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Safonov dévoile ce que Luis Enrique a profondément changé chez lui
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Safonov dévoile ce que Luis Enrique a profondément changé chez lui

À 27 ans, Matvey Safonov, gardien du Paris Saint-Germain, affiche une volonté intacte de progresser et de s’imposer dans la durée. Dans un entretien accordé au Parisien, le portier russe revient sur son intégration, son travail quotidien, l’influence de Luis Enrique et cette obsession du détail qui nourrit son évolution.

Safonov « Paris est indissociable de l’Arc de Triomphe »

« Mon monument préféré, c’est l’Arc de Triomphe. Je l’ai aperçu pour la première fois le jour de la signature de mon contrat. J’étais à l’arrière d’un van, les yeux rivés sur mon téléphone, et lorsque j’ai levé la tête, je l’ai vu. C’était tout simplement magnifique. J’ai immédiatement été frappé par sa grandeur et sa majesté.

Depuis ce jour, pour moi, Paris est indissociable de l’Arc de Triomphe. Je n’habite pas loin et c’est devenu un repère rassurant. Au printemps, j’adore monter au sommet. La vue verticale sur la ville, avec les arbres et les avenues qui s’élancent en ligne droite de tous les côtés, est incroyable. Pour moi, c’est la plus belle place de Paris. »

Deux ans après son arrivée, Safonov ne parle plus de Paris comme d’une simple étape professionnelle. Le gardien russe s’est construit des repères dans la capitale et semble désormais pleinement installé dans son nouvel environnement. Une intégration personnelle qui accompagne aussi son évolution au sein du PSG.

Safonov « Apprendre le français est devenu mon principal hobby »

« Apprendre le français est devenu mon principal hobby, et je continue en parallèle de perfectionner mon anglais. Durant mes dernières vacances, j’ai multiplié les activités et les entretiens. Les langues étrangères facilitent énormément les choses. Il m’arrive fréquemment d’envoyer un message à mes professeurs pour caler un cours d’un jour sur l’autre selon mes disponibilités.

Mon objectif de devenir totalement bilingue ? Je pense qu’il est impossible de parler une langue étrangère à la perfection. Pour moi, la plus grande difficulté réside dans la distinction entre le masculin et le féminin. L’usage de « le » et « la » est un défi permanent car en russe, les genres sont souvent inversés. En revanche, la distinction entre « un » et « une » reste un mystère. Quand je vais à la boulangerie, pour éviter de me tromper entre « un » ou « une » baguette, je dis simplement : « Je vais en prendre deux ! » C’est beaucoup plus facile (rires). »

Cette implication illustre une volonté d’aller bien au-delà du strict travail effectué au Campus PSG. Safonov cherche à progresser dans tous les domaines susceptibles de faciliter son quotidien et son intégration dans le groupe.

Safonov « Parler la langue locale est une question de respect »

« J’habite ici depuis deux ans et, pour moi, prendre des cours de français est une marque de respect. Quand un étranger arrive dans un nouveau pays, parler la langue locale est une question de respect vis-à-vis de la ville qui l’accueille, mais aussi du Paris Saint-Germain. »

Pour un gardien, la maîtrise de la langue possède également un intérêt sportif évident. Safonov doit constamment communiquer avec sa défense et transmettre des informations rapidement. Son apprentissage du français participe donc à la fois de son intégration personnelle et de sa progression dans le collectif parisien.

Safonov « Il faut se réinventer à chaque entraînement »

« J’observe beaucoup de gardiens et je m’inspire de tout le monde. Pour moi, le gardien idéal n’est pas une seule personne mais plusieurs. Il est impossible d’élire le meilleur gardien de l’histoire car le football évolue constamment : le jeu s’accélère, les attaquants s’améliorent, les règles changent chaque année. Rien n’est figé, il faut se réinventer à chaque entraînement. »

Cette recherche permanente colle particulièrement aux exigences du poste au PSG. Sous Luis Enrique, le gardien ne doit plus seulement arrêter des tirs : son jeu au pied, sa lecture des espaces et sa capacité à participer à la première relance prennent une importance considérable. Safonov assume ainsi l’idée que son jeu doit continuer à évoluer.

Safonov « Le PSG m’offrait une nouvelle énergie »

« J’ai beaucoup de chance d’avoir croisé sa route à ce moment précis de ma carrière. J’en avais besoin. Je commençais à ressentir une certaine stagnation dans ma progression. C’est à ce moment-là que le PSG s’est manifesté, m’offrant une nouvelle énergie et de fantastiques perspectives d’évolution. Luis Enrique m’a énormément apporté. »

Le choix du PSG apparaît donc comme un véritable tournant dans la carrière du Russe. Safonov ne présente pas son arrivée à Paris uniquement comme un changement de dimension sportive : il évoque surtout la possibilité de relancer une progression qu’il jugeait lui-même ralentie.

Safonov « Ma première saison a été très riche »

« Ma première saison a été très riche. C’est rare pour une doublure de disputer 17 matchs officiels. C’était une excellente expérience. La deuxième année a été différente mais tout aussi enrichissante. »

Malgré un statut qui ne lui garantissait pas une place de titulaire, Safonov a rapidement obtenu du temps de jeu. Une première saison qui lui a permis de découvrir les exigences parisiennes avant de connaître une situation beaucoup plus difficile lors de l’exercice suivant.

Safonov « J’ai fourni un travail colossal »

« J’ai fourni un travail colossal. Psychologiquement, cela a été difficile car le club a recruté un nouveau gardien, Lucas Chevalier, qui a commencé titulaire. Je suis resté sur le banc pendant trois ou quatre mois, soit une vingtaine de matchs. Puis, la situation a basculé. »

C’est sans doute dans cette période que l’état d’esprit de Safonov ressort le plus clairement. Relégué sur le banc pendant plusieurs mois, le gardien n’a pas décroché. Il insiste au contraire sur la quantité de travail réalisée avant que la hiérarchie ne finisse par évoluer.

Safonov « Sans Luis Enrique, vous n’auriez pas le même gardien »

« Ces deux dernières années ont été cruciales : j’ai profondément changé sur les plans psychologiques, physique et tactique. Sans Luis Enrique, vous n’auriez pas le même gardien face à vous aujourd’hui. »

L’hommage adressé à Luis Enrique est particulièrement fort. Safonov considère aujourd’hui son passage sous les ordres de l’Espagnol comme déterminant dans sa transformation. Une progression qu’il ne limite d’ailleurs pas au terrain puisqu’il insiste autant sur son évolution mentale que physique et tactique.

Safonov « C’est avant tout une bataille psychologique »

« C’est avant tout une bataille psychologique. De nos jours, avec la vidéo, tout le monde s’analyse. Je passe beaucoup de temps à décortiquer les habitudes des attaquants. Ce n’est plus un secret pour personne, on a beaucoup vu ma fameuse serviette sur laquelle je note toutes mes fiches sur les tireurs. »

Safonov confirme ici à quel point la préparation occupe une place importante dans son approche des penaltys. Sa réussite ne repose pas seulement sur l’instinct : le Parisien cherche à accumuler les informations pour anticiper au mieux le choix du tireur.

Safonov « Pour moi, ce n’est pas une corvée, c’est un jeu »

« J’aime cet exercice ? Beaucoup. Pour moi, ce n’est pas une corvée, c’est un jeu, et je trouve cela fascinant. En Russie, je m’amusais parfois à demander après coup aux attaquants où ils avaient prévu de frapper. C’était une sorte d’exercice mental que je faisais avec des joueurs dont j’étais proche. C’est très intéressant pour vérifier si votre lecture du jeu était la bonne. »

Cette curiosité résume finalement assez bien le discours de Safonov. Qu’il s’agisse des langues, de son jeu ou de l’étude des penaltys, le gardien cherche constamment à comprendre et à progresser. Une envie qui explique aussi pourquoi il présente ses deux années au Paris Saint-Germain comme une période aussi importante dans sa carrière.

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