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PSG/Slovan Bratislava - Luis Enrique envoie des messages clairs
@Ewen Gavet/Icon Sport)

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Billet d’humeur – Le vrai problème du PSG pendant cette trêve n’est pas la fatigue

Après sa victoire dans Olympique de Marseille/Paris Saint-Germain (1-2), Paris ne rejouera que le 10 octobre face au Mans. Sur le papier, voilà enfin du temps pour travailler. Sauf que 19 joueurs parisiens ont rejoint leur sélection. La longue trêve ressemble donc beaucoup moins à un grand chantier collectif qu’à un Campus presque vide.

Le paradoxe tombe plutôt mal. Depuis le début de la saison, le PSG alterne les séquences très convaincantes et des passages beaucoup moins fluides. Il a écrasé Bratislava, mais perdu contre Monaco, gagné difficilement à Brest puis ramené un succès précieux de Marseille sans toujours retrouver la maîtrise et la spontanéité auxquelles il nous a habitués.

Rien de dramatique au mois de septembre. Mais il y a forcément des choses à régler. Les nouveaux doivent encore s’intégrer, certaines associations doivent devenir plus naturelles et le collectif parisien n’a pas encore retrouvé toute sa continuité.

Trois semaines sans match, pas trois semaines d’entraînement

On pourrait donc regarder les vingt jours séparant Marseille de la réception du Mans et se dire que Luis Enrique (56 ans) dispose exactement de ce qu’il lui faut. Du temps. Enfin.

Sauf que ce temps est largement fictif. Dix-neuf joueurs de l’effectif professionnel ont été concernés par cette fenêtre internationale. Certains vont traverser plusieurs pays, enchaîner les rencontres et ne retrouver Paris que quelques jours avant la reprise. Difficile, dans ces conditions, d’imaginer Luis Enrique réunir son onze autour d’un tableau pendant deux semaines et réparer tranquillement tout ce qui manque.

C’est même l’un des paradoxes du PSG actuel. Plus son effectif devient fort, plus ses joueurs deviennent incontournables en sélection. Et plus il devient compliqué de trouver ces longues semaines d’entraînement qui permettent justement de faire progresser une équipe collectivement.

Le Campus peut servir à travailler individuellement, à récupérer des blessés, à intégrer quelques joueurs ou à approfondir certains principes avec ceux qui restent. Mais on ne règle pas vraiment une animation offensive ou un pressing collectif lorsque les trois quarts de ceux qui devront l’exécuter sont à plusieurs centaines ou milliers de kilomètres.

Ce n’est pas une excuse, c’est une donnée

Il serait évidemment trop facile d’en faire une excuse préventive. Le PSG n’est pas le seul grand club européen à envoyer une bonne partie de son vestiaire en sélection. C’est aussi à Luis Enrique et à son staff d’anticiper ces périodes. Et surtout, une large partie de cette équipe travaille ensemble depuis suffisamment longtemps pour ne pas devoir tout réapprendre au mois de septembre. Mais reconnaître cela n’oblige pas à faire comme si le contexte n’existait pas.

On entend beaucoup qu’il faut « profiter de la trêve pour travailler ». La formule est pratique. Dans les faits, pour un club comme Paris, une trêve internationale est devenue presque l’inverse : une période sans match du PSG pendant laquelle une grande partie du PSG continue pourtant de jouer ailleurs.

Et la suite ne laissera pas beaucoup plus de marge. Le Mans arrivera le 10 octobre, Manchester City quatre jours plus tard, Strasbourg le 17 puis le FC Barcelone le 20. Quatre rencontres en onze jours. Une fois tout le monde revenu, le temps du laboratoire sera déjà terminé.

Cela n’interdit évidemment pas de juger le contenu parisien ni d’attendre davantage de certains joueurs. Mais il faut aussi accepter une réalité moins spectaculaire qu’un débat sur le niveau de tel ou tel : le football moderne laisse de moins en moins de temps aux meilleures équipes pour devenir meilleures à l’entraînement. Pour le PSG, cette trêve offre beaucoup de jours sur le calendrier. Beaucoup moins sur le terrain. Et c’est précisément là que se trouve le problème.

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