Autour du PSG
PSG/Arsenal – « Ce poison dans mes veines », Arteta peine à s’en remettre
Mikel Arteta n’a toujours pas tourné la page de la finale de Ligue des champions perdue contre le Paris Saint-Germain. Dans des propos accordés à The Athletic et relayés par Le Parisien, l’entraîneur d’Arsenal évoque une déception encore vive, qu’il souhaite conserver pour en faire un moteur.
Mikel Arteta « J’ai toujours ce poison dans mes veines »
« J’ai toujours cette cicatrice, comme le dit Arsène »
« J’ai toujours ce poison dans mes veines. Il doit rester là, car c’est ainsi qu’on apprend et cela va sans doute être un formidable moteur pour moi et pour tout le monde »
Le titre de champion d’Angleterre, obtenu après 22 années d’attente, n’a donc pas tout effacé. Cela se comprend : perdre une finale aux tirs au but, après un match terminé à 1-1, laisse largement de quoi refaire la soirée dans sa tête. Pour le PSG, ces mots donnent aussi une mesure de ce que représente ce sacre chez l’adversaire.
Quatre mois plus tard, Arteta reste marqué. Sa volonté de transformer cette frustration en motivation est compréhensible, même si entretenir la douleur ne suffit pas à progresser. Tout l’enjeu est de lui donner une utilité dans le travail, sans rester prisonnier du résultat. Dès l’après-match, Arteta avait aussi exprimé son admiration pour le jeu parisien et le travail de Luis Enrique.
Mikel Arteta « Il faut s’améliorer, fin de l’histoire. »
« Je félicite le PSG et en particulier Luis Enrique car selon moi, c’est la meilleure équipe au monde. Ce qu’ils sont capables de faire avec le ballon, c’est du jamais-vu. Il faut s’améliorer, fin de l’histoire. »
C’est sans doute le point le plus intéressant pour Paris : Arteta ne saluait pas seulement le vainqueur, mais ce qu’il produisait avec le ballon. Une finale décidée aux tirs au but ne permet pas, à elle seule, de décréter un immense écart entre deux équipes.
Son appréciation du jeu du PSG porte donc davantage que le simple résultat. Et sa dernière phrase a le mérite d’être nette : la déception appelle du travail. On comprend ses regrets, sans avoir besoin de les tourner en ridicule. Côté parisien, entendre un adversaire aussi touché reconnaître cette qualité de jeu donne une saveur supplémentaire à la victoire.







