Restez connectés avec nous
City/PSG - Fernandez ne veut pas "entendre dire que Neymar est responsable"
©Iconsport

Autour du PSG

City/PSG – Fernandez ne veut pas « entendre dire que Neymar est responsable »

Luis Fernandez, ancien joueur (1978/1986) et entraîneur (de 1994 à 1996 et de 2000 à 2003) du Paris Saint-Germain, est revenu dans le journal Le Parisien sur la défaite 2-0 des Parisiens contre Manchester City en demi-finale retour de la Ligue des Champions (retrouvez le résumé ici) qui est malheureusement synonyme d’élimination du club de la capitale (4-1 au cumulé). Celui qui est dorénavant consultant a analysé cette rencontre en soulignant qu’il y a du positif du côté du PSG, même s’il y a aussi des « erreurs ». Il a également pris la défense de Neymar (attaquant de 29 ans) face aux critiques et a rappelé que le coach Mauricio Pochettino est arrivé cet hiver dans un contexte très difficile.

Fernandez « Ils sont présents, récupèrent, jouent haut et puis tu prends ce but sur une relance du gardien… »

« J’ai beaucoup de regrets, notamment sur la première mi-temps. J’ai bien aimé l’entame, le début de match, l’engagement que les Parisiens y ont mis. Certes, ils sont menés 1-0, mais il y a la tête de Marquinhos sur la barre, le centre en retrait où Neymar et Di Maria se gênent, la frappe de Di Maria qui rase le but vide… Ils sont présents, récupèrent, jouent haut et puis tu prends ce but sur une relance du gardien… Ça s’enchaîne mal, la frappe de De Bruyne est contrée. 

Une chose est sûre, à ce niveau-là, les erreurs ça ne pardonne pas ! C’est vrai, si on regarde les buts encaissés à l’aller et au retour, c’est dur à encaisser. Mais quand on fait des erreurs, c’est souvent parce que l’adversaire vous pousse à les faire. City joue ensemble depuis longtemps, est parfaitement rôdé. 

Fernandez « Paris, c’est une équipe, un collectif. »

On attendait plus de Neymar ?

Je ne veux pas entendre dire que Neymar est responsable. Je comprends qu’on puisse être déçu par l’élimination. Mais Paris, c’est une équipe, un collectif. En première mi-temps, je l’ai vu presser, se déplacer, demander le ballon, afficher son envie d’être au cœur du jeu. Il a peut-être raté des passes, un tir, n’a pas eu de réussite dans le dernier geste, la dernière frappe, mais il a été disponible dans le jeu et dans l’esprit. 

N’oubliez pas que l’entraîneur a changé en décembre, que Pochettino est arrivé et a pris une équipe où il y a eu le Covid, des blessés et qu’il a fallu la remettre sur le bon chemin. Là, il est encore trop tôt pour faire le bilan. C’est à la fin qu’on fait les comptes et qu’on attribue les parts de responsabilités. »

En effet, cette élimination laisse un goût particulier. Le PSG n’a été pas ridicule, il n’a pas humilié, mais il perd un peu bêtement. Certains se limitent au résultat pour dire que City a été très supérieur. Il paraît même qu’il serait idiot de dire que cela s’est joué sur des « détails », comme l’ont fait les Parisiens après la rencontre. Sauf que cela a aussi été le discours du coach citizen Pep Guardiola. Ce n’est pas pour rien.

Les Parisiens ont su mettre Manchester City en grande difficulté. Ce n’est pas négligeable. Il s’agit du (quasi) champion de Premier League cette saison, avec une belle avance et un jeu bien installé. Le PSG a eu des occasions, City pas plus. Voire moins. Sauf que l’équipe anglaise a été bien plus efficace. Elle a fait basculer les fameux « détails » du bon côté en évitant les erreurs. Alors que les Parisiens sont coupables de plusieurs. Notamment sur les buts encaissés. Il y a une part de malchance, mais aussi des choses à éviter (comme un mur qui s’écarte, ou un marquage trop distant).

Aussi, il y a eu de mauvais choix offensifs et Neymar en est un symbole. Pourtant, comme le souligne Fernandez, il n’a pas oublié le collectif. Le Brésilien a fait des efforts défensifs importants. Sauf qu’offensivement il a plusieurs fois chercher à briller seul alors qu’il y avait des passes bien plus abordables. Cependant, il n’est pas le seul « coupable ». Il pouvait y avoir de meilleurs appels, il aurait pu être mieux servi, d’autres auraient pu mieux réussir leurs tirs, etc.

Il reste des choses à améliorer, bien sûr. Mais n’oublions pas le positif. Avec une demi-finale loin d’être complètement ratée et les éliminations du FC Barcelone puis du Bayern Munich pour arriver là. C’est une belle base pour Pochettino, qui est arrivé dans des conditions très difficiles. Reste à bien finir la saison, avant d’avoir un peu plus de préparation pour la suivante (même s’il y aura l’Euro et la Copa America).

Publicités

Derniers articles

Autres articles présents dans Autour du PSG