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Les problèmes historiques du PSG face aux "bus"

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Les problèmes historiques du PSG face aux “bus”

    Le championnat de France, dans lequel évolue le PSG a ses qualités et ses défauts. Des défauts assez nombreux, au point de le reléguer aux dernières places dans le Top Five des championnats Européens. Entre pelouses mal entretenues, une exposition médiatique moindre par rapport aux pays voisins, un niveau d’arbitrage toujours aussi enclin à la polémique, un championnat réputé fermé et physique; le PSG, racheté par QSI, est ici pour y faire sa grande révolution et servir de locomotive au championnat de France.

   Entraîné successivement par Carlo Ancelotti entre la mi saison 2011-2012 jusqu’à la fin de saison 2013, puis par Laurent Blanc jusqu’à ce jour, le PSG connait souvent les même problèmes contre le même type d’organisation : le bloc bas défensif.
   Fut un temps, le PSG possédait un trident complémentaire composé de Nêne, Pastore et Menez, ces 3 joueurs savaient dynamiser ces organisations défensives, composés souvent par une défense à 5 complétée par un milieu à 3 ou de deux lignes 4 reculées et serrées entre elles, plus visibles lors du passage d’Ancelotti et Blanc que lors de celui d’Antoine Kombouaré au PSG.
   Ces joueurs savaient combiner entre eux , alterner dribbles, passes, appels aux bons moments entre les lignes adverses et avec régularité pendant un match , et ce même dans les plus petits périmètres. Le jeu avec ballons était assez bon lors de cette période, les joueurs avaient tous une technique balle au pied au dessus de la moyenne. Lorsque l’un évoluait balle au pied, les 2 autres savaient se déplacer pour recevoir et combiner entre eux en gardant la même intention de jeu vers l’avant et des principes de jeux simples basés sur le jeu en 1 touche de balle.
   Le jeu sans ballon, comme décrit plus haut était relativement bon et propice pour des joueurs collectifs tel que Pastore, accompagné par les courses des latéraux comme Jallet et Tiené, il y avait une certaine fréquence d’appels permettant à chacun de pouvoir user d’espaces et de profondeurs en gardant une certaine organisation collective. Les phases offensives n’étaient pas le problème premier de ce PSG, mais plutôt les parties défensives ainsi que la maîtrise des matchs.
   Ce phénomène s’accentue lorsque Carlo Ancelotti reprend le PSG à mi saison, en installant une animation de jeu basée sur le contre à l’aide d’un 4-4-2. Le PSG fait face à beaucoup plus de blocs bas défensifs. Ce style de jeu a permis au PSG de se “créer” l’espace nécessaire pour exploiter les failles adverses et être plus efficace face au but. En agençant un bloc équipe bas, avec néanmoins des lignes distendues à la perte de balle, le PSG de Carlo Ancellotti se gardait une certaine marge de profondeur derrière les défenses adverses, profitables aux joueurs de contres comme Lavezzi et Lucas, ou des joueurs d’espaces tel que Menez accompagnés de formidables passeurs tels que Motta, Verratti, Pastore ou Ibrahimovi?.
  On a pu noter de belles complémentarités entre joueurs tel que Menez et Ibrahimovi? lors de cette période, mais également un bon jeu basé sur les combinaisons avec les latéraux et des joueurs tel que Verratti et Pastore. Dynamiser les blocs équipes bas en leur laissant la possession, pouvoir les aspirer pour mieux les contrer. Un plan dans l’idée assez simpliste en phase offensive, mais plus efficace et dangereux pour l’adversaire avec certains type de profils plus complémentaires entre eux dû à leur intelligence de jeu.
   Beaucoup d’événements se sont passés avant que le PSG n’ait à choisir Laurent Blanc, un peu par défaut. Ce dernier, dont les intentions sont louables, intronise un jeu basé sur la possession de balle.
   On note vite que certains profils auraient plus de mal à être complémentaires entre eux, d’autres à qui ce type de jeu sera profitable. On pense notamment au style de jeu de Cavani, Lavezzi et Matuidi, voire Lucas, qui semblent incompatibles dans l’idée de voir un jeu basé sur le redoublement de passes et de mouvements collectifs. Introduire une synergie collective dans les mouvements semble plus difficile pour ces joueurs au style de jeu fait pour le contre, mais cela fonctionne avec une certaine répartition de tâches pendant la première demie saison, qui a été bonne au niveau du contenu.
   La marge de profondeur est réduite, ainsi que les espaces, mais le PSG se rapproche des buts adverses. On s’attend à avoir plus de combinaisons en petits périmètres, une transmission de balle fluide et intelligente pour se créer les espaces et intervalles contre un bloc équipe bas qu’il faut vite déplacer. Cela nécessite des passes précises, propres. Mais il faut l’accompagner d’un jeu sans ballon essentiel, pour que la passe soit possible. Il faut ainsi des déplacements de qualités et une réception précise dans les plus petits périmètres, les plus petits intervalles.
   Le jeu sans ballon et le jeu avec sont aussi essentiels l’un que l’autre. Ainsi pour jouer dans des espaces resserrés il faut maximiser le nombre de joueurs doués dans les plus petits périmètres sachant mêler jeu avec ballon et sans ballon.
  Au PSG , il y a plusieurs joueurs plutôt mono tâches dont les profils ne seraient pas le plus compatibles possible dans cette animation de jeu et les exigences de ce type de jeu. Ils restent néanmoins essentiels, dans certaines situations, à condition de les utiliser dans ce qu’ils savent faire.
   Revenons à la répartition des tâches individuelles qui forment le collectif. Nous notons dans ce PSG version Blanc, souvent le même type de mouvements.
   Ibrahimovi? décroche pour pouvoir former certains triangles avec Motta et Verratti, voire Pastore, si ce dernier est titulaire. Cela permet de ressortir sur  les latéraux ou Cavani, Lavezzi et Matuidi faisant leurs appels avec un certain timing pour pouvoir marquer ou servir ceux qui se sont placés devant le but.
   Des actions avec plus ou moins de qualités selon les profils qui sont intégrés dans les combinaisons.
  Les combinaisons ne sont pas de même qualité dans les petits périmètres lorsqu’il s’agit de voir des combinaisons entre Lavezzi, Cavani, Matuidi, Lucas et leurs compères, même si ce dernier s’améliore cette saison.
Le jeu du PSG manque cruellement par moment de jeu sans ballon, ainsi le profil de Cavani, basé sur les appels dans la profondeur, semble essentiel pour pouvoir amener cette profondeur au jeu parisien. Lucas peut progresser sur cet aspect si les bonnes consignes lui sont données.
   On a ainsi globalement une répartition des tâches souvent stéréotypée, qui est avec le temps anticipable pour les adversaires.
Le PSG est habitué à jouer contre les équipes fermées et plus ou moins bien organisées depuis plus de 2 ans, il ne s’agit plus de prendre cela comme excuse, même si cela peut nuire au spectacle. Il s’agit de travailler toutes les situations exploitables par le meilleur cheminement possible contre les blocs bas défensifs .
  Dans une équipe qui se veut de haut niveau, il faut un alliage technique et physique entre joueurs complets, de sorte à mêler le plus de caractéristiques, et former un ensemble et une synergie collective cohérente en tout secteur. Maximiser la polyvalence entre joueurs complets , c’est se donner le plus de chances de progresser et être le plus imprévisible possible pour l’adversaire en ayant  les mécanismes collectifs en phase offensives et défensives correspondant au projet de jeu voulu. Il serait temps, après tout ce temps passé face à des bloc, d’être capable de débloquer la situation grâce à la bonne tactique.
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