Restez connectés avec nous
Super League - Pérez annonce que le PSG n'est pas invité et écarte les sanctions de l'UEFA
©Iconsport

Autour du PSG

Super League – Pérez annonce que le PSG n’est pas invité et écarte les sanctions de l’UEFA

Florentino Pérez, le président du Real Madrid, était au micro de l’émission El Chiringuito ce lundi soir. Logiquement, il a été invité à parler du projet de la Super League dont il est l’un des 12 clubs fondateurs (avec l’Atlético de Madrid, le FC Barcelone, l’AC Milan, la Juventus Turin, l’Inter Milan, Arsenal, Chelsea, Liverpool, Manchester City, Manchester United et Tottenham). Le dirigeant espagnol a notamment été amené à évoquer la rumeur d’une invitation envoyée au Paris Saint-Germain, pour le moment opposé au projet, ainsi que les éventuelles sanctions de l’UEFA avec exclusion des clubs de ses compétitions dès cette saison et des joueurs interdits d’équipe nationale.

« Pour l’instant, nous n’avons pas invité le PSG. On commence avec les douze clubs fondateurs. On pense que le PSG pourrait nous rejoindre mais je ne peux pas m’avancer parce qu’on en a pas encore parlé, ni avec les deux clubs allemands. Nous avons douze clubs fondateurs et nous pouvons en avoir quinze.

Pérez « Le football est au bord de la faillite. »

Les clubs exclus des compétitions ?

Cela n’arrivera pas, la loi nous protège. Nous n’allons pas entrer dans les questions juridiques. C’est impossible (…) Ce sont des menaces de la part de quelqu’un qui confond monopole et propriété. Il ne faut pas menacer, il faut dialoguer. Nous avons proposé un format qui, selon nous, sauve le football (…) Il faut d’abord être plus transparent, l’UEFA ne s’est pas distinguée par sa transparence. Les monopoles sont terminés. Le football est au bord de la faillite. Pas que les gros, tout le monde. S’il n’y a pas d’argent chez les grands, ils n’achètent pas de joueurs aux autres. C’est une pyramide.

Les joueurs exclus des équipes nationales ?

« Les footballeurs peuvent être tranquilles, cela n’arrivera pas. Ils ne seront pas sanctionnés en sélection. C’est la confusion de ceux qui contrôlent les monopoles. (…) Ils n’ont à menacer personne. Personne n’a rien fait de mal. Leur format, à notre avis, ne fonctionne pas. J’ai parlé avec toutes les ligues, les fédérations. Personne ne comprend. », propos relayés par RMC Sport.

Pour ce qui est du PSG, la réponse est particulièrement claire : il n’est pas invité pour le moment mais la porte n’est pas fermée. Il faudrait surtout que le club parisien se montre ouvert à ce projet ce n’est absolument pas le cas pour le moment. Rien ne dit pour le moment que cela changera, même si ce n’est pas impossible.

Quant aux menaces de l’UEFA, Pérez affiche logiquement une position de force et sans crainte. Il ne pourra pas avoir d’autres adhérant autrement. Il était dans l’émission pour défendre la Super League et l’a donc fait. Cela ne veut pas dire qu’il a raison sur tous les points. On voit surtout l’aspect principale de ce projet : avoir plus de revenus. Et l’argument d’une « faillite » semble un peu trop facile après un peu plus d’un an de crise sanitaire qui met tous les secteurs en difficulté, pas seulement le football. Avec une Super League ou non, il y aurait aujourd’hui de grandes difficultés. C’est simplement logique et triste de s’en servir comme preuve que le système actuel ne fonctionne pas. On ne se souvient pas de plaintes de Pérez quand son équipe gagnait la Ligue des Champions.

Notons enfin que les clubs espagnols se sont retrouvés en difficulté financièrement à cause d’une gestion trop risquée qui est passée par des dettes. La solution la plus tentante est de recevoir plus d’argent. Mais cela ne garantit pas un meilleur résultat. Et la manière est loin de faire rêver. Espérons que l’on pourra revenir vers un football plus ouvert que cette triste Super League avec 15 clubs qui ont une place garantie.

 

Publicités

Derniers articles

Autres articles présents dans Autour du PSG