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Marquinhos se confie : le capitanat, la pression et une fin de carrière au PSG
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Marquinhos se confie : le capitanat, la pression et une fin de carrière au PSG

Marquinhos, défenseur central et capitaine de 27 ans du Paris Saint-Germain, s’est confié au micro d’Amazon dans le Podcast Hors Terrain. Une interview très longue que nous allons retranscrire en 2 parties. Voici la seconde, après une première sur son parcours jusqu’au PSG notamment. Cette fois, le Brésilien évoque notamment son lien avec les supporters, la gestion de la pression, son rôle de capitaine et son avenir avec une possible fin de carrière au PSG.

Marquinhos « Je me donne à fond pour que les supporters soient fiers de m’avoir dans leur équipe. »

Je suis le chouchou des supporters parisiens ?

Je pense que c’est pour les efforts. Cela fait 9 ans que je transmets le respect pour le club, et les supporters voient cela. Je comprends comment un club est important pour les supporters. Je sais me mets à leur place et je pense à quel type de joueur je voudrais dans mon équipe. C’est ce que j’essaye de faire sur le terrain. Je me donne à fond pour que les supporters soient fiers de m’avoir dans leur équipe.

C’est différent de gérer un Messi ou un Neymar, alors qu’ils sont des stars ?

Non, après ça dépend du rapport que tu as avec cette personne. Avec Ney, j’ai plus de libertés, on parle plus de choses. Avec Messi, on a un lien différent mais c’est une personne que j’adore, encore plus depuis que je le vois tous les jours. Ce sont des liens différents, en fonction de l’histoire passée ensemble. J’essaye toujours de faire de mon mieux. Je tente d’être un exemple par la parole mais aussi par les actes, un leader, un capitaine, doit être le premier à montrer l’exemple en match, dans la motivation, dans l’énergie, dans le discours et les décisions.

Marquinhos se confie : le capitanat, la pression et une fin de carrière au PSG

05 MARQUINHOS (psg) during the Ligue 1 Uber Eats match between Saint-Etienne and Paris at Stade Geoffroy-Guichard on November 28, 2021 in Saint-Etienne, France. (Photo by Dave Winter/FEP/Icon Sport) – Stade Geoffroy-Guichard – Saint Etienne (France)

Marquinhos « J’ai toujours aimé défendre, aider mes coéquipiers, aider l’équipe. »

Un jour, j’ai dit après un match que l’on avait de la merde, j’ai le souvenir de gueulantes ?

Je ne suis pas du genre à gueuler ou à taper. Je réfléchis dans la difficulté.

Je suis un leader par l’exemple ? Contre le Barça je me suis pris pour Hulk, qu’est-ce qui s’est passé ?

Je ne sais pas (rires). Il y avait toute l’émotion du Parc des Princes. C’était un match particulier, j’étais tout jeune et j’affrontais le Parc des Princes. Il était en feu, on gagnait le match. J’ai toujours aimé défendre, aider mes coéquipiers, aider l’équipe. C’était pour cela que je voulais être gardien. Mais en défense je me sens à l’aise aussi. Ce ballon, c’était l’exemple.

Je me dévoue pour les autres ?

Oui, mais je n’aime pas trop parler de moi. Mais c’était une frappe cadrée difficile à arrêter et je me suis lancé pour tenter, j’étais très content de ce sauvetage. Je vois le Parc qui vibre, c’était une explosion d’émotions.

Marquinhos « C’est une émotion très difficile, très triste. »

Mon conseil pour se relever après un échec, comme après la finale de Ligue des Champions perdue ?

C’est une émotion bizarre, on a beaucoup lutté pour arriver là, c’est un long parcours. C’est une émotion très difficile, très triste. C’était là, le match était très serré et on a perdu. On se lâche, on pleure. Il y avait vraiment l’envie et l’ambition, on sait que le titre est important pour les supporters, pour la ville. On pense à tout ce qui serait passé et ne se passera pas. Mais il faut vite retrouver la joie et la motivation. Moi, c’est ma famille, ma femme, mes enfants, mes amis, c’est là que j’ai trouvé la force pour me relever.

Comment gérer la pression au quotidien ?

Depuis tout petit, j’ai appris que la pression doit être quelque chose qui te boost, qui te pousser à l’aller vers l’avant. C’est là qu’il faut avoir de la confiance, de la personnalité et travailler.

Marquinhos « Si quelqu’un parle mal de moi, je m’en fous. »

C’est dur de vivre avec un joueur de football professionnel pour la famille ?

Ils peuvent en parler plus que moi de ça. Parfois, c’est plus difficile pour eux que pour moi. Si quelqu’un parle mal de moi, je m’en fous. J’ai la maturité de savoir que je dois séparer les choses. Mais mon frère devient fou. Cela fait plus mal quand on parle de quelqu’un de la famille. Ce sont des sentiments difficiles.

Marquinhos se confie : le capitanat, la pression et une fin de carrière au PSG

MARQUINHOS of Paris Saint Germain (PSG) celebrate and send his jersey to fans during the UEFA Champions League match between Paris Saint Germain and RB Leipzig at Parc des Princes on October 19, 2021 in Paris, France. (Photo by Hugo Pfeiffer/Icon Sport) – Parc des Princes – Paris (France)

Ma mère est fière de moi ?

(très ému) Je pense, pour le gamin que j’étais et l’homme que je suis devenu, le père que je suis devenu. Je crois qu’elle est fière.

Et moi je suis fier d’elle ?

(très ému) Oui, je suis fier. Sans elle, je ne serais pas ce Marqui là.

Marquinhos « C’est incroyable comme elle prend soin de moi.« 

Ma femme est très importante aussi ?

(très ému) C’est vrai. Carol aujourd’hui elle est tout. Elle me donne le boost dont j’ai besoin dans la journée. C’est incroyable comme elle prend soin de moi. On dit qu’à côté d’un grand homme, il y a une grande femme. C’est vrai. Elle me donne beaucoup. J’ai trouvé la meilleure. Elle est très sincère avec moi. Quand on est bien dans la vie personnelle, on est bien dans le travail. C’est ma femme.

Ce que je dirais au Marquinhos de 12 ans ?

(très ému) Continue petit, continue. Avec le travail, le respect, l’humilité, tu vas y arriver. S’il y a un chemin pour la réussite, c’est ça. Il y a le talent, des opportunités. Mais le chemin auquel je fais confiance, c’est ça : garde ta motivation, va chercher tes rêves. C’est ce que je dis à mes enfants.

J’ai de belles valeurs ?

Oui, ma mère m’a toujours dit que je n’avais pas eu besoin de faire tomber un ami pour y arriver.

Marquinhos « C’est le supporter numéro 1 du PSG, pas seulement de Marquinhos. »

Mon frère Luan est fou dans les matchs ? Il m’accompagne ?

Il est l’inverse de moi, même si on a les mêmes parents. Il est plus chambreur, c’était un milieu offensif, moi je suis défenseur. Je l’aime trop, il me donne de la force, il me boost. Quand je suis dans un club, ce club est sa vie. C’est le supporter numéro 1 du PSG, pas seulement de Marquinhos.

Le plus dur, être papa ou joueur ?

(rires). Ce sont de grandes responsabilités, ce sont de belles choses. Je n’aime pas me concentrer sur les mauvaises choses. Le football, c’est la joie, le ballon, s’amuser sur le terrain. Je ne veux pas penser à la pression, aux défaites. Être papa, je pense aux enfants, pas aux maladies ou aux nuits sans dormir.

Marquinhos « Il ne faut pas que les mauvaises ondes nous tirent vers le bas. »

Quand on est moins bien, cela se voit vite sur le terrain mais les gens oublient que l’on peut avoir des mauvaises choses à vivre ?

Oui, c’est pour cela qu’il faut avoir la motivation, le mental. Des fois, quand j’ai mal dormi, quand les enfants…C’est là que j’active mon mental, il y a le match. Il ne faut pas que les mauvaises ondes nous tirent vers le bas. Il faut se motiver dans les moments difficiles.

Quelles idoles m’ont inspiré ?

Mes parents. Ce sont eux qui font d’abord qui tu es. Après, comme idole j’avais Thiago Silva, c’était le défenseur que je regardais jouer, il y avait aussi Lucio, Juan.

C’est dur de jouer avec son idole ?

Marquinhos se confie : le capitanat, la pression et une fin de carrière au PSG

MARQUINHOS of PSG celebrates with Keylor NAVAS of PSG and Marco VERRATTI of PSG during the French Cup match between Paris Saint Germain and Lille on March 17, 2021 in Paris, France. (Photo by Anthony Dibon/Icon Sport) – MARQUINHOS – Keylor NAVAS – Marco VERRATTI – Parc des Princes – Paris (France)

C’est étrange, c’est normal. C’est pour cela aussi que quand tu deviens la personne que tu idolâtrais il ne faut pas oublier ce que tu pensais quand tu étais petit. Après, avec les journées qui passent Thiago est devenu un grand ami. Au début, c’était un très grand moment.

Marquinhos « c’est ce que je vais essayer de faire pour avoir la possibilité de rester dans ce club. »

Jouer au PSG toute ma carrière ?

Oui pourquoi pas. Même si on sait comment est le foot… Tu peux avoir envie de rester mais parfois ce n’est pas possible. Il faut être bon déjà, pour jouer au PSG il faut rester au très haut niveau, c’est ce que je vais essayer de faire pour avoir la possibilité de rester dans ce club.

J’ai déjà pensé à l’après carrière ?

Des fois je réfléchis, mais je n’ai pas encore la certitude.

C’est un rêve ce que je vis ?

Oui, c’est beau. Même s’il y a eu des moments difficiles, des choix. Parfois, tout allait tout seul. C’est la vie d’une personne, il y a des milliards d’histoire. Mais le football va très vite. En 3 ans, je suis passé du Brésil, à Rome, au PSG.

Marquinhos « Il ne faut pas perdre la motivation, il faut travailler à l’entraînement pour chercher à grandir. »

Que dire aux Parisiens de 10-12 ans qui m’adorent ?

Je dirais le même que pour le petit Marquinhos de 12 ans. De toujours respecter aux parents et que le football c’est merveilleux, mais qu’il y aura des difficultés. Il ne faut pas perdre la motivation, il faut travailler à l’entraînement pour chercher à grandir. Il faut rester humble et respectueux.

La plus grande émotion de ma vie en dehors du terrain ?

La naissance de ma vie.

Le plus grand kiff ma vie en dehors du terrain ?

Les vacances en famille.

Ma personnalité préférée en dehors du terrain et de la famille ?

C’est difficile, je ne sais pas.

Ce que j’aurais aimé fait si ce n’était pas footballeur ?

Musicien peut-être.

Ma musique du moment ?

Je n’en ai pas une, j’aime changer.

Marquinhos se confie : le capitanat, la pression et une fin de carrière au PSG

03 Presnel KIMPEMBE (psg) – 05 MARQUINHOS (psg) – 10 NEYMAR JR (psg) – Joie – Fair Play during the Ligue 1 Uber Eats match between Paris Saint Germain and Lyon at Parc des Princes on September 19, 2021 in Paris, France. (Photo by Philippe Lecoeur/FEP/Icon Sport) – Parc des Princes – Paris (France)

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