Restez connectés avec nous
Ligue 1 - Aulas se lâche "on est vraiment trop cons" et évoque des "arguments qui sont faux"
©IconSport

Adversaires

Ligue 1 – Aulas se lâche « on est vraiment trop cons » et évoque des « arguments qui sont faux »

Jean-Michel Aulas, président de l’Olympique Lyonnais, s’est exprimé auprès du journal L’Équipe dans un entretien publié ce dimanche. Le plus grand détracteur de la décision de la Ligue de Football Professionnel d’arrêter définitivement la Ligue 1 2019-2020 (avec un classement fixé par quotient, 2 descentes et 2 montées depuis la Ligue 2) a sans surpris encore appuyé sa position. Il utilise la décision de la Liga (Espagne) de reprendre le 8 juin, alors que la Bundesliga (Allemagne) a fait son retour le weekend dernier. Le dirigeant rhodanien est ici très direct et demande de nouveau à ce que la France revienne sur sa décision.

Aulas « Eux se sont donné la possibilité de choisir. »

« La reprise de la Liga ?

C’est un comble, cette histoire. Depuis deux mois, les dirigeants espagnols observent et travaillent en phase avec l’UEFA. Ce qui est paradoxal, c’est qu’ils ont assisté, Javier Tebas (patron de la Liga) en particulier, aux mêmes réunions que Didier Quillot (directeur général exécutif de la LFP). (…) Quand on voit que nos dirigeants y ont assisté, en en tirant des conclusions différentes, on se dit qu’on est vraiment trop cons, excusez-moi du terme.

Eux se sont donné la possibilité de choisir. Tebas disait qu’un arrêt définitif serait un cauchemar, et qu’il ne servirait que ceux qui ont un intérêt personnel. Les protocoles sanitaires sont aujourd’hui des outils normalisés. L’UEFA est même allée jusqu’à sortir un protocole, qu’on ne regarde même pas en France. C’est un scandale absolu.

Aulas « c’est une erreur grave qui va coûter à nos clubs plusieurs centaines de millions d’euros. »

Sur ce qu’on a vu de la Bundesliga, on peut estimer qu’il y a des risques ? 

Tout à fait. Mais on constate qu’il y a un protocole avant, pendant et aussi après les matches. Et si on se rend compte que les risques se concrétisent, et bien on arrête ! Moi, je n’ai jamais dit qu’il fallait aller jusqu’au bout s’il y avait des contaminations. En revanche, décider d’arrêter le Championnat sur des arguments qui sont faux, c’est une erreur grave qui va coûter à nos clubs plusieurs centaines de millions d’euros.

S’ils sont capable de revoir leur jugement ?

S’ils ne reviennent pas dessus, ils aggraveront leur responsabilité. Qui a définitivement arrêté avec la France ? Les Pays-Bas, La Belgique à une journée de la fin, Gibraltar… Mais nos concurrents, ce sont qui ? L’Angleterre, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne. Il faut arrêter de s’enferrer. Sans compter qu’il faut parler de la privation de chances en C1. »

On peut accorder à Aulas que la décision prise en France n’était probablement idéale. Il semble possible d’attendre de voir comment la situation allait évoluer tout en laissant les clubs se préparer petit à petit pour une éventuelle reprise. Cependant, le gouvernement a jugé qu’il était préférable de laisser les sports collectifs pour le moment afin de garder les masques, tests et le temps des docteurs au maximum pour la santé de tous. Un choix qui n’est au moins pas dénué de sens. Et le président lyonnais, comme d’autres, semblent oublier que ce n’est pas que le football qui a été arrêté. C’est forcément à prendre en compte avant de critiquer les dirigeants du football français, qui ont assez logiquement suivi le gouvernement.

En Espagne, Allemagne, Angleterre et Italie, ils ont décidé d’essayer de reprendre. C’est un autre choix, qui se défend sans doute. Du point de vue sportif, c’est bien sûr plutôt préférable. Sauf pour ceux qui estiment qu’il ne faut pas jouer tous ces matchs à huis clos (car c’est un avis qui existe aussi). Sans oublier les risques de blessures, en plus de ceux de contaminations. Pour le moment, rien ne dit que ces reprises sont des succès. Il faudrait arrêter de les utiliser comme exemple d’une mauvaise décision en France. Surtout que même si c’est finalement réussi, cela ne voudra pas dire que le choix français était mauvais. Il est surtout différent. Mais on sait qu’Aulas va continuer à se battre, bien qu’il n’ait pas une grande chance d’obtenir autre chose que l’agacement général.

Publicités

Derniers articles

Autres articles présents dans Adversaires