Ligue 1
PSG/Le Mans – Face à Paris, Videira refuse le rôle de spectateur
Ce samedi à 20h45 (diffusion sur Ligue1+) le Paris Saint-Germain (6e) affronte Le Mans (9e) au Parc des Princes dans le cadre de la 6e journée de Ligue 1 2026-2027. En conférence de presse, le coach manceau Patrick Videira s’est exprimé au sujet de cette rencontre et de l’adversaire parisien.
Videira « On n’y va pas pour faire des photos »
« On n’y va pas pour faire des photos. Certes, c’est une réalité. On va jouer face à des joueurs internationaux qui font des carrières extraordinaires, qui sont aujourd’hui dans un autre monde, qu’on verra sûrement mercredi, mercredi soir, à la télé. Mais une fois entrés sur la pelouse on ne sera pas là pour les regarder. »
On peut reconnaître la qualité du PSG sans lui offrir le match avant le coup d’envoi. C’est tout l’intérêt du discours de Videira : transformer l’envie de jouer au Parc en envie d’y exister. Pour Paris, la différence est concrète. Un adversaire qui ne se laisse pas impressionner oblige à imposer son rythme par le jeu, pas par sa réputation. Il faudra donc de la précision et de l’engagement dès les premiers échanges, sans attendre que le statut de favori fasse le travail. Le Mans annonce sa motivation ; aux Parisiens de lui opposer la leur.
Videira « Il faut que l’on soit prêts à souffrir tous ensemble »
« Nous avons la volonté de vouloir leur imposer des choses, de pouvoir faire des courses, de les presser. Si on va au Parc simplement pour défendre, nous risquons de prendre un ou deux buts dans la musette parce que le PSG possède des joueurs qui, individuellement, simplement grâce à leur talent, sont capables de faire des différences.
Il faut que l’on soit prêts à souffrir tous ensemble parce qu’il va y avoir des périodes où nous devrons défendre et être très compacts, très solides. Mais en même temps, il va falloir aussi alterner ces temps de possession ou ces temps de transition, et leur faire mal dès qu’on en aura la possibilité. »
Cette envie donne au PSG deux exigences : être propre pour sortir du pressing et rester vigilant une fois installé dans le camp adverse. Si les Manceaux avancent pour récupérer le ballon, leurs courses peuvent ouvrir des espaces dont Paris devra profiter.
Mais le risque serait de confondre maîtrise de la possession et maîtrise du match. Faire circuler ne suffit pas si les pertes de balle permettent à l’adversaire de repartir et de prendre confiance. L’ambition de Videira mérite donc d’être prise au sérieux, sans en faire une menace insurmontable. Aux Parisiens de répondre avec assez de justesse et de continuité pour rendre cette débauche d’énergie difficile à tenir.




