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Kehrer se confie : le titre, le temps, Ramos, le Real Madrid, son poste et son arrivée
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Kehrer se confie : le titre, le temps, Ramos, le Real Madrid, son poste et son arrivée

Thilo Kehrer, défenseur de 25 ans arrivé au Paris Saint-Germain en 2018 en provenance de Schalke 04, s’est confié au micro de beIN SPORTS dans une interview diffusée ce lundi. L’international allemand a notamment évoqué le titre de champion de France cette saison, le manque de temps, sa saison personnellement, sa relation avec Sergio Ramos (défenseur central de 36 ans), Lionel Messi (attaquant de 34 ans), Kylian Mbappé (attaquant de 23 ans), la Coupe du Monde, son poste préféré et son arrivée à Paris.

Kehrer « Si on n’y arrive pas, on est déçu et bien sûr on réfléchit aussi aux raisons. »

Le 10e titre est une fierté ?

Oui, bien sûr. Chaque titre compte, et surtout dans le championnat c’est très honnête car une longue durée et il faut être le plus constant possible. On est très heureux d’avoir gagné ce 10e titre pour le club. On sait qu’il a une grande valeur.

Les supporters qui fêtent à l’extérieur du Parc ?

Nous, comme joueurs, on a aussi des sentiments, des émotions. Quand on a perdu contre le Real et que l’on est sorti de la Ligue des Champions, tout le monde était déçu. Bien sûr que nous avons les mêmes attentes que les supporters. On sait que le projet avec tout ce qu’il y a dedans, on est là pour être compétitifs dans toutes les compétitions jusqu’à la fin. Si on n’y arrive pas, on est déçu et bien sûr on réfléchit aussi aux raisons.

Kehrer « Ce sont les petits détails, dans l’équipe et en dehors qui font que l’ont réussi ou pas. »

Il n’y a plus assez de temps qui est laissé ?

Il y a une pression de l’extérieur qui est plus forte qu’avant. Je pense que la meilleure chose est d’avoir une structure, de travailler sur une structure avec de la stabilité mais aussi de la patience. Personnellement, je pense que c’est trop facile de prendre une ou deux raisons et dire, voilà c’est ça. Je pense qu’il y a beaucoup de choses et de détails qui viennent ensemble. Et à la fin, il y a le fait de réussir ou non. Ce sont les petits détails, dans l’équipe et en dehors qui font que l’ont réussi ou pas.

La performance est une science ?

C’est simple, mais la difficulté c’est d’avoir tous les petits détails correctement.

Kehrer « Personnellement, je suis content avec cette saison. »

Comment tu juges ta saison ?

Je peux être content avec mes performances. Quand j’ai eu la possibilité de jouer, surtout en Ligue 1, je pense que j’ai trouvé une stabilité dans mes performances, une constance pour être là pour l’équipe. Personnellement, je suis content avec cette saison.

Un super mois de janvier avec 2 buts ?

C’est un mois qui est un peu plus difficile pour moi, peut-être à cause du temps. Je pense que c’est la première fois que je marque en janvier. C’était un peu nouveau (sourire).

Kehrer « On est des amis, on s’entend très bien sur et en dehors du terrain. »

Ta relation avec Sergio Ramos ?

On est des amis, on s’entend très bien sur et en dehors du terrain. Sa personnalité et la mienne sont très compatibles. On se donne des conseils, on a une communication ouverte. Quand j’ai grandi, c’était l’une de mes idoles.

Le coéquipier le plus difficile à affronter à l’entraînement ?

C’est difficile à dire parce que c’est particulier le fait d’avoir autant de joueurs de classe mondiale à l’entraînement. Cela aide vraiment à progresser. Il y a des choses à apprendre tous les jours.

Lionel Messi ?

C’est le joueur qui a peut-être marqué le plus l’histoire du foot. Quand il est sur le terrain, cela facilite le jeu pour tout le monde. C’est quelque chose d’extraordinaire de l’avoir. C’est fou d’avoir lui, Messi et Neymar dans une même équipe.

L’avenir de Kylian Mbappé

Tout le monde a envie qu’il reste avec nous. Il n’a pas encore fait sa décision. Il réfléchit bien. Il sait ce qu’il a ici. Il prend vraiment le temps de bien choisir.

Kehrer « C’est nous-mêmes qui avons fait que nous sommes éliminés. »

Comment tu as vécu l’élimination contre le Real Madrid ?

C’est difficile d’expliquer ce qu’il s’est passé. On avait le contrôle du match, des occasions, on pouvait tuer le match. Le Real n’était pas trop fort. C’est nous-mêmes qui avons fait que nous sommes éliminés. Mais il faut dire que le Real a tourné tellement de matchs, c’est obligé qu’ils ont une mentalité et un esprit dans l’équipe très fort. Sinon, ils ne pourraient pas réussir ce qu’ils font. Il y a Benzema aussi, qui fait une grande saison.

Un France/Allemagne lors de la Coupe du Monde, tu le redoutes ?

Oui, c’est vrai que la France a une équipe qui est très équilibrée, avec des joueurs parmi les plus grandes équipes du monde. Mbappé et Benzema, c’est une attaque très forte.

La Coupe du Monde est un objectif pour toi ?

Oui, c’est un grand objectif, un grand rêve aussi. Ce sera ma première Coupe du Monde, c’est quelque chose que j’envisage. Pour être sélectionné pour une Coupe du Monde, il faut avoir du rythme, des matchs. Comme elle est au milieu de la saison, ce sera une saison courte avec des matchs qui s’enchaînent.

Kehrer « Je me sens le plus à l’aise défenseur central, c’est là que j’ai le plus joué. »

Plutôt droitier ou gaucher ?

Depuis le début, j’utilise les deux pieds. J’ai toujours essayé de les utiliser de la même façon.

Quel poste préféré ?

Je me sens le plus à l’aise défenseur central, c’est là que j’ai le plus joué. J’ai aussi un peu joué milieu défensif en formation et en latéral en professionnel.

Je me fais remarquer avec Schalke contre Dortmund, avec Tuchel ?

Oui, je pense qu’il analysait beaucoup et j’ai marqué mon premier but contre Schalke. C’est un peu le destin.

Tu étais vu comme un grand potentiel en Allemagne ?

Schalke a une formation reconnue, avec beaucoup de joueurs passés dans de grandes équipes. Si quelqu’un devenait professionnel dans cette équipe, c’est quelque chose de très bien. Comme défenseur, c’est plus difficile car les coachs changent moins que les attaquants.

Kehrer « Quand Tuchel m’avait appelé la première fois, il m’avait observé mais il ne voulait pas sortir mon nom. »

Un transfert record à l’époque en Allemagne quand je signe au PSG ?

C’était marrant, parce qu’il y avait des négociations entre les deux clubs, mais, en France comme en Allemagne, personne n’était au courant. Il n’y avait pas un article pendant 2 semaines. J’avais 21 ans, j’ai fait deux saisons consécutives à Schalke, on était 2e, on a fait une très belle saison du championnat et j’avais un impact dans cette équipe. C’était un montant important pour un défenseur et un jeune.

Quand Tuchel m’avait appelé la première fois, il m’avait observé mais il ne voulait pas sortir mon nom. Il attendait que le club sorte mon nom car il cherchait quelqu’un avec mon profil. C’était aussi un peu une surprise pour moi la différence entre la Bundesliga et la Ligue 1. La Ligue 1 est plus individuelle et plus physique.

Le meilleur souvenir au PSG ?

Le match retour contre Dortmund. Depuis l’hôtel jusqu’au stade, c’était une ambiance folle. Les supporters étaient dehors, les derniers kilomètres c’était fou. Cela nous a galvanisés.

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