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L'hommage aux victimes des attentats en avant match de PSG - Troyes vécu depuis le Parc des Princes

Autour du PSG

L’hommage aux victimes des attentats en avant match de PSG – Troyes vécu depuis le Parc des Princes

Samedi dernier, à l’occasion de la 15e journée de Ligue 1, le Paris Saint-Germain retrouvait le Parc des Princes pour la première fois depuis la trêve internationale et les attentats à Paris. Le club a donc tenu à rendre hommage aux victimes. Un événement particulier, très beau, émouvant. Pour tous ceux qui n’ont pas pu être là, nous vous proposons un petit récit afin de savoir comment il a pu être vécu depuis le Parc des Princes.

Comme à chaque match du PSG à domicile, le départ est prévu pour arriver en avance au stade, louper l’échauffement et les premiers pas des Parisiens n’étant pas une option. Une chose à remarquer dans les transports: même s’il est agréable de pouvoir s’asseoir dans la ligne 9, il y a un peu de tristesse de voir que les métros sont moins remplis que d’habitude. Paris est rarement vide, et c’est agréable d’avoir un peu de liberté, mais cet espace est marqué par la perte et la peur.

Et les abords du Parc des Princes, à environ 15h40, ne sont pas plus remplis. Loin de là. Avec des mesures de sécurité en plus (un contrôle pour rentrer dans le périmètre autour du Parc), on s’attendait à faire la queue. Mais il n’en est rien.

Il ne faut donc que quelques minutes pour rentrer dans ce belle enceinte avec sa pelouse presque parfaite. Cependant, le premier constat fait un peu monter l’inquiétude: il n’y a presque personne ici non plus. Pour ce match face à Troyes, le Parc pourrait-il être vide?

A 16h25, alors que les joueurs s’apprêtent à rentrer pour l’échauffement, les tribunes se sont un peu garnies, mais il n’y a clairement pas foule. On se dit alors que l’adversaire n’a pas poussé à venir tôt, que le froid a retenu certains. Mais la crainte de voir la peur triompher monte un peu face à ce Parc des Princes aux nombreux sièges inoccupés. C’était oublier que Paris fort.

En effet, au fil des minutes, alors que l’échauffement touche à sa fin et que le match approche, les supporters affluent. Enfin le stade prend vie, bien que les chants soient encore discrets. Le froid a poussé les Parisiens à rester un peu au chaud, c’est tout. Paris est bien là pour répondre, c’est le plus important.

Si le Parc des Princes reçoit des critiques plusieurs fois par saison car les supporters sont trop souvent assis et ne font que « regarder », personne n’hésite à se lever quand Michel Montana, emblématique speaker du PSG, annonce qu’un grand hommage va être rendu aux victimes des attentats.

L’orchestre des gardiens de la paix de Paris se met en place devant la tribune présidentielle, un immense drapeau français est déployé sur la pelouse, des plus petits sont levés dans le Parc, ainsi qu’un tifo sur la tribune Paris. Malgré l’attente, les supporters ne bougent pas attendent, très concernés, cet hommage.

C’est alors qu’une vidéo passe sur les écrans du stade. De nombreux sportifs, hommes et femmes, de plusieurs nationalités, affirment leur soutien à Paris. Joueurs actuels du PSG, anciens, adversaires, tennisman, handballeur, il y a de tout. Le tout sur une musique au piano. Rien de compliqué, mais exactement ce qu’il faut. Cela est bien sûr suivi d’applaudissements, et de quelques larmes.

Ensuite, les joueurs rentrent sur le terrain. Comme annoncé, la musique habituelle n’est pas jouée. Cette fois, c’est à l’orchestre et aux supporters de se faire entendre. L’idée est de chanter la chanson « Ô Ville Lumière ». Une superbe idée. Seul défaut, l’orchestre et les supporters ne commencent pas au même moment ni sur le même rythme. Si l’effet peut-être intéressant, il n’est pas des plus puissants. La chant est entendu 3 fois. Le premier est un peu brouillon, le deuxième est beau, le troisième des plus émouvants.

S’en suit, après quelques chants à l’encontre de Daesh, la Marseillaise. Celle-ci est chantée à plein poumons par le Parc, pour ceux qui ne sont pas submergés par l’émotion et peinent à élever la voix.

Enfin, une minute de silence est observée. Une minute parfaitement respectée par les plus de 40 000 personnes présentes. Elle est chargée de pensées et de souvenirs. Mais aussi de force. Et cela s’entend au coup de sifflet de l’arbitre. Le Parc cris, applaudit, donne sa réponse à une groupe qui a frappé dans Paris, peut-être avec l’espoir d’affaiblir une ville et un pays. Bien sûr que nous sommes touchés. Mais le Parc a donné la réponse parfaite: Nous sommes toujours là, tous ensemble, et nous n’arrêterons pas de chanter ou d’aimer le football.

Il n’y a finalement qu’un petit regret. A la fin de ces hommages, avant le début du match, il aurait été parfait que ce chant aussi soit chanté.

« Allez Paris, allez Paris

Où tu es nous sommes là

Tu ne seras jamais seul

Car nous deux c’est pour la vie. »

L’hommage filmé par Canal+ 

L’hommage filmé par un supporter présent au Parc :

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