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PSG/Arsenal – Kvaratskhelia affiche la mentalité d’un champion avant la finale

Dans une interview accordée à l’UEFA et relayée par le site du Paris Saint-Germain, Khvicha Kvaratskhelia, 25 ans, ailier parisien, a livré un discours très révélateur de son état d’esprit. Entre humilité, exigence personnelle et ambition collective, le Géorgien a rappelé que sa réussite passe d’abord par l’équipe.

Kvaratskhelia « Je pense que chaque joueur peut améliorer quelque chose »

Khvicha, après les matches contre le Bayern, beaucoup d’observateurs ont loué tes performances. Mais si tu devais améliorer quelque chose de ton jeu, ce serait quoi ?

Je pense que chaque joueur peut améliorer quelque chose, et je fais partie de ceux-là. J’essaie toujours de progresser, de marquer plus de buts, de faire davantage de passes décisives. Mais pour moi, le football ne se résume pas aux buts et aux passes décisives. La manière dont tu aides l’équipe est plus importante. Parfois tu ne peux pas marquer, parfois tu ne peux pas faire une passe décisive, mais tu peux tout donner sur le terrain et ton équipe gagne. C’est cela qui est le plus important pour moi. Quand je termine un match, je veux savoir que j’ai donné 100 % à mon équipe et que je l’ai aidée à gagner. 

Kvaratskhelia « Il n’y a pas beaucoup de joueurs capables de gagner des matchs à eux seuls »

Tu parles d’aider l’équipe. Pourquoi est-il important de mettre l’équipe avant la gloire individuelle ?

Au début, je pense que j’étais plus un joueur individuel qu’un joueur collectif. Mais j’ai compris que sans ton équipe tu n’es rien. Il n’y a pas beaucoup de joueurs capables de gagner des matchs à eux seuls. J’ai compris que lorsque tu as une bonne équipe et que tout le monde donne tout avec ses coéquipiers, les résultats arrivent.

La première idée forte de cette prise de parole concerne l’humilité. Alors qu’il sort de prestations remarquées contre le Bayern et d’une série impressionnante dans les matchs à élimination directe, Kvaratskhelia n’a pas cherché à se placer au-dessus du collectif. Au contraire, il a expliqué vouloir encore progresser, notamment dans son efficacité offensive, tout en rappelant que le football ne se limite pas aux buts et aux passes décisives.

Son discours est assez clair : un grand match peut aussi se construire par les efforts, les courses, l’intensité et la capacité à aider ses partenaires. Une manière de montrer qu’au Paris Saint-Germain, son influence ne se résume pas à une statistique brillante ou à une action spectaculaire.

Kvaratskhelia « Nous pouvons battre n’importe quelle équipe »

Cette unité au PSG semble incroyable aujourd’hui. On la voit sur le terrain.

Oui, je pense que c’est l’une des plus grandes forces de l’équipe. Nous sommes heureux ensemble, très unis, et nous savons que si nous nous battons les uns pour les autres et que nous jouons notre football, nous pouvons battre n’importe quelle équipe.

Tu combines simplicité, énergie et ambition, et tu es souvent celui qui fait la différence. Qu’est-ce qui te pousse à atteindre un nouveau niveau chaque jour ?

Quand tu joues au PSG, tu dois toujours avoir de l’ambition, parce qu’il y a beaucoup de joueurs qui voudraient prendre ta place. Tu dois montrer à chaque match que tu mérites de porter cet écusson sur ton cœur. J’essaie toujours de donner le meilleur de moi-même. Je veux gagner autant de trophées et autant de matchs que possible avec cette équipe.

Cette humilité s’accompagne aussi d’un vrai rapport au travail. Kvaratskhelia reconnaît avoir été, plus jeune, un joueur davantage tourné vers l’exploit individuel. Son évolution est importante : il dit avoir compris qu’un joueur, même très talentueux, ne peut pas exister durablement sans une équipe forte autour de lui.

Ce passage est intéressant parce qu’il colle parfaitement au PSG actuel, souvent présenté comme un groupe plus uni, plus cohérent et moins dépendant d’une seule individualité. Le Géorgien ne renie pas son profil de joueur capable de faire la différence, mais il l’inscrit désormais dans une logique plus collective. En clair, le dribble reste une arme, mais il n’est plus une fin en soi.

Kvaratskhelia « Je suis dans une bonne période et j’essaie simplement de faire mon travail »

Sept buts lors de tes sept derniers matchs à élimination directe, et quand on te regarde tu sembles toujours très calme, très détendu. Comment fais-tu ?

C’est difficile. Ce n’est pas aussi facile que cela peut paraître, parce qu’en Ligue des Champions toutes les équipes peuvent être de grandes équipes et il est très difficile de marquer contre elles. Mais j’ai des coéquipiers incroyables qui créent des situations pour moi où je dois simplement tirer et marquer. Je suis fier de pouvoir marquer des buts aujourd’hui. Je suis dans une bonne période et j’essaie simplement de faire mon travail aussi bien que possible. Et je veux marquer encore plus.

Comment décrirais-tu une soirée de Ligue des Champions ? Dans ta tête, qu’est-ce qu’une soirée de Ligue des Champions ?

Je pense que pour chaque joueur de football, le principal objectif est de jouer la Ligue des Champions. Quand tu y joues et que tu entends cet hymne, tu es simplement heureux. Tu sais que tu as fait quelque chose de grand pour être là et entendre cette musique. Et quand tu sais que tu vas jouer un match de Ligue des Champions, tu dois te préparer parce que ce sera un grand rendez-vous pour toi.

Kvaratskhelia « Je pense que nous devons simplement nous faire confiance, croire en nous »

On dit souvent que défendre un titre est très difficile. Pour toi et tes coéquipiers, est-ce compliqué ?

Oui, je pense que c’est vraiment difficile. Nous l’avons déjà vu. Nous avons eu beaucoup de matchs où nous avons dû nous battre jusqu’au bout, et nous avons battu de nombreuses équipes très fortes. Bien sûr que c’est difficile. Mais comme je l’ai dit, nous avons de la qualité. Nous avons des joueurs capables de tout faire. Je pense que nous devons simplement nous faire confiance, croire en nous et tout donner pour gagner le trophée. »

Enfin, Kvaratskhelia a replacé cette mentalité dans le contexte de la Ligue des Champions et de la finale à venir. Il sait que défendre un titre est un défi immense, surtout après des matchs où le PSG a dû lutter jusqu’au bout contre des adversaires de très haut niveau.

Mais son discours reste calme, presque froid dans le bon sens du terme. Il évoque la difficulté, sans l’exagérer, et insiste surtout sur la confiance, la qualité du groupe et la nécessité de tout donner pour aller chercher le trophée. À quelques jours d’un rendez-vous majeur, c’est exactement le type de message que Paris veut porter : de l’ambition, oui, mais sans arrogance inutile. Le costume est grand, mais Kvaratskhelia semble plutôt bien taillé pour le porter.

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