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Edito - 2022, la grande crise au PSG : retour sur les étapes du projet QSI et les limites. 2/5
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Autour du PSG

Edito – 2022, la grande crise au PSG : retour sur les étapes du projet QSI et les limites. 2/5

Le Paris Saint-Germain vit sa plus grande crise depuis l’arrivée des dirigeants qataris. Mauricio Pochettino est en fin de chaîne et le cycle glorieux du PSG, qui avait déjà commencé à décliner a sérieusement pris un coup derrière la tête. On se penche sur le PSG depuis 2011, avec le contexte lié à l’arrivée de chaque entraîneur, la qualité de l’effectif, saison après saison (matérialisé par des étoiles donc subjectives). Ces étoiles représentent la qualité du PSG sur le papier et non la qualité de l’effectif en lien avec la saison. Pour cela, on se penche saison après saison sur le palmarès et les temps faibles et forts. Enfin, on essaiera de déceler les limites de chaque entraîneur, de chaque partie du projet afin de déceler les éléments qui ont permis au PSG de faire de grandes saisons ou au contraire qui ont vu le club parisien afficher des failles importantes. Voici la 2e partie, avec le passage de Laurent Blanc, 3e entraîneur de l’ère QSI, de 2013 à 2016.

2013/2016 – Blanc : Roi en France et limité en Ligue des Champions

Contexte

Ancelotti out de son propre chef, le PSG fait appel à Laurent Blanc. Le PSG change tout ou presque. Ancelotti a fait ses preuves comme grand entraîneur dans le passé et Laurent Blanc a entraîné Bordeaux et l’Équipe de France. C’est surtout dans le style que tout va changer et le PSG continue de retoucher son effectif, mais la base reste la même. Les retouches amènent un vrai plus et Laurent Blanc a eu la chance d’entraîner cette équipe très équilibrée.

Effectif (Nombre d’étoiles)

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Cette équipe 2013/2014 commence à avoir fier allure. L’arrivée d’Edinson Cavani vient grossir les rangs parisiens. Un grand joueur supplémentaire avec une âme de guerrier. Lucas et Lavezzi se partagent du temps de jeu comme Matuidi et Pastore. On note que Van der Wiel devient le joueur le plus utilisé à droite. Cette équipe a fière allure.

 ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

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C’est un peu ce qui symbolise cette période Laurent Blanc. Peu de changements, mais des petites retouches avec plus ou moins de réussite. Cette équipe possède Serge Aurier qui va mettre tout le monde d’accord à droite. Mais dans l’axe, le recrutement de David Luiz à la place d’Alex, laisse un petit vide. L’équipe reste homogène.

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Edito - 2022, la grande crise au PSG : retour sur les étapes du projet QSI et les limites. 2/5

Toujours peu de surprises, mais petit à petit l’équipe prend de l’épaisseur. Le recrutement d’Angel Di Maria, l’avènement d’Adrien Rabiot permet à cette équipe de très bien tourner. Kevin Trapp devient le titulaire dans la cage et devient le concurrent de Sirigu. Une situation un peu compliquée pour les deux portiers parisiens.

Résultats

2013/2014 : Titres en Ligue 1 (89 points, meilleure attaque (84 buts) meilleure défense (23 buts encaissés), Coupe de France/Ligue/Trophée des Champions et quart de finale de Ligue des Champions

C’est le début de la razzia de Laurent Blanc en France. Quadruplé Coupes de la Ligue et de France, Championnat et Trophée des Champions. L’équipe domine largement en France et joue bien. C’est en Ligue des Champions que cette équipe est attendue et Laurent Blanc ne fera pas mieux que Carlo Ancelotti pour sa première saison. Pire, le match retour en quart de finale contre le Chelsea de Mourinho va rester longtemps dans les têtes. 

C’est la première vrai grosse désillusion pour le PSG de QSI qui échoue au retour après une belle victoire au match aller. Ce but de Demba Ba à la 86e minute vient éteindre le PSG, Mourinho célèbre ce but comme une victoire dans le tournoi et les têtes parisiennes semblent bien lourdes de ce premier gros revers en Ligue des Champions.

2014/2015 : Titre en Ligue 1 (83 points, meilleure attaque (83 buts) meilleure défense (36 buts encaissés), Coupe de France/Ligue/Trophée des Champions et quart de finale de Ligue des Champions

Cette seconde saison made in Laurent Blanc n’est pas la plus aboutie en France pour l’ancien Champion du Monde. Son équipe gagne malgré tout les compétitions en France, mais se révèle un peu moins sereine. En Ligue des Champions, le PSG va une nouvelle fois s’arrêter en quart de finale. Le PSG s’est cette fois vengé du revers de l’année précédente contre les blues de Chelsea en 8e de finale, une belle rencontre avec une belle mentalité, mais en quart s’approche le FC Barcelone de Lionel Messi et la marche va s’avérer être trop haute face au jeu rôdé au millimètre des Blaugrana. Résultat : double défaite et nouvelle désillusion en quart de finale. 

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joie PSG / Laurent Blanc – PSG Champion – 23.05.2015 – PSG / Reims – 38eme journee de Ligue 1
Photo

2015/2016 : Titre en Ligue 1 (96 points, meilleure attaque (102 buts) meilleure défense (19 buts encaissés),Coupe de France/Ligue/Trophée des Champions et quart de finale de Ligue des Champions

Le PSG des Qataris mise sur la stabilité. Après tout, ce n’est pas si offensant de perdre contre Barcelone. Blanc a donc le droit à une nouvelle chance. En France, il continue de tout rafler au nez et à la barbe des autres équipes qui ne peuvent rien faire contre ce PSG là. 31 points d’avance en Ligue 1, Paris se balade avec plus de 100 buts marqués et seulement 19 encaissés. C’est l’une des plus belles saisons des 10 dernières années. Même si l’absence de la concurrence est venue enlever de l’intérêt très vite dans la saison en France. 

Mais il y a toujours un, mais. Le PSG retrouve Manchester City, pour les quarts de finale de la Ligue des Champions. Ce n’est pas encore la grande équipe que l’on a aujourd’hui et le PSG parait plus que favori. Mais tout va s’effondrer. D’abord l’équipe puis Laurent Blanc qui va tenter un système qu’il n’a jamais utilisé au match retour. Résultat : une courte défaite 1-0 qui va faire très mal et propulser le départ de Laurent Blanc et de Zlatan Ibrahimovic.

Jeu.

Avec du recul, Laurent Blanc est celui qui a mis la patte la plus nette sur le PSG depuis 2011. Son PSG a longtemps été comparé au tiki taka du grand FC Barcelone. De l’extérieur, on s’est pas mal ennuyé avec ce jeu de possession trop souvent stérile. Mais ce PSG là savait aussi mettre des coups d’accélérateur. 12 titres sur 12 en France, c’est exceptionnel et cela marque une domination intégrale. Le PSG faisait peur à toutes les équipes en France. Le seul bémol, c’est qu’on n’a pas toujours retrouvé cette maîtrise en Ligue des Champions. Comme un plafond de verre pour Laurent Blanc, les quarts de finale ne lui ont jamais souri. Pourtant, il y a avait du potentiel.

Limites.

On arrive à la partie critique. Il y a les déceptions en Ligue des Champions, c’est vrai, mais pas de terribles éliminations. Le PSG est à sa place et ne semble plus progresser en Europe. Il faut des changements et ils vont arriver. Mais la nouvelle limite se trouve dans la gestion du cas Serge Aurier. 

Pris la main dans le sac sur les réseaux sociaux à insulter son entraîneur, le PSG va se montrer très léger en matière de gestion de crise. Personne n’a voulu vraiment recadrer Aurier et Laurent Blanc s’est retrouvé seul sur ce coup-là. « Obligé » de le mettre sur le terrain en quart de finale retour de la Ligue des Champions contre Manchester City, le match n’a pas répondu aux attentes. Et l’affaire Aurier aura fait beaucoup de mal.

 

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