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Alec Georgen évoque son passage au PSG, une colère de Zlatan Ibrahimovic et son départ
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Alec Georgen évoque son passage au PSG, une colère de Zlatan Ibrahimovic et son départ

Ayant accueilli cet été plusieurs anciens pensionnaires du centre de formation du Paris Saint-Germain (Callegari, Essende, M’Laab) le club d’Avranches (National) possède dans son effectif un quatrième élément connu des supporters parisiens : arrière droit à la fois prometteur et malchanceux, lui qui , à une certaine époque aurait pu postuler à une place dans la rotation de l’effectif si une grave blessure ne l’avait pas éloigné des terrains, Alec Georgen (21 ans) s’est livré entre autres sur ses années parisiennes pour Foot Mercato.

Georgen « Il y a eu cette ‘psychose Coman. »

Le nom d’Alec Georgen n’est pas inconnu des suiveurs les plus assidus du Paris Saint-Germain ainsi que de ceux qui suivent les jeunes titis parisiens du centre de formation. En effet, il a intégré la majorité des matchs amicaux de pré saison qu’il a pu faire avec son club formateur, sous la direction de Laurent Blanc comme d’Unai Emery, et il était promis à un bel avenir à une époque ou (déjà) le poste d’arrière droit semblait ne pas avoir trouvé le candidat idéal.

« A l’époque de Laurent Blanc il y avait très peu de jeunes qui signaient professionnel ou qui intégraient le groupe. Cela demandait beaucoup d’exigences. Il y a ensuite eu cette ‘psychose Coman’ (parti libre à l’été 2014) qui a fait que les jeunes ont signé professionnel rapidement. Que cela soit pour Emery ou Tuchel, il y a eu, je pense, cette obligation-là (d’offrir du temps de jeu aux jeunes) de la part de la hiérarchie. »

Dans un vestiaire où, même si les sud américains ont certaines d’affinités, « tout le monde se mélange« , le tout jeune défenseur a eu droit comme beaucoup d’autres aux remontrances d’un Zlatan Ibrahimovic, ancien attaquant parisien (2012-2016) de 38 ans aujourd’hui à l’AC Milan, qui ne transige jamais avec le professionnalisme à l’entrainement :

Goergen « Cela montrait l’exigence qu’il fallait avoir. »

« Une fois, lors d’un exercice je fais deux touches au lieu de trois. Du coup, deux fois, le jeu s’arrête et Zlatan me reprend, mais sévèrement. En fronçant les sourcils et en me regardant de bas en haut (rires). Quand on a 16 ans, que l’on vient d’arriver chez les pros et que Zlatan te reprend comme ça et qu’après il te regarde de travers… C’est impressionnant. Cela montrait l’exigence qu’il fallait avoir et je pense qu’il le faisait aussi pour me mettre directement dans le bain. Comme pour dire : ‘T’arrives chez les pros, c’est un autre monde, réveille-toi !' »

S’il garde un bon souvenir de Paris qui restera son club formateur et club de cœur, il n’a pas forcément compris la décision du club de se séparer de sa réserve ; si pour lui les jeunes vendus par le club « s’y retrouvent aussi » car « C’est dans leur intérêt d’aller chercher un projet qui leur permet de continuer leur progression et d’avoir du temps de jeu. », l’ancien Titi reste en désaccord avec l’idée de supprimer l’équipe réserve.

« Je n’ai pas compris pourquoi ils faisaient ça… Je ne pense pas que c’est une bonne chose. En sortant du centre de formation le fait d’aller faire quelques matches, voir une demi-saison ou une saison entière, en CFA ça peut être très bénéfique. Le passage au football adulte c’est quelque chose que l’on n’a pas côtoyé en jeunes. »

Georgen « C’est une nouvelle chance pour moi. »

Malheureusement pour le jeune international U19, une grave blessure en match amical estival contre l’Atlético Madrid a cassé sa progression et il a peiné à s’en remettre (et il était revenu en octobre et a fait une rechute qui a mené à une opération). Ce qui l’a conduit à son départ à Avranches en 2019 qui lui offre la possibilité d’être titulaire et de progresser, avec l’espoir de pleinement relancer sa carrière.

« C’est un nouveau départ. Quitter le PSG ça n’a pas été facile car c’est mon club de toujours. Mais j’avais besoin de me relancer, de retrouver du temps de jeu, de retrouver du rythme et de la confiance. J’ai sauté sur l’opportunité qui s’offrait à moi avec l’US Avranches. Ils avaient un beau projet avec un coach qui prône le jeu, parfois même à outrance. C’est une nouvelle chance pour moi. »

Une décision faite donc pour retrouver du temps de jeu et sa progression après une période très compliquée qui a cassé la dynamique qu’il avait commencé à lancer à Paris. C’est d’ailleurs Colin Dagba (21 ans) qui en a profité pour s’imposer. Alec Georgen jouait avec Avranches la montée en Ligue 2 avant l’interruption du championnat. Il y était titulaire et enchaînait les matchs. On ne peut que lui souhaiter le meilleur.

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