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PSG - SOS, il faut aider le milieu Marco Verratti

Autour du PSG

PSG – SOS, il faut aider le milieu Marco Verratti

     Le Paris Saint-Germain vient d’être éliminé de la Ligue des Champions par le FC Barcelone de Luis Suarez, Lionel Messi et, le double buteur du soir, Neymar. Côté Parisien, absent à l’aller, Marco Verratti était très attendu et a su répondre présent. Seulement, ses partenaires n’ont pas semblé capables de monter leur niveau à celui de l’Italien, trop seul à briller.

   Le seul Parisien détenteur de cette dose de génie nécessaire pour analyser, comprendre puis enrayer le jeu des Catalans était bien Marco Verratti. Il a d’ailleurs été un des rares capables de prendre le ballon à Lionel Messi, B. Matuidi aussi, grâce à son physique hors-norme.

   Très souvent au lancement des actions parisiennes, le numéro 24 du club de la capitale a vu à plusieurs reprise les différences qu’il avait su créer être gâchées par des erreurs techniques de ses coéquipiers. Si toutes ces petites erreurs de l’équipe sont bien évidemment amplifiées par le fait que l’adversaire soit le FC Barcelone, elles sont tout de même significatives des écarts de niveau au sein même de l’effectif du PSG. Pendant que le prodige Italien se ballade à peu près sur n’importe quelle pelouse et correspond parfaitement au jeu voulu par Laurent Blanc, ses compères au milieu de terrain sont loin d’avoir les mêmes facilités.

 Cabaye à la limite de l’inutile

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Cabaye cherche encore à s’adapter au plus haut niveau

   Il a traversé ce match retour au Nou Camp dans un anonymat le plus total. Complètement hors tempo, l’international Français était tout simplement perdu et désorientés entre les milieux de terrain adverses. Certes il ne jouait pas en sentinelle mais un peu plus haut, mais il est sensé savoir occuper ce poste aussi. Et lorsqu’il a touché le ballon, ce qui n’est pas beaucoup arrivé, il en a perdu un trop grand nombre. Yohan Cabaye n’a jamais pu, ou su montrer de qualités techniques, les siennes étant peut-être insuffisantes pour un match de ce niveau.

   Un match malheureusement révélateur de son passage au PSG, remplacer en seconde période au profit de Lucas Moura (qui a d’ailleurs réalisé une très bonne entrée en jeu) le Français n’a pas encore été capable d’être le Yohan Cabaye de Newcastle, celui que le PSG espérait.

Matuidi pas assez technique

A la récupération, Verratti n’était pas seul. Matuidi l’a aidé comme il pouvait face aux assauts de possession de balle du Barça. Il a couru, s’est battu, a réussi à tacler et sauver quelques situations. Parfois, il a même tenté de lancer une action. Et c’est là que le numéro 14 est un peu juste. Quand Paris doit « juste » se projeter et entrer dans la surface, il est très bon. Mais pour remonter la balle à coup de passes successives, face à pressing intense et serré, La Pieuvre manque souvent d’un peu de précision. Pas grand chose, mais assez pour perdre la balle. Il n’est pas à jeter, loin de là. Son profil particulier en fait un joueur très intéressant, mais Verratti a besoin d’un autre coéquipier pour ressortir la balle, pendant que Matuidi s’occupe de ratisser le terrain et créer des espaces. Un joueur technique que le PSG possède, quand il est disponible.

Motta trop souvent absent

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Messi a eu du mal face à Matuidi et Verrati, un des rares motifs de satisfaction. Par contre, il manquait Motta pour assurer une belle relance.

   Thiago Motta est un joueur extraordinaire, cela ne fait aucun doute. Il est aussi très expérimenté et s’entend parfaitement avec Verratti. Ensemble, ils forment un duo impressionnant. Tout semble facile pour eux, la balle circule sans qu’ils ne semble se soucier de l’adversaire. En forme, Motta est aussi redoutable à la récupération. Il compense son manque de vitesse par un très bon placement un harcèlement du joueur qui est souvent proche de la faute. A priori, il n’y a aucune raison de s’inquiéter pour lui. Seulement, l’Italien, fragile de base, vieillit. Âgé de bientôt 33 ans (en août), l’ancien de l’Inter de Milan a dû mal physiquement. Sur un match, il lui arrive de peiner un peu sur la fin. Mais il compense assez bien par sa technique.

  Surtout, comme lors de ce quart de finale de Ligue des Champions, Motta est trop souvent absent. Habitué des petites blessures, il est très lent pour récupérer. Blessé avant le match aller contre le Barça, il devait y participer. Au match retour, toujours aucun signe de lui. Il déjà une semaine de retard. Du coup, pourtant titulaire indiscutable de l’effectif de Laurent Blanc, il n’est que le 12e joueur le plus utilisé de l’équipe (sans compter Sirigu). Pour aller au bout de la Ligue des Champions, il faut plus de sécurité, ou un alternative crédible. Ce que sera peut-être Rabiot, dans quelques années.

Rabiot encore trop jeune

   Le jeune, en difficulté en début de saison, montre souvent qu’il a du talent lors de ses sorties. Aussi doté d’une frappe de balle intéressante, il pourrait être une belle option pour le PSG. Mais il est encore trop tendre, trop peu expérimenté. S’il a bien progressé depuis ses débuts, il est encore loin du niveau du Barça ou du Bayern, et c’est assez normal. Il faut lui laisser du temps pour s’imposer dans ce genre de match. En attendant, il manque toujours un joueur capable d’épauler M. Verratti, même si Pastore en a la technique.

Pastore, pas son poste

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Pastore a parfois tenté de relancer son équipe. Sans réussite, il partait de trop loin du but adverse.

   Hier soir, il a été proche du catastrophique. Mais on ne va pas remettre Pastore en question. Le contexte était aussi contre lui. Créateur d’une équipe en manque de mouvement, schéma différent de l’habitude, le tout face à l’un des meilleurs pressings d’Europe. Mais, en temps normal, et même dans un grand match, l’Argentin fait office de candidat logique, grâce à sa technique, pour aider Verratti. Seulement, ce n’est pas là qu’il doit jouer. Il peut descendre un peu pour aller chercher la balle. Mais on préfère tout de même le voir avec le ballon dans les 35 mètres adverses. Déjà parce qu’il a cette capacité génial à être décisif, sur une passe ou un crocher, mais aussi parce qu’il est des fois « dans un autre monde ». Parfois, Pastore voit un espace qu’un joueur n’avait pas vu et fait une passe dans le vide, ou, il faut l’avouer, il manque parfois de concentration. Et le PSG se retrouve en danger près de son but. Et si Pastore fait beaucoup d’efforts défensifs, ce n’est pas son point fort. Il vaut mieux qu’il presse loin du but que se retrouve dans une position délicate.

   Le PSG a l’un des meilleurs milieux de terrain au monde en la personne de Marco Verratti. Mais pour faire de grandes performances à répétitions, car l’exploit est beau, mais il est difficile d’en faire assez pour aller gagner la Ligue des Champions, il faut plusieurs joueurs de ce niveau sur le terrain. C’est que fait la différence entre le Barça, le Real Madrid, ou le Bayern Munich (qui s’est qualifié largement hier avec plusieurs absents) et les autres grands d’Europe comme le PSG. Il faut pouvoir compter sur tout le monde et ne pas trembler lorsqu’un joueur reste au sol. Le prochain mercato peut permettre de franchir ce palier, mais il devra être très bien géré.

Article co-écrit avec Kwame B.

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