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Garétier: Paris et "le syndrome du puissant"

Autour du PSG

Garétier: Paris et « le syndrome du puissant »

Sur Canal+ Sport, Geoffroy Garétier, journaliste sportif, s’est exprimé sur l’actualité de la ligue 1 et plus particulièrement du Paris Saint-Germain, en évoquant image, performances et résultats.

Sur le plateau des Spécialistes, il est revenu sur le classico : « Ronaldo (ndlr : l’ancien international brésilien), Rihanna au Parc, c’est la stratégie du Qatar. C’est un match image. Il sert à promouvoir la Ligue 1 dans le monde entier. Il y a un réservoir à conquérir à l’extérieur des frontières. On ne peut pas regretter que ce match soit vendu et qu’il ne se passe rien. »

Difficile de lui donner tort. Tout au long de la semaine qui a précédé le match, les médias nous ont inondé d’informations et ce malgré le peu d’intérêt sportif que la rencontre revêtait, Marseille étant très décroché au classement. Forcément la présence de stars telles que celles citées précédemment contribue à renforcer cette perception de « match image ».

Le match a été retransmis par 42 diffuseurs dans 181 territoires ce qui représente 14 territoires de plus que pour le classico d’avril 2015.  Pour autant, Canal+ a rassemblé 2,1 millions de téléspectateurs, c’est 650 000 de moins que le 5 avril dernier. Clairement c’est bien le terrain qui intéresse les téléspectateurs et le classement de l’OM a dû jouer sur cette perte d’audience.

Ensuite le journaliste se penche sur les griefs récurrents à l’égard de Paris, et il expose la vision suivante : « Le PSG a le syndrome du puissant. Combien de matchs a-t-il perdu en 2015 ? Le club a joué 44 matchs pour 4 défaites, dont deux défaites contre Barcelone (ndlr : en quart de finale de Ligue des champions). Mais tout le monde perd contre Barcelone. 4 défaites, c’est un pourcentage respectable. On exige d’eux qu’ils gagnent 5-0 tous les matchs. C’est impossible. On ne peut pas être au taquet tout le temps« .

Nous sommes forcément exigeants avec le PSG, compte tenu de son effectif et ses capacités, et on reproche souvent à cette équipe de jouer lentement, avec le frein à main, à juste titre.

Les experts, voire les supporters, comparent l’équipe de Blanc au Barça, Bayern Munich et Real Madrid pour expliquer que les parisiens ne savent pas tuer les matchs. Compte tenu des moyens colossaux dont dispose le club de la capitale, on voudrait des scores dignes des matchs de tennis (en Ligue 1 au moins). Parfois on peste car on sent que cette équipe en garde sous le pied, d’ailleurs qui ne s’est pas dit après un but encaissé « c’est sûr on va égaliser », voire « pas grave, on va vraiment jouer et gagner »? L’exemple criant en est la victoire 1-4 à Nantes, après un 1-0 à la mi-temps qui était plus que mérité pour les Canaris.

Bien sûr que quelques accidents sont possibles, des déceptions malchanceuses ou de fatigues. Le problème est que les victoires ne sont pas flamboyantes non plus actuellement.

Paris est clairement au dessus en Ligue 1 et fait partie des meilleurs équipes d’Europe mais elle reste une équipe avec une forte marge de progression. Sur le plan sportif comme dans l’approche psychologique des matchs, les Parisiens doivent faire preuve de plus de rigueur, et cela à tous les niveaux du club.

C’est essentiel afin que le projet parisien continue de grandir et si le club veut réaliser son rêve, gagner la Ligue des Champions. Cela passe par une habitude de la rigueur, comme si ce n’était pas un choix mais la seule façon de faire.

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