « Non. La colère, la rancœur ne sont pas des sentiments qui prennent place dans mon cœur. Je sais aussi que, dans le football, on ne te fait jamais de cadeaux. Je suis déjà très reconnaissant à Dieu pour ces cinq saisons très enrichissantes. Et peut-être, et je dis bien peut-être, que si je quitte le club cet été je le ferai la tête haute en me disant que j’ai contribué à aider Paris à atteindre cet objectif de la Ligue des champions », a conclu Ceara, qui occupe actuellement une place d’extra-communautaire dan l’effectif parisien, ce qui ne devrait pas l’aider au moment de parler de son futur avec ses dirigeants.

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