Autour du PSG
Galtier adoube Luis Enrique « aujourd’hui, la France est PSG »
Christophe Galtier, entraîneur passé longuement par la Ligue 1 dont le Paris Saint-Germain (2022-2023) avant de partir vers le Qatar (Al-Duhail) et l’Arabie Saoudite (Neom SC) depuis 2025, s’est confié auprès du journal Le Parisien dans une interview publiée ce jeudi. L’occasion de revenir son passage au PSG et l’évolution du club, notamment avec le travail du coach Luis Enrique.
Galtier « Je n’aurais jamais imaginé devenir l’entraîneur du PSG »
Que retenez-vous de votre passage au PSG ?
Que du positif. C’était une belle expérience. Je n’aurais jamais imaginé devenir l’entraîneur du PSG. Avec le recul, je peux juste avoir quelques regrets, j’aurais pu sans doute mieux gérer certaines situations.
Galtier « Il maîtrise beaucoup de paramètres et je suis très admiratif de ce qu’il réalise. »
Luis Enrique ?
Il maîtrise beaucoup de paramètres et je suis très admiratif de ce qu’il réalise. Je suis aussi admiratif de la capacité de Luis Campos à construire un effectif à l’image de l’entraîneur, ce qu’il n’a pas pu faire quand on est arrivés en 2022. Avec le président Nasser Al-Khelaïfi, ils ont changé leur fusil d’épaule sur la politique de recrutement avec une équipe jeune, talentueuse, dynamique qui colle à la philosophie de Luis Enrique. Ils sont très plaisants à voir jouer.
Galtier « Le club jouit d’un capital sympathie incroyable. »
En 1993, la France était Olympique de Marseille, aujourd’hui, la France est PSG. Le club jouit d’un capital sympathie incroyable. Le mérite revient à Luis Enrique, un entraîneur qui a une incroyable maîtrise du haut niveau. Il est intransigeant, il fait passer l’équipe avant tout le monde. Et quand l’équipe passe avant tout le monde, tu as des résultats et les joueurs sont obligés de se surpasser. »
Pour ce qui est de son propre passage, Galtier évite, comme d’habitude, les aspects négatifs. Même s’il avoue qu’il aurait pu faire « mieux » sur certains aspects. Il y a sans doute certains points qu’il préfère ne pas évoquer, voire qu’il ne doit pas détailler. Cependant, on retrouve ici un défaut de son passage depuis le premier jour : le fait qu’il souligne régulièrement qu’il n’imaginait même pas avoir ce poste un jour.
Il y a le sentiment que c’est un cadeau qui vient de nulle part. Difficile ensuite d’installer une certaine autorité sur certains des meilleurs joueurs au monde. D’ailleurs, il a souvent évité de les remettre en question et il a semblé se placer lui-même en dessous du club ou d’une partie de son groupe. L’échec dans l’installation d’un collectif est logique.
Luis Enrique est arrivé avec une posture bien différente, bien aidé aussi par un changement de philosophie au sein de la direction du PSG. Laquelle avait aussi ce défaut de mettre les joueurs un peu trop haut. Depuis 2023, c’est net : le club et le collectif avant tout. Si quelqu’un ne veut pas suivre l’idée du coach, il sera mis de côté et invité à partir. D’ailleurs, un joueur, aussi talentueux soit-il, ne sera pas recruté s’il ne semble pas pleinement investi lors des discussions pour son arrivée au PSG.
Tout cela est fait pour armer une philosophie offensive, pleine de pressing et de maîtrise du match. Et sans oublier d’attirer d’immenses talents. Sauf qu’ils viennent davantage pour le projet de jeu et les titres collectifs que le fait d’être mis en avant individuellement. Ce qui, finalement, leur sert davantage pour briller puisque l’équipe est bien plus forte. Maintenant que le PSG travaille dans ce sens, tout est plus fluide.
Et Paris attire davantage d’admiration aussi. Peut-être Galtier va un peu loin, car les détracteurs existent toujours. Notamment, à cause des dépenses depuis le début du projet et la présence du Qatar. Mais il y a bien plus de sympathie qu’il y a quelques années, c’est une évidence.







