Ligue 1
Al-Khelaïfi contraint par la loi de quitter sa place au sein du football français ?
Le 29 juin dernier, un vote important pour le sport en France a été lancé à l’Assemblée National. Il s’agit de la proposition de loi, déjà adoptée par le Sénat, pour la réforme du sport professionnel et notamment le football. Dans les changements importants, l’article 8 devrait pousser Nasser Al-Khelaïfi à changer ses fonctions. Il est en effet notamment président du Paris Saint-Germain et de beIN Media Group, avec une place importante au sein de la Ligue de Football Professionnel (LFP). Ce qui pose parfois la question d’un conflit d’intérêts, ce que le changement de loi veut justement arrêter. C’est L’Equipe qui détaille ce dossier ce samedi.
« C’est Nasser al-Khelaïfi qui est visé »
« l’article 8 veut limiter les conflits d’intérêts régulièrement pointés du doigt dans le foot lorsqu’il y a débats sur les futurs diffuseurs et les droits télé.
C’est Nasser al-Khelaïfi qui est visé puisque le Qatarien est à la fois président du PSG et de beIN Media Group, la maison mère des chaînes beIN Sports. Le dirigeant, qui siège au Conseil d’administration de la LFP (où il a aussi placé Victoriano Melero, son directeur général, en tant que patron du syndicat des clubs), est accusé d’influencer les décisions sur ce sujet ô combien crucial pour les revenus des clubs : beIN Sports France diffuse la L2 et détenait un match de L1 en 2025-26.
« Dans l’entourage du patron parisien, on ironise »
En l’état, Al-Khelaïfi ne pourra donc plus selon la loi siéger dans les instances de la gouvernance du foot français. Dans l’entourage du patron parisien, on ironise sur cette disposition en rappelant qu’il est souvent demandé à « NAK » son avis sur ces questions et qu’il se met en retrait lors des votes. »
Attention, l’adaptation de Nasser Al-Khelaïfi n’est pas encore acté. Cependant, la loi semble en effet bien viser sa multiplication de casquettes, souvent pointé du doigt au sein du football français. C’est même un axe classique pour expliquer les difficultés financières de ce dernier. Ce qui n’est pas forcément justifié, puisque les soucis ont bien d’autres raisons. Mais un doute est possible et la critique est facile, avec des tensions importantes. Eviter la situation a du sens. Sans oublier que cela pourrait aussi arriver avec d’autres dirigeants.
Maintenant, il y a plusieurs solutions pour l’actuel président du PSG et de beIN Media Group. Se battre face à la loi semble risqué, quitter sa place au sein du club parisien serait une vraie surprise. Et sans doute regrettable, alors qu’il a une place importante aussi dans le football européen. Le plus logique semble être d’avoir un remplaçant au sein de beIN.
On attendra pour voir ce qui est mis en place exactement, ce sont des domaines terriblement complexes et avec des coulisses qui nous échappent.








