Ligue 1
Rennes/PSG – « Nous ne sommes pas les fautifs », De Tavernost défend la position rennaise
A cause d’une pelouse impraticable au Parc des Princes, le match de la 1ere journée de Ligue 1 2026-2027 entre le Paris Saint-Germain et Rennes a dû être changé à quelques jours de la rencontre. Il se tiendra finalement au Roazhon Park, l’enceinte rennaise. Maintenant, les deux clubs se battent pour le match retour, prévu le weekend du 6 mars lors de la 23e journée. Les Rennais voudraient qu’il soit aussi à domicile et s’appuient sur le fait que la canicule ne correspond pas au caractère « exceptionnel » prévu dans le règlement de la LFP, alors que Paris aimerait jouer au Parc des Princes. Nicolas De Tavernost, président du conseil d’administration rennais, s’est défendu auprès de Ouest-France.
« Nous défendrons la position que le défaut d’entretien d’une pelouse n’est pas une circonstance exceptionnelle. Il y a des règlements : ils doivent s’appliquer. Nous ne sommes pas les fautifs dans cette affaire, il faut remettre les choses à leur place. »
On l’a bien compris, Rennes n’a pas prévu de lâcher dans ce dossier. Il s’agit bien d’affirmer que la canicule, avec un champignon qui a aussi attaqué la pelouse au Parc des Princes, n’est pas exceptionnelle et ne peut pas justifier une inversion. C’est surtout le club rennais qui a sauvé une situation mal gérée par le PSG. Peu importe l’issue choisie par la LFP, on se doute que les tensions seront bien installées entre les deux clubs.
Rennes n’est effectivement pas fautif pour ce changement de stade dimanche, mais il est possible d’agir avec classe et fair-play, ou de se battre pour aller chercher des recettes en plus alors que tous les billets sont déjà vendus pour le match dimanche. Ce qui casse l’argument d’une situation qui défavorise le club breton avec un stade difficile à remplir.
Avec cette canicule exceptionnelle ou non, on pourrait ouvrir la discussion pour toutes les inondations ou terrains gelés. Des phénomènes qui ne sont pas rarissimes non plus, mais qui ont toujours été gérés sans se poser les mêmes questions. Espérons que la bataille n’ira pas trop loin et qu’elle sera vite réglée. Le football français n’a vraiment pas besoin d’une division publique en plus.






