Autour du PSG
Le procès du jeu du PSG reçoit une réponse cinglante
Ancien attaquant du Paris Saint-Germain, Fabrice Pancrate a livré dans Le Parisien une lecture mesurée du match nul face à Newcastle. Loin des discours alarmistes, il replace les récents doutes parisiens dans une logique de détails, d’absences et de fatigue plus que de rupture de jeu.
Pancrate « Dans le contenu, je n’ai pas été vraiment déçu »
« Qu’est-ce qui manque par rapport au PSG qui écrasait tous ses adversaires l’an dernier ?
Dans le contenu, je n’ai pas été vraiment déçu, il manquait peu de choses. Peut-être que l’absence de Fabian Ruiz s’est fait ressentir, la blessure de Kvaratskhelia a aussi un peu changé le match. Cela se joue à peu de choses et j’espère qu’avec l’accumulation des matchs, cela montera crescendo et ils retrouveront la fluidité qui a fait leur bonheur l’année dernière.
Si on analyse les matchs récents, le seul problème est la finition. Dans le jeu, je ne suis pas inquiet, ils savent fournir de belles choses et créer des occasions, ils manquent juste un peu de chance. Mais je n’ai pas senti une équipe de Paris aux abois, à la rue, ce ne sont que des petits détails.
Pancrate « Ce qui a fait la force de Paris, c’est un pressing haut et compact en équipe, ce qu’on voit moins ces derniers temps »
Newcastle a eu des occasions, la fragilité défensive vous étonne ?
Je ne dirais pas qu’il y a une fragilité. Le jeu de Paris est porté vers l’avant, avec des latéraux qui jouent très haut et ça peut ouvrir des espaces, créer des décalages. Ce qui a fait la force de Paris, c’est un pressing haut et compact en équipe, ce qu’on voit moins ces derniers temps parce que les organismes commencent à être entamés. Mais je ne suis pas inquiet non plus à ce propos. »
Dans un climat où chaque prestation du PSG est disséquée à la loupe, Fabrice Pancrate remet de l’ordre dans le débat. Son constat est limpide : le contenu n’a rien d’inquiétant. Paris continue de produire du jeu, de se créer des occasions, et de maîtriser de larges séquences. Ce qui manque aujourd’hui, selon lui, relève davantage de la finition que d’un problème structurel.
Les absences de Fabián Ruiz et la blessure de Khvicha Kvaratskhelia ont logiquement pesé sur la fluidité collective, sans pour autant déséquilibrer l’équipe. Pancrate insiste aussi sur un élément clé souvent oublié : l’usure des organismes. Le pressing haut, marque de fabrique parisienne, demande une fraîcheur qui ne se décrète pas après une accumulation de matches. Autrement dit, Paris n’est ni perdu, ni en régression. Il ajuste, temporise, et reste sur des fondations solides.





