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Sergio Ramos se livre sur le PSG, sa routine, sa famille et sa carrière

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Sergio Ramos se livre sur le PSG, sa routine, sa famille et sa carrière

Sergio Ramos, défenseur de 36 ans, s’est livré comme jamais dans l’émission Break Time, sur PSG TV. Il a évoqué son quotidien, sa famille, l’importance du sport dans sa vie. Il est également revenu sur son adaptation à Paris et au PSG.

Ramos « Ca fait partie du travail quotidien invisible, prendre soin de soi en tant que professionnel au plus haut niveau

Quelle est la première chose que tu fais en rentrant chez toi ?

La première chose que je fais, c’est manger. Sinon j’attends que les enfants rentrent de l’école pour leur faire un bisou puis je vais me reposer un peu dans la chambre.

C’est presque un travail.

Totalement. A la fin c’est une heure et demie dans une machine. Mais bon ça fait partie du travail quotidien invisible, prendre soin de soi en tant que professionnel au plus haut niveau.

(On lui montre des images de lui sur le terrain avec le PSG)

Au final, je n’ai passé que quelques heures sur le terrain avec le maillot du Paris Saint-Germain, à mon meilleur niveau de forme. J’ai hâte de revenir sur le terrain et de montrer tout le football qu’il me reste avec ma nouvelle équipe. Avec le PSG. C’est la plus grande joie qu’une personne puisse avoir lorsqu’elle est au mieux de sa forme et prête à aider l’équipe.

La vérité est que j’y ai vécu des moments merveilleux avec Thilo qui est un bon ami au sein de l’équipe et c’est le reflet de beaucoup de sacrifices et de beaucoup d’efforts. Là-bas, nous avons une célébration digne de la NBA et je suis heureux. Il y a Keylor aussi qui est mon frère.

Ramos « Il a été beaucoup plus facile de s’adapter à une nouvelle ville et à une nouvelle équipe avec Keylor »

C’est comme une famille. 

Oui, totalement. Nous avions déjà une relation extraordinaire et unique au Real Madrid et je suis de retour ici avec lui. Il a été beaucoup plus facile de s’adapter à une nouvelle ville et à une nouvelle équipe avec Keylor.

(Il voit la photo de lui avec sa famille après sa signature au PSG)

Il est vrai que j’ai une affection particulière pour les autres et que tout vous fait voyager à un moment de votre vie, mais là où se trouve ma famille, ma femme, mes enfants, il n’y a évidemment rien qui puisse être comparé ou qui ait plus de valeur que cela. Nous donnons donc la médaille d’or à cette photo.

Quel était ce jour ?

Et bien, c’était un jour très important pour moi, une étape différente dans ma vie, tant sur le plan personnel que professionnel. C’est une aventure qui vous montre que la famille est toujours là, dans les bons et les mauvais moments et qu’elle vous accompagne toujours dans tout.

Ils ont également renoncé à certaines choses pour vivre ma vie pendant de nombreuses années et je suis fier de la mener, de la diriger et d’avoir une épouse fantastique qui suit également le chemin qu’implique ma profession et d’élever en même temps quatre merveilleux enfants qui sont la joie de notre maison. C’est difficile mais en même temps, c’est une expérience unique qui ne vous réconforte que lorsqu’ils sont à vous. Il y a des moments où les enfants sont plus problématiques. Mais dans les mauvais jours, ils ont cette magie et cette douceur qui vous atteignent après un mauvais match, un mauvais entraînement, une mauvaise journée. Ils la changent avec un sourire, avec un baiser et cela est magique et seulement possible avec vous enfants, au moins dans mon cas.

Ramos « L’adaptation avec l’équipe a été très très bonne et rapide »

Comment te sens-tu ici à Paris ? C’est difficile de changer de pays comme ça ?

Oui, enfin au début, surtout, c’est un peu difficile de s’adapter. J’ai été beaucoup d’années dans un autre club, nous avions tout sous contrôle, la maison, le personnel, votre équipe, les quatre enfants, les écoles. Ce n’est pas facile de faire un si grand changement dans une ville aussi spectaculaire que Paris.

Nous avons eu du mal à trouver une maison. L’adaptation avec l’équipe a été très très bonne et rapide parce que je connaissais déjà certains joueurs. Il y a beaucoup de latinos que je connaissais déjà et aussi des joueurs français comme Kimpembe et beaucoup d’autres qui sont ici. L’adaptation a été très bonne et en cela, c’est vrai que j’ai eu de la chance.

Mais bon, Paris a aussi d’autres choses aussi spéciales et magiques et c’est bien au cours de votre vie, de changer, de valoriser ce que vous avez vécu, ce que vous avez apprécié, ce que vous ne connaissez pas. Parce que plus tard, vous pourrez avoir une analyse beaucoup plus large de ce qu’est une expérience.

Ramos « Ils sont des éponges qui absorbent très bien »

Et c’est également important pour tes enfants.

Oui, pour moi, les enfants ont eu une adaptation extraordinaire. Ils sont si jeunes, qu’ils s’adaptent si vite. Ils sont des éponges qui absorbent très bien. Evidemment, ils parlent très bien anglais, ils comprennent presque déjà tout le français, ils vont à l’école américaine, les deux plus grands jouent pour le PSG. En fait, ils vivent ici, comme dans un conte de fées, un rêve dont ils ne sont pas encore conscients, mais qu’ils réaliseront plus tard. Ils feront une analyse un peu différente.

Nous vivons en France, puis nous sommes partis avec papa, n’est-ce pas ? Mais aujourd’hui, il ont une vie quotidienne formidable. Peut-être moi et ma femme Pilar, qui professionnellement doit aller constamment à Madrid et à Paris, mais bon, nous nous en sortons très bien. En fin de compte, ce que je dis toujours, tirer des conclusions et vivre l’expérience, c’est extraordinaire dans la vie.

Ramos « Je pense que ma vie sans le sport serait difficile »

Que serait ta vie sans le sport ?

Elle ne serait pas la même. Je pense que ma vie sans le sport serait difficile, parce qu’au final, tellement d’années liées au sport, à l’activité physique, nous fait mieux nous reposer, fait mieux penser et mieux vivre, de manière beaucoup plus saine. Il nous éloigne de tout ce qui est lié à une mauvaise vie. Et dans ce sens, je pense que c’est nécessaire, non ?

Nous nous levons tous les jours plein d’énergie, et il faut l’utiliser, faire de l’exercice, chacun au niveau qu’il peut, mais je pense qu’une fois que vous avez dépensé ce niveau d’énergie, je pense qu’après, vous pouvez manger d’une manière différente, vous pouvez vous reposer, vous pouvez penser. Je crois que l’activité physique aide tout le monde en général à vivre mieux.

Ramos « Aujourd’hui je pense que c’est 80 % de physique et 20 % de talent »

Quelle est la qualité la plus importante aujourd’hui pour être un joueur de football ?

Je pense que l’humilité est toujours importante, mais aujourd’hui le niveau est de plus en plus dur, plus difficile. Avant je pense que le talent s’imposait au physique, et aujourd’hui je pense que c’est 80 % de physique et 20 % de talent, donc il faut un bien meilleur niveau physique qu’il y a quelques années.

Donc je pense qu’il faut ajouter le travail, la constance, la persévérance et peu d’autres choses. Je crois que se battre pour un rêve est à la portée de tous, mais il faut laisser de côté beaucoup d’autres choses. Sinon je pense que nous avons tous la possibilité de nous battre pour un rêve.

Quelle est la pire question que l’on t’ait posée au cours de ta carrière ? Si tu réponds « Celle là » je te laisse enfermé dans cette maison.(rires)

(Rires) Non, on ne m’a jamais posé une question qui m’aurait offensé. A aucun moment. Il y a des questions qui peuvent ne pas être très agréables selon le moment mais je pense pas qu’on me poserait jamais une question qui me manque de respect parce qu’alors je me lèverais…

Ramos « Heureusement la technologie vous donne un résumé très large »

Non, ici ça n’arrive pas. Comment raconterais-tu ta carrière à tes futurs petits enfants ?

Et bien, j’aimerai qu’il la voient. Heureusement, ce n’était pas il y a quarante ans, n’est-ce pas ? Ma carrière s’est passée au cours de ces 10/15 dernières années et heureusement la technologie vous donne un résumé très large, bien réduit ou large comme vous voulez de ce qu’à été ma carrière qui a été merveilleuse, pleine de succès, et aussi peut-être d’échecs… mais aussi des moments très très difficiles qui m’ont fait apprendre.

Alors mes petits enfants, je leur dirai que j’ai apprécié ce que le football m’a donné tout au long de ma vie et des opportunités de grandir personnellement et au travail, ce qui est merveilleux de partager et de gagner dans un groupe. Parce que ce n’est pas seulement le travail individuel qui donne le succès, mais aussi le travail collectif au niveau sportif.

C’est une façon d’atteindre le succès avec l’aide de nombreux collègues. Je pense que c’est sur le plan affectif vis-à-vis de vos enfants, vis à vis de vos futurs petits-enfants, un bon conseil de les connecter un peu au monde du sport et du football, parce qu’il y a des choses merveilleuses comme celles dont j’ai pu profiter.

Bonne chance. 

Merci beaucoup.

 

 

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