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Bayern/PSG - Duluc revient sur "le match dingue mais magnifique"

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Bayern/PSG – Duluc revient sur « le match dingue mais magnifique »

Ce mercredi, le Paris Saint-Germain a créé la sensation en allant s’imposant à l’Allianz Arena face au Bayern Munich en quarts de finale aller de la Ligue des champions 2020-2021 (2-3, à revivre ici). Tombés face aux Munichois en finale de la dernière édition, les hommes de Mauricio Pocchetino ont cette fois remporté cette manche avec un collectif impliqué et solidaire, et ce presque à chaque instant. Vincent Duluc, journaliste pour le journaliste L’Equipe, est revenu sur cette soirée européenne et les indications (voire les promesses) qu’elle laisse entrevoir pour le match retour au Parc des Princes mardi prochain.

“Si on était raisonnables, on rappellerait immédiatement qu’il n’y a rien à célébrer, et que le sens de ce match dingue et magnifique est surtout de continuer, une semaine de plus, à avoir une trouille bleue. Mais si on était raisonnables, on n’aimerait pas autant ces soirées brûlantes, ces parfums d’épopée, cette mythologie des matches sous la neige, et ces victoires arrachées à toute logique, bien plus qu’au hasard.

Duluc « le PSG est capable de tout. »

Une vérité : l’exploit du PSG, provisoire mais somptueux, est la victoire de plusieurs choses mais pas celle du jeu, ni celle de la solidité. Les Parisiens auraient pu en prendre sept. Cela aurait été la logique même d’un match qui a consolidé la sanctification de Navas, mais qui a également répondu à deux questions essentielles d’un même élan : oui, le PSG est capable de tout quand Neymar et Mbappé sont à ce point à la hauteur de leur talent et de l’événement, et oui, il sait faire naître un sentiment d’équipe dans l’adversité, ou bien dans ses bons jours. […] 

Plusieurs éléments constitutifs de l’épopée européenne ont traversé la soirée. Ce matin, on ne sait toujours pas vraiment quelle équipe est le PSG sur la durée, mais on sait au moins, quelle équipe il peut être sur une soirée où se joue son destin. […] 

Duluc « nous nous souviendrons que l’espoir ne coûte pas beaucoup plus cher que l’inquiétude.“

Cette soirée aura été la mise en lumière des sans-grades, des obscurs, de Danilo à Gueye. Demain, quand nous serons parvenus à être redevenus raisonnables, il sera l’heure de songer qu’il y a un match retour et de nous en inquiéter. Mais, dans un même élan, nous nous souviendrons que l’espoir ne coûte pas beaucoup plus cher que l’inquiétude.“

Une résistance et une efficacité à souligner.

Revenir de ce déplacement avec des certitudes quant aux chances parisiennes de se qualifier serait probablement une erreur, tant ce match aurait pu basculer (et largement) dans l’autre sens. Le collectif bavarois est un des meilleurs d’Europe actuellement et comme l’a montré cette rencontre, sait apporter le danger à chaque instant. Et ce même sans son buteur fétiche Robert Lewandovski (32 ans, forfait aussi pour le retour). En face, le PSG a su répondre en défendant bas avec envie, mais toujours de la bonne façon, et en profitant au maximum des contre-attaques, imitant ainsi la plupart de ses adverses de Ligue 1. Et comme le club parisien l’a déjà expérimenté trop de fois cette saison en championnat, ce n’est pas toujours l’équipe la mieux armée ou simplement la plus offensive qui repart avec la victoire.

Et si on cherche des explications et des informations rassurantes, on peut quand même chercher, aussi paradoxal que cela puisse paraitre, du côté des 31 tirs subis (12 cadrés) pour seulement 6 tentés (4 cadrés) sans rester bloqué pour autant sur cette simple statistique. Il faut y voir l’abnégation et la concentration sur chaque action en gardant la confiance en ses coéquipiers jusqu’à immiscer le doute dans la tête de son adversaire. Continuer à y croire jusqu’au bout sans faillir, telle est la mission réussie et celle qui reste à venir pour continuer à rêver plus grand.

Avec 3 buts marqués, l’attaque a montré qu’elle peut être sérieuse et concentrée, les erreurs commises par le Bayern l’ont certes aidée mais peuvent aussi être le signe d’une certaine nervosité face à l’armada parisienne. Avec seulement 2 buts encaissés, le club parisien prouve une fois encore qu’il a réussi le casse du siècle en faisant venir Keylor Navas pour une bouchée de pain. Mais cela n’est pas la seule explication et encore une fois l’état d’esprit des Parisiens est à prendre en compte.

Un bel état d’esprit à garder.

Fini le bloc fébrile et vite désorganisé, aujourd’hui le bloc est resté soudé et ce même malgré la sortie malheureuse de Marquinhos. Il a tangué mais pas coulé, la devise de la ville de Paris aura souvent été utilisée pour décrire cette saison, trop peut-être. Mais qu’importe, le PSG est là et toujours là et a le luxe d’avoir son destin entre ses mains. Bien sûr, il faudra remettre ça dans 4 jours, remettre le bleu de chauffe et repartir au combat pour continuer ce parcours qui ressemble à une vraie épopée. Mais il possède les armes pour faire déjouer ses adversaires, pour preuve le début catastrophique du huitième retour face au FC Barcelone avec malgré tout un match nul mais surtout la qualification à la clé. Il faudra donc être fort et précis, au moins autant que les adversaires.

Vacillant parfois, allant même jusqu’à balbutier son propre football cette saison, le PSG a malgré tout donné plusieurs fois des motifs de croire enfin à une mise en route définitive avant souvent de retomber dans ses travers, faisant passer ses propres supporters de la joie à l’incompréhension. Mais ça, nous, les supporters du Paris Saint-Germain y sommes habitués depuis sa création et soyons honnêtes, c’est aussi pour ça qu’on l’aime.

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