Autour du PSG
Les regrets d’un ancien Titi face au nouveau PSG
Eric-Junior Dina-Ebimbe, milieu de 25 ans prêté par l’Eintracht Francfort à Brest, garde un regard particulier sur son passage au Paris Saint-Germain, où il a été formé avant son transfert au sein du club allemand. Dans des propos accordés à Foot Mercato, l’ancien titi parisien a laissé apparaître un regret clair : ne pas avoir évolué dans le cadre collectif aujourd’hui installé par Luis Enrique.
Dina Ebimbe « On ne peut pas savoir la tournure qu’aurait pris ma carrière avec lui »
« Il a construit un collectif avec des noms pas forcément clinquants au départ, fait confiance aux jeunes. Donc quoi de mieux pour avoir un joueur d’avoir un entraîneur comme ça ? On ne peut pas savoir la tournure qu’aurait pris ma carrière avec lui. Il fait évoluer les jeunes, les met à maturité, tire le meilleur d’eux-mêmes. »
Dina Ebimbe « Nous, on était au milieu de stars avec tous les problèmes »
« Il suffit de voir Vitinha, qui était critiqué et qui est devenu le meilleur milieu du monde. Je ne dis pas que Xavi (Simons) et moi avions le niveau de Vitinha, mais si on avait été mieux accompagné… On ne sait pas. Nous, on était au milieu de stars avec tous les problèmes qu’il y a eus, on avait 19-20 ans, c’est compliqué d’exister »
Le sentiment exprimé par Eric-Junior Dina-Ebimbe dépasse le simple regret personnel. Il raconte surtout le contraste entre deux époques du PSG. Lors de son passage à Paris, le milieu devait tenter d’exister dans un environnement dominé par les stars, les statuts et une pression peu favorable aux jeunes en construction.
Aujourd’hui, sous Luis Enrique, le Paris Saint-Germain semble avoir inversé la logique : le collectif passe avant l’affiche, la progression individuelle s’inscrit dans un cadre précis et les jeunes ne sont plus seulement lancés, ils sont accompagnés. C’est précisément ce que Dina-Ebimbe semble saluer. À travers son regard, la méthode de l’entraîneur espagnol apparaît comme un levier essentiel : donner du temps, structurer les rôles et permettre aux talents de grandir sans être écrasés par le décor.




