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Anciens - Guy Lacombe croit à un retour en forme de Ménez et compare à Ben Arfa

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Lacombe : « Le PSG est dans le vrai »

Entraîner du PSG entre 2005 et 2007, Guy Lacombe n’a pas connu que des bons moments dans la capitale. Handicapé par un vestiaire en fusion, le technicien de 57 ans ne s’en est pas sorti et refuse d’assumer tous les torts. Aujourd’hui, il est heureux de voir que le PSG a tout ce qu’il faut pour devenir un grand club.

« Le Paris-SG ne se refuse pas. Mais il y a eu un avant et un après Paris pour moi. J’ai traversé la tornade parisienne et, après, on m’a collé une étiquette. Un vestiaire, c’est une famille. Mais celui du Paris-SG était miné par les clans et des joueurs démotivés. Rothen refusait de serrer la main de Pancrate. Un entraîneur n’est rien sans courroie de transmission. Or, Déhu, Heinze et Sorin partis, il n’y avait plus de leader. On a quand même pu trouver un objectif ponctuel : la Coupe de France. Alors qu’il fallait changer 60 % de l’effectif, c’est le président qui a changé, et le budget a baissé de 20 %. Je suis aveyronnais. Pour moi, un sou est un sou. Ce qui m’étonne, c’est d’avoir la réputation de ne pas être facile alors que je tiens compte du plus important dans un club : le financier. Qu’est-ce que je me suis fait niquer dans ma carrière à cause de l’argent ! Paul Le Guen (son successeur, jusqu’en 2009) a raison quand il dit que « le Paris-SG a besoin d’être économiquement supérieur à tout autre club pour réussir ». Aujourd’hui, le club est dans le vrai », a-t-il déclaré dans L’Equipe, lui qui ne refuserait pas d’être l’entraîneur du PSG actuel, sous l’ère QSI. Toutefois, il estime ne pas avoir assez de compétence et de charisme pour le faire. Je ne vais pas vous répondre non. Mais pour réussir, Paris a besoin de joueurs à forte personnalité et d’un staff de très haut niveau. Il faut s’appeler Ancelotti ou Mourinho pour l’entraîner désormais. Car le Paris-SG, ce n’est pas le champion de France en puissance mais un top 4 de la Ligue des champions. »

Enfin, Guy Lacombe est longuement revenu sur l’épisode Vikash Dhorasoo, joueur avec qui les rapports étaient très difficiles. « Dans un autre club que le Paris-SG, cette histoire aurait fait trois lignes dans les journaux. Pour justifier sa fin de carrière à même pas trente-deux ans, Platini a dit : « J’arrête, car je n’ai plus l’essence mentale. » Je trouve cette parabole très juste. Vikash est revenu très démotivé de la Coupe du monde 2006 qu’il croyait jouer. Ce n’était plus Vikash, celui qui sortait d’une finale de Coupe de France extraordinaire (victoire 2-1 du PSG contre l’OM, le 29 avril 2006). Il était en train de lâcher. J’aurais dû plus l’entourer. Je l’envoie en CFA. Le docteur me dit qu’il est sorti, blessé au mollet. Je le mets donc en réhabilitation. Il se lève dans le vestiaire et dit : « Je ne suis pas blessé. » Je me trompe ? Possible. En fait, je n’en sais rien. J’ai décidé en fonction des données tangibles fournies par le médecin. J’arrive à l’entraînement, et qu’est-ce que je vois ? Les dix-huit joueurs, plus Vikash ! Tu fais quoi là, face à ce rapport de forces qui s’installe ? Je me suis retiré. Pedro (Pauleta, alors capitaine) est venu me voir dans mon bureau et Vikash est parti. Alors qu’il s’était engagé à se taire jusqu’au match du samedi, il a parlé dans la presse. Le président Cayzac l’a alors écarté. Ce n’est pas Guy Lacombe qui l’a viré. C’est une décision présidentielle. Et il n’y a que moi qui l’ai pris dans la gueule !  », a déploré l’ancien coach de Rennes, Sochaux et Monaco notamment, un peu déçu d’avoir été jugé comme seul responsable dans cette histoire.

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