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PSG – Camara revient sur cette dernière saison, « beaucoup de choses ont été dites »

Après avoir mis fin à sa carrière professionnelle cette saison avec le Paris Saint-Germain, le défenseur Zoumana Camara, âgé de 36 ans revient sur l’ensemble de son ultime saison.

Malgré le peu de temps de jeu sur cette saison 2014-2015, seulement 10 matchs joués et 1 but marqué, il évoque de nombreux souvenirs.

Tout d’abord il a parlé du Stade au Maroc : « Il nous a fait du bien, car on s’est ressourcés hors de France. A la trêve, nous étions 3es avec 38 points derrière l’OM (41) et Lyon (39). Ce n’était pas catastrophique, mais ça nous a mis une gifle à l’heure des vacances. [Blanc] a durci son management et il l’avait annoncé. De suite, il a été mis devant le fait accompli avec les retards à l’entraînement de Lavezzi et Cavani. Ils ont été sanctionnés, c’était le moment de le faire, même s’il n’est pas là pour faire le gendarme. Tu annonces certaines choses et tu as deux joueurs absents à la reprise. Si le coach ne l’avait pas fait là, il ne l’aurait jamais fait. » commente-t-il.

« Dans un club, il faut trouver le bon équilibre entre la gestion des joueurs par eux-mêmes et les règles imposées par le staff. Il y a des bases : le respect du club, des coéquipiers, des salariés… Parfois, chaque entité attend que ce soit l’autre qui agisse. » renchérit le joueur.

C’est sûr qu’avec l’effectif du PSG ,par rapport aux autres équipes de Ligue 1, on ne s’attend pas à ce qu’ils arrivent 3ème derrière l’Olympique de Marseille et l’Olympique de Lyon à la trêve hivernale. Un début de saison très compliqué pour une équipe de ce calibre, et surtout beaucoup critiquée.

C’est pourquoi Camara s’est exprimé, ensuite, sur ce relâchement du début de saison et sur la prise de conscience collective de l’équipe parisienne.

Un relâchement: « Oui, mais inconscient. On a eu besoin d’un rappel à l’ordre pour nous relancer, mais pas non plus d’une reprise en main. [A Marrakech] il y a eu une réunion entre Olivier Létang (directeur sportif adjoint), Ibra, David Luiz, Thiago Silva, Maxwell, Douchez et moi. On s’est parlé franchement. Chacun a exprimé ce qu’il pensait afin d’améliorer le collectif. Beaucoup de choses ont été dites. Il ne s’agissait pas de choses tactiques mais plus de questions organisationnelles et administratives. On a parlé d’état d’esprit, de respect.« 

Avec ces joueurs de foot de classe internationale, l’organisation doit être compliquée. Il faut gérer les ego de chacun et installer une cohésion de groupe. C’est pourquoi cette prise de conscience collective de la part des joueurs tels que Ibrahimovic, Thiago Silva, David Luiz est importante. En revanche, où est passé l’avis de leur entraîneur ?

Ensuite, le PSG qu’il soit champion ou non, s’est fait critiqué et ça jusqu’au bout, Papus s’est également exprimé sur ces critiques injustes: « Certains vont encore dire que c’est normal ce que l’on a réussi. Dans les années 2000, Lyon, avec Essien, Diarra ou Juninho, avait l’effectif pour en faire autant, mais il n’y est pas parvenu. Il ne faut pas banaliser notre exploit. On a un groupe de compétiteurs. Ibra, par exemple, posait beaucoup de questions. Il demandait si la Coupe de France était plus prestigieuse que la Coupe de la Ligue. Cela nous a fait avancer.« 

Des joueurs qui se remettent en question constamment, des objectifs à atteindre pas si facile que ça et des critiques gratuites de la part des journalistes qui voulaient voir une équipe qui écrase toutes celles qui l’entourent. Voilà ce qui a rythmé la saison du PSG.

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