Editos
Rennes/PSG – Ce que Torres et Ruiz ont changé pour Paris, l’analyse
Voici la suite de notre saga « l’analyse », avec un retour en images sur un match du Paris Saint-Germain afin d’en ressortir quelques points clefs. Il s’agit ici de séquences lors du match nul 2-2 Rennes (résumé vidéo Rennes/PSG) au Roazhon Park lors de la 1ere journée de Ligue 1 2026-2027. Il y a les deux buts, avec des passes décisives de Fabian Ruiz (milieu de 30 ans) pour Ferran Torres (attaquant de 26 ans), mais aussi la passe de ce dernier pour Désiré Doué (milieu/attaquant de 21 ans) à la 75e minute à 2-1.
La situation quand Fabian Ruiz lève la tête sur le but du 2-1.

Légende : – Rond orange : les joueurs dont on parle – Tout ce qui est en noir : les options possibles – Tout ce qui est en rouge : ce qui a été fait après l’image. Trait = passe – Flèche = déplacement – Rond blanc = ballon
Pour le moment, le danger n’est pas évident puisque Ruiz est loin du but et Torres est hors-jeu. Cependant, au moment où le milieu regarde pour trouver une passe, l’attaquant espagnol se met tout de suite en mouvement pour faire comprendre que la passe en profondeur va être possible. Cela avec le fameux arc de cercle afin d’éviter le hors-jeu tout en prenant de la vitesse.
On note que Mika Godts (attaquant de 21 ans) aurait pu faire la même chose, voire plus facilement compte tenu de la ligne défensive rennaise assez éparse. Mais il est davantage dans la même dynamique que le reste de l’équipe, sans doute un peu trop statique. On connaît le jeu de possession du PSG, essentiel et efficace. Sauf qu’il faut savoir mettre du rythme et de la profondeur. Alors que l’entrejeu est bloqué par Rennes et un peu à l’arrêt côté parisien, Torres ajoute une dose importante de tranchant.
Ruiz aussi, il ne faut pas le négliger. L’Espagnol a ajouté ce point essentiel aussi, alors que les autres milieux parisiens ont parfois manqué d’audace. Lui a regardé plus loin et a osé envoyer ce ballon dans la profondeur. C’est aussi un axe de progression pour les Parisiens, parfois un peu trop « sécurisés » dans leur jeu. C’est un équilibre à trouver entre possession et tentatives pour marquer.
La situation quand Ruiz prend l’information pour le but du 2-2.

Légende : – Rond orange : les joueurs dont on parle – Tout ce qui est en noir : les options possibles – Tout ce qui est en rouge : ce qui a été fait après l’image. Trait = passe – Flèche = déplacement – Rond blanc = ballon
C’est un peu la même idée ici, avec Ruiz qui est plus proche du but, mais aussi dans une position dans laquelle les milieux parisiens ont tendance à tourner autour de la surface. Ce qu’il faut faire par moments, mais aussi savoir être tranchant. Cela vient également des appels.
Là encore, plusieurs Parisiens sont plutôt arrêtés, voire au but adverse. On voit que Rennes est en grand nombre face à Ruiz afin de bloquer une tentative d’incursion par la passe ou le dribble.
Mais Torres lui fait un signe et se lance immédiatement, alors que son compatriote n’hésite pas pour lui envoyer un centre. Délicieux, qui plus est, et parfaitement repris par l’attaquant de l’Espagne. Lequel montre aussi un autre point qu’il peut apporter, avec le jeu de tête.
La situation quand Torres est servi en contre à 2-1.

Légende : – Rond orange : les joueurs dont on parle – Tout ce qui est en noir : les options possibles – Tout ce qui est en rouge : ce qui a été fait après l’image. Trait = passe – Flèche = déplacement – Rond blanc = ballon
Il n’y a pas que les buts ou la profondeur, Torres a aussi apporté de l’intelligence et de l’altruisme. On peut souligner qu’il prend l’information avant de recevoir le ballon et qu’il en profite pour rapidement choisir de servir Doué (qui loupe le cadre ensuite).
L’attaquant aurait aussi pu essayer de finir seul, que ce soit en avançant davantage ou avec une frappe directe, le placement avancé de Brice Samba laissant une place possible à exploiter. Peut-être qu’en meilleure forme physique Torres aurait tenté d’avancer plus. Mais ce n’est pas sûr. Il connaît ses qualités et l’importance du collectif. Cela ne peut que faire du bien, alors que l’on a vu des moments d’individualisme depuis la reprise.






