Autour du PSG
Vente du Parc des Princes – Grégoire joue une partie très politique
Emmanuel Grégoire, 48 ans, maire de Paris, a de nouveau évoqué l’avenir du Parc des Princes et du Paris Saint-Germain dans le podcast 100% PSG le Mag. Face aux chiffres avancés autour d’une possible vente, l’élu a surtout tenté de reprendre la main sur un débat devenu hautement politique.
Gregoire « Laisser partir le Paris Saint-Germain du Parc des Princes serait une faute politique »
« Laisser partir le Paris Saint-Germain du Parc des Princes serait une faute politique, sportive et historique. « La négociation » du prix de vente « est très encadrée, je me mêle assez peu de ce sujet-là. Parce que le droit français est très précis. Lorsqu’il s’agit d’un bien public, l’évaluation de la valeur de ce bien est complexe, mais elle est faite conjointement avec une administration de tutelle qu’on appelle les domaines, qui dépendent du ministère de l’Économie et des Finances. Elle est chargée de vérifier que, lorsque l’État vend un bien ou lorsqu’une collectivité locale vend un bien, elle le vend au juste prix.
Gregoire « La seule question, c’est évidemment si le PSG accepte de s’aligner »
Il ne « livrera pas [ses] hypothèses de travail sur le prix de vente, puisque c’est confidentiel et que ça fait partie du jeu tactique et stratégique de négociation. Il y a plein de gens intelligents qui vont se pencher sur le berceau et qui vont nous aider à trouver la juste valeur. La seule question, c’est évidemment si le PSG accepte de s’aligner sur ce qui est considéré par les autorités compétentes comme la bonne valeur pour le Parc des Princes, et c’est un bien qui est difficile à évaluer parce qu’il dépend de plein de critères.
Gregoire « Je regrette quand des chiffres sont lancés comme ça »
Les chiffres annoncés ( 300/200 Millions d’Euros) « sont fantasques. Je regrette quand des chiffres sont lancés comme ça, parce qu’il y a plein de sujets qui ne sont pas pris en compte comme le périmètre, la durée, les contraintes, etc… Il n’y a pas d’évaluation formelle par les services compétents. Je pense que c’est du ‘Radio moquette’ qui n’a aucune valeur.
En tout cas, les documents en question ne m’ont pas été produits, je les ai demandés ardemment en ayant entendu ces chiffres. Il n’y a jamais eu d’offre formelle écrite évoquant ces montants-là. Comme d’habitude, dans ces débats sensibles, il faut qu’ils restent strictement confidentiels pour pouvoir avancer de façon sereine. On ne va pas faire ça en Mondovision sur Internet. »
Derrière le discours d’ouverture, Emmanuel Grégoire avance avec une prudence presque chirurgicale. Le maire de Paris affirme qu’un départ du PSG serait une erreur majeure, tout en rappelant que la vente d’un bien public ne peut pas se régler à coups de déclarations spectaculaires ou de montants lancés dans l’espace médiatique. Sa sortie ressemble donc autant à une main tendue qu’à un exercice de contrôle politique.
Il veut afficher sa volonté de conserver le club au Parc des Princes, mais refuse d’exposer publiquement les paramètres sensibles de la négociation. C’est toute l’ambiguïté du dossier : Grégoire parle d’enjeu historique, critique les chiffres jugés fantaisistes, mais reste dans une communication très encadrée. En clair, la porte est ouverte, mais personne n’a encore vraiment vu la poignée.
Cette ligne de crête illustre surtout la difficulté du dossier. Pour le Paris Saint-Germain, le Parc des Princes est un symbole, mais aussi un levier de développement. Pour la mairie, il s’agit d’un patrimoine public, d’un choix politique et d’un risque d’image. Autant dire que la langue de bois n’est pas un accident ici : elle fait partie de la stratégie.






